Les remboursements de dette extérieure en devises devraient dépasser 90 milliards de dollars, selon S&P Global Ratings, exposant particulièrement l'Egypte, l'Angola, l'Afrique du Sud et le Nigeria. Ce niveau record accroît les risques de refinancement, met sous pression les réserves de change et souligne la fragilité persistante de plusieurs économies du continent. Dans son dernier rapport sur les perspectives des souverains africains, l'agence de notation souligne que les remboursements de dette extérieure des gouvernements sont désormais plus de trois fois supérieurs à ceux observés en 2012. Une évolution qui reflète l'accumulation d'emprunts en devises au cours de la dernière décennie, dans un contexte de besoins de financement croissants. Parmi les pays les plus exposés figurent l'Egypte, qui concentre à elle seule près d'un tiers des montants dus cette année, avec environ 27 milliards de dollars de principal à rembourser. L'Angola, l'Afrique du Sud et le Nigeria font également face à d'importantes échéances, renforçant les inquiétudes sur leur capacité à absorber ce choc financier, rapporte l'agence ecofin. L'agence note toutefois une amélioration relative du climat financier. La note moyenne des souverains africains a atteint son niveau le plus élevé depuis fin 2020, portée par des réformes économiques et une croissance plus soutenue dans plusieurs pays. Mais, tempère S&P, il s'agit davantage d'une stabilisation des indicateurs que d'une véritable amélioration structurelle. Réduire durablement les ratios d'endettement nécessite du temps, de la discipline budgétaire et une croissance inclusive.