L'ACA a découvert la L1 il y a une semaine. Avant leur premier déplacement, samedi à Lyon, ils nous détaillent la différence avec le jeu de L2. La majorité des joueurs de l'ACA ont découvert la L1 il y a une semaine. Avant leur premier déplacement, samedi à Lyon, ils nous détaillent la différence avec le jeu de L2. « On réalisera davantage quand on sera à Gerland. Là, à la maison, on se sent plus dans la continuité de la saison passée. » La semaine dernière, à quelques heures de l'ouverture du Championnat, le capitaine de l'AC Ajaccio, Jean-Baptiste Pierazzi, ne se disait pas impressionné à l'idée de découvrir l'élite. Mais si face à Toulouse (0-2) le cadre offert par le modeste stade François-Coty (*) n'a guère contrasté avec celui du Championnat de Ligue 2 - dans lequel la quasi totalité de l'effectif acéiste avait jusqu'ici l'habitude d'évoluer - le jeu déployé s'en est sensiblement éloigné. « La différence, c'est d'abord le rythme, explique Pierazzi. Ca va plus vite. L'intensité physique est supérieure. Il n'y a plus beaucoup d'erreurs.» «Elles se payent cash, reprend le milieu Johan Cavalli. Une ou deux suffisent pour prendre un but.» L'ancien Sedanais Damien Tibéri remarque qu'«il y a plus d'espace au milieu de terrain». L'international espoirs Benjamin André précise : «La manière de jouer n'a rien à voir avec la Ligue 2. En L2, dès que tu reçois le ballon, il y a deux ou trois joueurs sur toi. Là, tu le reçois, tu as le temps de contrôler, de lever la tête et de jouer. Ca se joue vraiment dans les vingt-cinq derniers mètres. Les lignes sont alors beaucoup plus compactes.» «Dans les zones de vérité (ndlr : les deux surfaces), ça va très vite», complète Tibéri. Malgré ses dix-huit tirs et ses dix corners, Ajaccio n'a pas réussi à tromper des Toulousains qui ont joué «avec beaucoup de maturité», pour Cavalli. «On apprend», reprenaient en écho les joueurs corses après leur première défaite. S'il sera difficile de récupérer à Lyon les trois points perdus à domicile, les Ajacciens ne se voient pas battus d'avance. « C'est vrai qu'on ne joue pas avec les mêmes objectifs, mais il y a trois points en jeu, déclare Cavalli. Si on fait partie du même Championnat, c'est qu'on l'a mérité. Il ne faut pas y aller en jouant les victimes. On doit éviter de se dire, "on est à Gerland, c'est super, on prend des photos". C'est un match de notre division. On n'y va pas pour faire du tourisme. » - Antoine MAUMON DE LONGEVIALLE (*) Plus petit stade de Ligue 1, sa capacité est de 10 500 places. www.lequipe.fr