Le secteur cimentier marocain se dote d'une feuille de route de décarbonation avec un objectif intermédiaire clair, réduire ses émissions de CO2 de 23% à l'horizon 2030 par rapport à 2022. Présenté mercredi lors d'une conférence organisée par l'Association professionnelle des cimentiers, ce cadre a été élaboré avec les ministères concernés, le GCCA, la BERD et plusieurs partenaires institutionnels. Il repose sur plusieurs leviers, dont l'efficacité énergétique, le recours accru aux énergies renouvelables, le développement des combustibles alternatifs et la réduction de la part du clinker. Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a insisté sur la nécessité de faire de la décarbonation un levier de souveraineté énergétique, en plaidant pour la captation et la valorisation du CO2 produit par les cimenteries. De son côté, l'APC rappelle que le secteur affiche déjà une empreinte carbone de 576 kg par tonne de produit cimentier, soit 15% de moins que la moyenne mondiale, avec un mix énergétique composé à 80% d'électricité verte. L'ambition affichée est désormais d'inscrire cette dynamique dans une trajectoire de neutralité carbone à l'horizon 2050.