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Banques : BNP Paribas prépare sa sortie du Maroc
Publié dans Les ECO le 25 - 03 - 2026

BNP Paribas a franchi un cap supplémentaire dans son processus de désengagement. Dans son rapport financier annuel 2025, le groupe a reclassé la BMCI et ses filiales parmi les actifs destinés à être cédés, après l'ouverture de discussions exclusives avec Holmarcom sur sa participation de 67%. Une opération comptable en apparence technique, mais qui traduit un stade avancé dans la préparation de son retrait.
La sortie de BNP Paribas du capital de la Banque marocaine pour le commerce et l'industrie (BMCI) n'est pas encore bouclée sur le plan juridique, mais elle est désormais pleinement visible dans la mécanique comptable du groupe français. Dans son rapport financier annuel 2025 mis en ligne le 19 mars 2026, BNP Paribas reprend des états financiers consolidés qui montrent que la filiale marocaine et ses entités liées sont déjà traitées comme des actifs destinés à être cédés. Une étape technique, certes, mais qui en dit long sur le degré d'avancement du dossier.
Le point de départ remonte au 12 décembre 2025. Ce jour-là, BNP Paribas annonce son entrée en discussions exclusives avec Holmarcom en vue de céder sa participation de 67% dans la BMCI, ainsi que ses filiales BMCI Leasing et BMCI Banque offshore.
Dans les notes annexes de ses comptes, le groupe explique que, compte tenu de l'avancée des négociations, la perte de contrôle de ces entités dans un délai d'un an est jugée «hautement probable». C'est précisément ce critère qui déclenche l'application de la norme IFRS 5 sur les actifs et passifs destinés à la vente.
Une traduction comptable nette
Concrètement, BNP Paribas ne laisse plus la BMCI noyée dans ses lignes habituelles. Le groupe reclasse désormais ses éléments sur deux postes séparés de son bilan. D'un côté figurent 7,805 milliards d'euros d'«actifs destinés à être cédés». De l'autre, 6,072 milliards d'euros de «dettes liées aux actifs destinés à être cédés». Autrement dit, le futur désengagement du Maroc est déjà matérialisé dans la présentation même des comptes consolidés 2025.
Ce reclassement ne relève donc pas d'un simple détail de présentation. Il signifie que BNP Paribas considère désormais la BMCI comme un actif en voie de sortie, et non plus comme une participation appelée à rester durablement dans son périmètre. C'est un signal fort pour le marché, car il traduit un basculement de logique. La banque française ne gère plus ici une filiale de développement dans la durée, elle prépare une cession.
La BMCI déjà rangée dans la catégorie des entités à céder
Le document va plus loin. Dans le périmètre de consolidation au 31 décembre 2025, la BMCI apparaît avec la référence «D2», catégorie qui correspond aux «entités destinées à être cédées». La BMCI y est mentionnée avec 67% de contrôle et 67% d'intérêt.
BMCI Banque Offshore figure avec 100% de contrôle et 67% d'intérêt. BMCI Leasing apparaît avec 86,9% de contrôle et 58,2% d'intérêt. Là encore, la photographie comptable confirme que BNP Paribas a déjà rangé ses actifs marocains dans la case des actifs de sortie. L'impact se lit aussi dans les tableaux de dépréciation. Le groupe précise qu'un reclassement de 626 millions d'euros sur les actifs financiers au coût amorti et de 662 millions d'euros sur le total des dépréciations et provisions est lié à l'application d'IFRS 5 sur BMCI et ses filiales.
Dans le détail des encours dépréciés, BNP Paribas signale également un reclassement de 811 millions d'euros vers l'agrégat «actifs destinés à être cédés». Ces montants montrent que l'opération n'affecte pas seulement la lecture stratégique du périmètre. Elle modifie aussi la structure technique de plusieurs agrégats du bilan et du coût du risque.
Au fond, ce que révèlent ces comptes, c'est moins l'annonce d'une vente que son entrée en phase de préparation avancée. Le reclassement comptable ne vaut pas encore transfert de propriété. Il acte en revanche une conviction de gestion. Pour BNP Paribas, le scénario de sortie du Maroc a cessé d'être une hypothèse. Il est désormais intégré dans l'architecture même des états financiers.


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