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Aspirer à mieux respirer
Publié dans Les ECO le 04 - 05 - 2010

Essaouira, Chtouka Aït Baha, Chkounda, Aït Hammou, M'ghogha, Ouled Hssaïn, Magrane... La réaction du gouvernement pour pallier les dégâts dus aux intempéries qui ont touché, cette année, pratiquement tout le pays, ne s'est pas fait attendre. Quand l'air ne passe plus, rien ne va plus. Face à une crise d'asthme, le réflexe est d'inhaler quelques vaporisations d'un spray. Et après ? Au Maroc, être atteint de maladies respiratoires est devenue monnaie courante. Personne ne semble à l'abri. Pour preuve, plus de 10% de la population souffre d'asthme, maladie qui consiste en une inflammation des bronches et qui entraîne leur obstruction. D'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), «les symptômes peuvent se manifester plusieurs fois par jour ou par semaine et s'aggravent chez certains sujets lors d'un effort physique ou pendant la nuit».
La pollution, facteur aggravant
Comme le souligne Abdelaziz Aïchane, professeur en maladies respiratoires et allergiques à la faculté de médecine de Casablanca, «l'asthmatique est un bon indicateur de pollution». L'urbanisation qui est venue transformer l'espace géographique n'est pas là pour améliorer la situation. Dans les grandes villes comme Casablanca et Rabat, la prévalence de la maladie atteint entre 15 à 17%. L'inhalation régulière de substances toxiques (comme le tabac) a d'ailleurs été élevée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au rang de principal risque de contraction de l'asthme. Ex-æquo avec la prédominance génétique. Au Maroc, 60% des asthmatiques le sont du fait de facteurs génétiques. Les parents souffrant d'une affection respiratoire devraient d'ailleurs être prudent vis-à-vis de leur progéniture. Seulement, c'est rarement le cas, les parents ayant plutôt tendance à minimiser la gravité de cette maladie, et à la confondre avec un simple rhume.
Maladie infantile
L'asthme, qui a atteint 300 millions de personnes dans le monde en 2008, n'est pas à prendre à la légère. C'est la maladie chronique la plus répandue chez les enfants, «et qui peut les toucher dès l'âge de 4/5 ans», nous informe Aïchane. La maladie n'est pas pour autant prise au sérieux par les asthmatiques eux-mêmes. «Une petite vaporisation, et le tour est joué», se disent-ils souvent. Seulement, ce traitement immédiat n'est pas efficace sur le long terme. Des traitements de fond doivent être suivis pour les cas les plus graves. Pourtant, traitée de manière précoce, la maladie peut baisser d'intensité. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le coût du traitement immédiat de l'asthme (sous forme de sprays) n'est pas très élevé (80 à 150 DH par mois). Pour prévenir l'asthme et éviter de contracter une forme plus grave de la maladie qui nécessiterait un traitement plus coûteux (dans les 500 DH par mois), un seul remède efficace : prendre l'air ! Dans tous les sens du terme.
C'est la crise !
Pour les personnes qui respirent à pleins poumons quelle que soit la saison, être spectateur d'une crise d'asthme est souvent déstabilisant. Journée mondiale oblige, un petit cours s'impose. Quels sont les mécanismes d'une crise d'asthme ? Chez un individu en bonne santé, l'air inspiré parvient dans les bronches, puis dans les bronchioles et arrive enfin au niveau des poumons. C'est ainsi que l'oxygène est apporté aux organes par le sang. En sens inverse, le dioxyde de carbone est expiré des poumons. Chez les asthmatiques, des facteurs déclenchants engendrent ce que l'on appelle une «hyperréactivité bronchique». L'inflammation des bronches provoque ainsi un rétrécissement du passage de l'air. Impossible de respirer. C'est la crise ! Les facteurs déclenchants sont divers et variés : pollen, acariens, poils d'animaux, stress, allergènes alimentaires, pollution, tabac... Souvent, les médecins ont pourtant du mal à détecter le facteur déclenchant. L'OMS qualifie d'ailleurs l'asthme comme «une maladie sous-diagnostiquée et insuffisamment traitée».
«Les patients ne sont pas assidus»Dr. Atmane Bennouna : Pneumophtisiologue
Les Echos quotidien : L'asthme est la maladie chronique la plus courante chez les enfants. Pour quelles raisons ?
Atmane Bennouna : La maladie touche aussi bien les enfants que les adultes. C'est juste que l'enfant, au début de sa vie, dispose d'un terrain allergique plus favorable, et peut contracter plus facilement ce type de maladie. Ce qui est flagrant et ce, quelle que soit la tranche d'âge, c'est que la maladie augmente de manière exponentielle. De l'ordre de 10% par an.
Que conseillez-vous de faire pour diminuer les risques de contracter cette affection ?
L'asthme est une maladie multifactorielle. S'il est toujours difficile d'en connaître la cause exacte, les facteurs environnementaux restent prédominants. La pollution fait des dégâts. Vous allez trouver plus d'asthmatiques en ville qu'à la campagne. Pour réduire les risques, surtout chez les enfants, il faudrait les préserver de l'inhalation de fumées toxiques. Le tabagisme est à proscrire. Les locaux insalubres constituent également des lieux dangereux qui favorisent l'apparition de la maladie.
Peut-on guérir de l'asthme ?
À chaque stade de la maladie correspond une grille de traitement adaptée. Au Maroc, le traitement de l'asthme est d'ailleurs couvert à 100%, la maladie ayant été reconnue comme une maladie de longue durée. Malgré cet avantage, on déplore une inassiduité importante chez les patients. Ils prennent le traitement, puis l'arrêtent dès qu'ils se sentent mieux. Ils n'ont souvent pas conscience de la gravité de la maladie.


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