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Les caricaturistes s'unissent pour mieux s'exprimer
Publié dans Le Soir Echos le 11 - 10 - 2011

L'Union des caricaturistes professionnels marocains (UCPM) est née. Son but : faire connaître la culture de la caricature et militer pour la liberté d'expression et d'opinion.
C'est dans la ville de Mohammedia, au foyer des jeunes d'Ibn Khaldoun que l'Union des caricaturistes professionnels marocains (UCPM) a été créée le 5 octobre et s'est choisie, comme président, le célèbre caricaturiste, Saad Jalal. L'objectif de cette union est de rendre accessible à tous les Marocains la culture de la caricature, militer pour la liberté d'expression et d'opinion aux caricaturistes marocains et favoriser le partage d'expériences entres les professionnels de ce domaine.
« L'idée ne date pas d'aujourd'hui », précise Saad Jalal. « L'initiative devait voir le jour déjà en 1994, avec la première génération de caricaturistes marocains, brillante à l'époque, grâce à des noms comme feu Mohamed Aliouate et Larbi Sabbane. Mais nous n'avons pas pu créer cette union car plusieurs adhérents voulaient en profiter politiquement pour des règlements de comptes… ». Mais, aujourd'hui, les membres de la nouvelle union ont su faire la part des choses. Règle d'or : s'interdire de véhiculer des messages de haine dans les dessins. L'UCPM connaît l'adhésion du célèbre Naji Bennaji, l'illustre Abdellah Darkaoui, la féministe maroco-palestinienne Riham Al Hour ou encore Hafid Nadifi aux idées et talents novateurs.
La caricature est le genre journalistique le plus rapide mais aussi le plus difficile pour faire passer un message. Le président de l'UCPM nous le confirme : « la caricature est une chronique drôle mais artistique. Nous ne comptons pas uniquement sur l'analyse de l'info mais aussi sur sa transmission d'une manière directe mais artistique. Il faut maîtriser le dessin, les ombres, les couleurs et les traits spécifiques à chaque personnalité. C'est peut- être pour cela qu'au Maroc, nous n'avons que très peu de caricaturistes professionnels… ». La caricature est une information qui passe très rarement inaperçue. « L'exagération dans la caricature est une manière de transmettre les idées sans devoir utiliser de langage spécifique. Elle est universelle et ne sombre pas dans le chichi. Elle agrandit les défauts et se définit comme la langue des citoyens face à l'Etat. C'est pourquoi elle est l'ennemi numéro 1 de ce dernier… », explique Jalal.
Si la caricature devait avoir un défi à relever, c'est bien celui de changer les mentalités comme le souligne Saad Jalal : « La caricature est faite pour abolir les absolutismes. L'exemple le plus marquant est celui de la Libye. Les gens ne prenaient pas au sérieux les discours saugrenus de Mouammar Kadhafi. Le fait de citer uniquement son nom ou son expression célèbre “ Zanga Zanga ” faisait éclater de rire le monde entier ». L'ex président libyen est devenu en un temps record la matière première de tous les caricaturistes.
Aujourd'hui le caricaturiste syrien, Ali Ferzat, tabassé violemment en août par des pro-Bachar Al Assad, se bat pour la même cause. «D'ailleurs, le mot censure n'a plus sa place dans le monde de la caricature» souligne Saad Jalal qui parle cependant d'« une méthode malhonnête » pour devenir célèbre. « Avec l'explosion des nouvelles technologies et l'avènement des réseaux sociaux, je pense que plus rien ne peut être censuré ou caché. Ceux qui se plaignent de la censure veulent uniquement se faire un nom passager », dit-il.
« L'exagération dans la caricature est une manière de transmettre les idées sans devoir utiliser de langage spécifique».
Saad Jalal
Interrogé par Le Soir échos sur la manière avec laquelle les caricaturistes traitent le sujet du roi, Saad Jalal s'exprime avec réticence en nous retournons la question : « Est-ce qu'un caricaturiste a déjà été arrêté pour avoir dessiné une caricature du roi ? Je ne pense pas. Cela dépend de l'idée qu'on va porter sur lui et l'idée du caricaturiste sur le système actuel du pays. Mis à part Khalid Gueddar, qui a été condamné à trois ans de prison avec sursis pour avoir représenté un membre de la famille royale marocaine, personne n'a subi la gomme. » Mais, pour Saad Jalal, la caricature, fut -elle la plus ironique, doit avoir certaines limites. « Il ne faut pas se moquer des personnalités religieuses, encore moins des divinités. », conclut-il. On a beau être caricaturiste au Maroc, on ne peut pas se moquer de tout. Et c'est, peut-être, tant mieux.


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