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« Si Wade gagne, ce serait un miracle » | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 21 - 03 - 2012

Les deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle sénégalaise, qui se tiendra le 25 mars, amorcent le dernier virage. Abdoulaye Wade, le président sortant, et Macky Sall sont à pied d'œuvre sur le terrain depuis la proclamation des résultats du premier tour. L'objectif de cette deuxième phase est clair pour les deux parties : il faut à tout prix rallier les abstentionnistes du premier tour. Ces indécis qui jusque-là ne savent pas encore de quel côté pencher. Et les deux protagonistes, bien connus des Sénégalais, ont d'ores et déjà affuté leurs armes. Entre promesses électorales et discours politiques, les électeurs, encore un peu désemparés par rapport à la volonté réelle des deux candidats, tentent de se décider. Cette dernière ligne droite est d'autant plus cruciale que c'est souvent à la dernière minute que certains électeurs prennent dans la foulée la décision de voter pour un candidat. Macky Sall, fort du soutien inconditionnel de la coalition composée des candidats malheureux du premier tour dont notamment Moustapha Niasse, le socialiste Ousmane Tanor Dieng et Idrissa Seck, se pose désormais comme l'unique alternative au pouvoir actuel.
Youssou N'Dour, le catalyseur
Le célèbre chanteur Youssou N'dour était en déplacement ce week-end à l'intérieur du pays pour le compte du challenger du président sénégalais. Il s'est notamment rendu à Ziguinchor en compagnie d'une foultitude de jeunes, tous venus entendre le message de leur idole. « J'appelle tous les électeurs qui avaient voté pour Abdoulaye Wade, au premier tour, à reporter leur voix sur Macky Sall. Le train pour la victoire de Macky est en marche. Ziguinchor et la Casamance ne peuvent être en reste. Dans une semaine, Wade va quitter le pouvoir. Nous ne lui donnerons pas un jour de plus », a-t-il lancé devant des milliers de fans et partisans de la région de la Casamance, déjouant ainsi la stratégie du chef d'Etat sénégalais sortant qui y était allé quelques jours plus tôt poser ses pions. Et il ne compte pas d'ailleurs en rester là. Il est attendu dans la journée à Kolda, une autre ville de la région, où il compte bien rallier des foules. De son côté, le camp des FAL 2012, la coalition du candidat Abdoulaye Wade n'entend pas baisser les bras même si mathématiquement tout semble déjà joué en faveur du camp adverse. Le président sortant, qui a solennellement demandé au peuple sénégalais de lui accorder trois ans de plus pour « finir les grands chantiers » en cours, compte sur le soutien des « grands
électeurs », les chefs religieux.
Quid du conflit de la Casamance ?
Contacté par le Soir échos, Hassan Dioma N'diaye, juriste et président de la Ligue sénégalaise des droits de l'Homme, affirme que « Wade compte énormément sur les consignes des marabouts pour remporter le scrutin ». Selon lui, il y aurait actuellement deux tendances à la veille de ce second tour. D'un côté ceux qui pensent que Abdoulaye Wade est « le seul capable » de conduire la destinée du Sénégal, et de l'autre, il y a aussi ceux-là qui affirment qu'il faut avant tout, une alternance au sommet de l'Etat et qui, pour cela, sont prêts à voter pour Macky Sall. « Toutefois, on assiste à une bonne campagne électorale. Les deux candidats développent des programmes alléchants. Wade plaide pour la nécessité de terminer ce qu'il a commencé, mais il aura du mal à obtenir gain de cause surtout que dans son propre camp, il subit fréquemment des défections importantes actuellement. Macky Sall, par contre, développe son discours autour des thèmes sociaux comme la cherté de la vie, le chômage des jeunes, la pêche. Des sujets très chers au Sénégalais. Mais franchement, ce serait un miracle de voir Abdoulaye Wade remporter cette élection », nous confie le juriste. Le conflit de la Casamance aussi n'est pas en reste de la campagne électorale. Et les propositions de solution se multiplient des deux côtés. Le camp Wade affirme être proche d'une issue avec les rebelles. Mais pour Macky Sall et ses partisans, le président sénégalais a simplement échoué sur ce dossier, après douze ans au pouvoir. « La solution du candidat de l'opposition est inclusive. Il compte notamment impliquer des experts comme Moustapha Niasse pour trouver une issue définitive », conclut Hassan Dioma N'Diaye.


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