Le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, s'affirme comme un acteur central dans l'ancrage des processus électoraux au cœur de l'exercice démocratique en Afrique. Ce rôle a été chaleureusement salué dans le message fort délivré lundi à Rabat par le Commissaire de l'Union africaine aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankole Adeoye, en marge de l'ouverture de la 5e édition du Cycle de formation des observateurs électoraux de l'UA. Coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le responsable africain, en présence du corps diplomatique africain, cette édition marque une étape symbolique : celle d'une demi-décennie de partenariat stratégique entre le Maroc et le Département des Affaires politiques, de la paix et de la sécurité de l'UA. Lancé en 2022, ce programme s'est imposé comme une référence continentale en matière de renforcement des capacités électorales et de promotion d'une gouvernance transparente. Lors de son intervention, Bankole Adeoye a souligné que, sur les cinq dernières années, le Royaume a montré la voie pour promouvoir des élections transparentes, crédibles et alignées sur l'Agenda 2063 de l'Union africaine. Une reconnaissance qui conforte le positionnement du Maroc comme pilier de stabilité institutionnelle et de diffusion des bonnes pratiques démocratiques en Afrique. Se poursuivant jusqu'au 25 avril, ce cycle de formation réunit près de 90 participants issus de 53 pays membres de l'UA, dont plusieurs Etats en transition. Il illustre l'engagement constant du Royaume à consolider les bases d'un dialogue politique inclusif et pacifique, en phase avec les mutations du continent. L'édition 2026 franchit un cap inédit en matière d'inclusion, avec une participation renforcée des femmes et des jeunes, appelés à jouer un rôle déterminant dans l'observation électorale. Elle se distingue également par l'introduction de modules innovants dédiés à l'intégrité numérique, notamment la détection des contenus manipulés et des "deepfakes", devenus des menaces réelles pour la sincérité des scrutins. Face à l'accélération de la transformation digitale, l'Union africaine entend ainsi doter les observateurs d'outils avancés pour anticiper et contrer les nouvelles formes de désinformation et de cyber-influence. Dans cette perspective, la co-création d'un Observatoire africain des élections et la mise en place d'un indice africain de la démocratie viennent structurer un dispositif continental de veille et d'analyse. Cette dynamique est renforcée par l'organisation parallèle, à Rabat, du 3e séminaire de dialogue du Policy Center for the New South et de l'UA, consacré à la digitalisation de la démocratie et aux stratégies d'intelligence artificielle portées par la jeunesse. Une initiative qui traduit la volonté d'inscrire la gouvernance démocratique africaine dans une approche prospective et technologique. Le succès de ce programme a été salué au plus haut niveau continental. Dans son rapport de juillet 2025, le Président de la Commission de l'UA, Mahmoud Ali Youssouf, a mis en avant l'apport déterminant du Maroc, une reconnaissance entérinée par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA. À ce jour, près de 95% des observateurs formés à Rabat ont été déployés sur le terrain, contribuant directement à la crédibilité des processus électoraux africains. En partageant son expertise et en accompagnant la montée en compétences des acteurs électoraux, le Maroc confirme son rôle de partenaire stratégique dans l'émergence d'une nouvelle génération d'experts africains, capables de répondre aux exigences d'une démocratie moderne, inclusive et résiliente.