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Argana : un procès qui n'en finit pas | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 03 - 03 - 2012

C'est dans une ambiance très tendue que s'est poursuivi, hier encore, le procès en appel des neuf présumés responsables de l'attentat terroriste de l'Argana. Alors que les familles des victimes attendent avec impatience la fin du procès et celle d'un cauchemar, la défense des détenus, elle, ne cesse de demander des ajournements. Face à ce que certains assimileraient volontiers à un cercle vicieux, les avocats de la partie civile n'hésitent pas à dénoncer « le système de défense des accusés » qui, à leur sens, n'a d'autre but que « d'échapper au procès ».
Vices de forme et état de santé
Condamné en première instance, chacun des neuf détenus a été reconnu coupable, mais à des degrés différents de l'acte terroriste survenu à Marrakech en avril 2011 et ayant fait 17 morts et 21 blessés. Le principal accusé, Adil El Atmani, a écopé de la peine de mort, et son complice direct, Hakim Dah, de la prison à perpétuité. Quatre autres accusés ont été condamnés à quatre ans de prison ferme, les trois restants à deux ans. Ils sont poursuivis pour différents chefs d'inculpation : « constitution de bande criminelle, dans le cadre d'un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l'ordre public, meurtre avec préméditation, détention et fabrication d'explosifs et appartenance à un groupe religieux interdit ». A l'ouverture du procès en appel à Salé, la défense a soulevé ce qu'elle estime être des vices de forme en demandant la convocation des témoins dont la police judiciaire a dressé les procès verbaux et l'annulation du verdict émis en première instance. Ensuite, c'est le report de la comparution de ses clients que la défense a réclamé, arguant de l'état de santé « détériorée » de certains d'entre eux. « Aucun des accusés n'a comparu durant ces audiences, à part Mohamed Najim, qui est le seul à profiter de la liberté provisoire », indique Me Mohamed Sadkou, qui représente quatre des neuf détenus. D'après ce dernier, l'état de santé des accusés laisse à désirer, et leur faiblesse physique s'est traduite par un amaigrissement apparent. « Le juge leur a accordé un délai, en attendant de recevoir des preuves tangibles, notamment des certificats médicaux, mais nous ne savons pas comment ces accusés parviendront à le faire alors qu'ils sont en détention », se demande cet avocat. Et d'ajouter que les détenus ont déposé une plainte pour mauvaises conditions de détention, et que le parquet a entamé leur audition à ce propos. « Deux l'ont déjà été, et nous attendons que le reste puisse être entendu par le procureur du roi », souhaite Me Sadkou.
Violation de confidentialité
Les vices de forme, la défense en présente plus d'un. Elle estime même que les rapports d'audition de la police sont « irrecevables » et qu'il y a eu violation de toute la procédure, à commencer par la garde à vue. La défense se dit indignée par le non-respect du délai légal de celle-ci et de l'arrestation des accusés sans en informer, « à temps », leurs familles ou proches. Les avocats dénoncent, par ailleurs, « la violation de la confidentialité de l'enquête », affirmant que « des fuites avaient été publiées ». Face aux arguments de la défense, le parquet a décidé de n'en retenir aucun, estimant qu'ils sont dénués de tout fondement juridique, permettant ainsi la poursuite des débats. « Si les accusés refusent de comparaître de nouveau durant cette nouvelle audience, le juge pourrait soit décider d'un report ou estimer que l'instruction est accomplie et donc que l'affaire est prête à être jugée », explique cet avocat de la défense. A l'heure où nous mettons sous presse, le procès en appel, dont les débats se poursuivaient, hier après-midi, pourrait bien s'acheminer vers un verdict.
Grève de la faim
Selon les familles des accusés, ces derniers ont observé une longue grève de la faim qu'ils n'ont suspendue qu'après l'ouverture d'une enquête par le parquet sur leurs conditions de détention. Leurs avocats déclarent que la vie de leurs clients « est menacée « et qu'ils » sont maltraités par la direction de la prison ». D'après eux, les détenus sont privés de tout moyen de communication avec l'extérieur et n'ont plus le droit de voir leurs familles. Le coordinateur de celles-ci, Hassan Bettar, déclare que les familles subissent de nombreuses pressions, depuis quelques jours, et sont privées de leur droit de rendre visite à leurs proches en prison.


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