Dans le détail, 899 hommes et 75 femmes ont été reconnus coupables, dans une dynamique judiciaire en nette accélération : 265 condamnations en janvier, 316 en février et 393 en mars. Une progression qui traduit une intensification assumée des poursuites. Parmi les affaires les plus marquantes figurent celle de Adegbite Solomon, alias « Obama ». Cet homme d'affaires de 42 ans, basé en Italie, a été condamné le 18 mars par une cour fédérale de Lagos à une peine cumulée de 130 ans de prison. Reconnu coupable de quinze chefs d'accusation, il a également vu ses biens confisqués, ses comptes gelés et sa licence pharmaceutique retirée. D'autres figures du trafic ont écopé de lourdes peines, à l'image de Ridwan Animashaun, condamné à 25 ans de prison, ou encore Rauf Asogba et Seun Olaniyi, chacun condamnés à 17 ans pour trafic de cannabis. De leur côté, Jonathan Nuhu et Idris Yusuf ont écopé de 15 ans d'emprisonnement. À ces lourdes sanctions s'ajoutent plusieurs peines de sept ans prononcées dans différentes juridictions fédérales, témoignant de l'ampleur de la riposte judiciaire engagée. Pour Mohamed Buba Marwa, directeur général de la NDLEA, ces résultats marquent un « tournant décisif ». Il insiste sur le rôle clé d'une justice plus rapide et plus ferme, perçue comme un levier essentiel pour dissuader durablement les réseaux criminels. Cette offensive s'inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation et de lutte contre les trafics illicites, alors que le Nigéria cherche à renforcer son dispositif face à l'expansion des réseaux de stupéfiants.