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Soldes : les reines du sho pping crient à l'arnaque
Publié dans Le Soir Echos le 21 - 01 - 2011

Depuis le début de l'année, les devantures des magasins affichent des pancartes aux rabais alléchants. Si la période des soldes voudrait que chacun gagne au change, les pratiques des magasins se révèlent souvent douteuses. Résultat, l'engouement des reines du shopping n'est pas au rendez-vous. Elles crient au scandale !
Rebajas. Sale. Saldi. Vous pouvez en être sûrs, les as du shopping sont polyglottes lorsqu'il s'agit d'un seul mot : «soldes» ! Au Maroc, la période préférée des «rois et des reines de la sape» a débuté au début du mois. A-t-elle répondu aux attentes des clients ? Une vérification s'impose. 16h30. Quartier Agdal de Rabat. L'avenue Fal Ould Oumeir, communément appelée boulevard «Choufouni» (regardez-moi), grouille de monde. C'est la fin des cours et des heures de bureau. Le froid qui sévit depuis quelques jours ne décourage pas les jeunes, qui font du porte-à-porte dans les magasins présents de part et d'autre du boulevard. Il est toujours temps de faire des emplettes. Un magasin en soldes, c'est un magasin noir de monde, où l'on joue du coude pour se frayer un chemin vers la pièce rare. 20%, 30%, 50%, 70%. Les baisses affichées sur les vitrines sont des appâts visant à toucher le talon d'Achille de nombreuses jeunes filles : l'achat (souvent compulsif) de vêtements. Sans parler du fait que le shopping est un bon antidépresseur pour ces dames. Résultats prouvés.
A notre grande surprise, l'engouement n'est pas aussi grand que ce qu'on s'imagine. Si les filles sont nombreuses à palper les articles proposés, souvent pêle-mêle, rares sont celles qui mettent la main à la poche. Ou seulement pour des accessoires et habits qualifiés de «pratiques». Il suffit de tendre le micro et l'oreille pour comprendre les raisons de ce scepticisme apparent.
Les marques font dans la démarque
Les vendeuses, plus nombreuses en cette période de soldes, se postent à chaque coin des magasins. «Le samedi, c'est la ruée ici. Les soldes sont très intéressantes, il ne faut pas patienter plus longtemps. Plus tard, il ne restera plus rien». On voit que le discours a bien été assimilé par les «textiliens». «Vendre coûte que coûte», telle est leur devise. Mais «acheter coûte que coûte» ne semble pas être celle des clientes, qui crient à l'arnaque.
«Je ne trouve jamais les articles que j'avais déjà vus avant les soldes. Les franchises soldent les articles des anciennes collections, ou bien des articles de la nouvelle collection qui n'ont pas eu un succès de vente». L'avis d'Imane est partagé par bon nombre de férues de shopping. D'autres comparent les soldes en Europe avec les soldes au Maroc. Les critiques fusent rapidement. «J'ai comparé les prix avant et après, et je n'ai pas vraiment senti l'effet «solde». En Europe, c'est flagrant, les prix dégringolent ! Ici on se paie un peu nos têtes», lance Jihane, animatrice radio et chroniqueuse. «Pour moi, moins 20%, ce ne sont pas des soldes ! Les soldes au Maroc, c'est juste une illusion d'optique !», finit-elle par lâcher.
Perles rares…très rares
Au milieu de ce flot d'accusations à l'arnaque, plusieurs consommatrices déclarent pourtant avoir eu de belles opportunités d'achat. Mais elles sont rares, et pas toujours apparentes. Au milieu de cet amoncellement d'habits, gare aux pièges, comme l'hétérogénéité des prix pour un même modèle. «Les couleurs les moins attrayantes sont soldées jusqu'à hauteur de 70%. Par contre les articles dont la couleur est «portable», comme le noir et le blanc essentiellement, on leur applique un petit 20%». Bouchra, analyste financier, n'est pas la seule à nous faire cette remarque. L'une des vendeuses d'une franchise de renom nous avouera également que «plus la couleur se vend bien, plus le prix est élevé». L'appel est donc lancé : gare à bien vérifier les étiquettes avant l'achat. «Quant au prix de plusieurs articles de la nouvelle collection, ils ne subissent aucune baisse en période de soldes», nous lancera la gérante d'un autre magasin.
Sans scrupules
Nombreuses sont les consommatrices qui signalent avoir été témoins d'abus de la part de certains vendeurs. «Certaines vendeuses, souvent «corrompues» par des clientes fidèles au magasin, mettent de côté les meilleurs articles de la collection soldée». D'autres vont même jusqu'à les acheter pour les revendre par la suite au noir. De quoi arrondir leur fin de mois. Quant au prix, certains magasins réalisent sans scrupules des manœuvres visant à duper le consommateur. C'est sans compter sur les yeux de lynx de plusieurs fan de shopping, comme Nada, ingénieur en télécommunications. «Je voulais absolument acheter une robe. J'ai donc suivi avec attention son prix de vente. A ma grande surprise on avait augmenté son prix durant les soldes, sur lequel était appliquée une réduction de 30%. Lorsque j'ai fait le calcul, je me suis rendu compte que le nouveau prix était égal à celui d'avant les soldes».
En quête perpétuelle des bas prix
Face à ces déceptions, nombreuses sont celles qui délocalisent leur pouvoir d'achat. C'est l'économie marocaine qui va grincer des dents… Meryem, assistante dans une société de bourse, est de celles-ci. «Je préfère demander à une personne qui vit a l'étranger de m'acheter ce que je veux pendant leur période de soldes, la vraie, ou bien d'acheter en ligne sur les sites Internet où on trouve de bonnes affaires».
D'autres profitent des bouts d'Europe africains, comme Sebta et Mélillia, pour garnir leur garde-robe. Mounia, qui travaille pour un opérateur de téléphonie mobile, se rend régulièrement à Sebta pour faire ce que l'on appelle du «shopping en gros». «Au moins là-bas, j'ai un grand choix, et les prix sont très attrayants. J'ai toujours souhaité, comme toutes les filles du monde, sortir et faire du shopping à un prix raisonnable dans mon pays, mais ici on nous vend souvent des vêtements simples à des prix de vêtements de haute couture». Quand leur niveau de vie le leur permet, plusieurs femmes s'accordent même des week-ends shopping dans de grandes villes européennes, comme Paris, Milan ou Barcelone. A savoir jusqu'où seraient-elles prêtes à aller pour satisfaire cette envie d'acheter bien, à moindre prix ?


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