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Mésentente cordiale russo-américaine sur l’Iran
Publié dans L'observateur du Maroc le 02 - 04 - 2010

Rien ne dit que les Etats-Unis réussiront dans les prochaines semaines à faire adopter de nouvelles sanctions contre l’Iran. Ils tentent de le faire depuis de si longs mois. Car désormais, la Chine n’est plus la seule à faire les yeux doux à l’Iran. Si Pékin menace toujours de mettre son veto au Conseil de sécurité au cas où la résolution durcissant les sanctions viendrait au vote, la Russie pourrait lui emboîter le pas.
La semaine passée, Moscou a annoncé qu’elle allait enfin mettre en fonctionnement, l’été prochain, la centrale nucléaire de Bouchehr sur le golfe arabique. Une vieille histoire que cette centrale nucléaire. La première d’Iran. Un projet commencé par l’entreprise allemande Siemens en 1979, à la veille de la révolution islamique. Il avait rapidement été interrompu lors de l’éclatement de la guerre entre l’Iran et l’Irak en 1980.
En 1994, Moscou se propose de reprendre le projet de Bouchehr. Depuis lors, les Russes ont multiplié les explications techniques pour retarder son achèvement. La construction est terminée depuis février. Bouchehr va utiliser de l’uranium faiblement enrichi fourni par les Russes qui ont déjà livré les premières quantités nécessaires à sa mise en service. Ils doivent les récupérer ensuite pour les retraiter. L’Iran affirme que l’uranium sera utilisé pour des objectifs civils (médicaux et fabrication d’électricité).
Jusqu’alors, les Russes tout en étant fort réticents au durcissement des sanctions vis-à-vis de l’Iran, ne s’y opposaient pas de front. Mais la semaine passée, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a attendu qu’Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, soit à Moscou, où elle a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov, pour annoncer, du sud du pays, la mise en fonction prochaine de Bouchehr. Une provocation.
On peut tirer deux enseignements de cette quasi volte-face. Le premier montre que les Américains n’ont jamais totalement réussi à convertir les Russes de se mettre à mal avec l’Iran. L’Union soviétique, hier, l’empire russe avant lui, a toujours eu les yeux de Chimène pour Téhéran. La politique russe puis soviétique et de nouveau russe a toujours consisté à garder de bonnes relations au minimum, et si possible une forte influence sur l’Iran, vaste pays très peuplé sur sa frontière sud. L’Iran est la voie royale vers le monde arabe et le sous-continent indien et la Russie n’a jamais abandonné son tropisme vers «les mers chaudes» selon la formule employée autrefois par les diplomates. Et surtout, Moscou ne veut pas, en heurtant Téhéran, se fermer le vaste marché iranien qui tomberait dans l’escarcelle des Chinois, toujours en embuscade.
Second enseignement : la méfiance demeure entre Russes et Américains en dépit des bonnes paroles de façade. Hillary Clinton ne s’y est pas trompée qui a dénoncé ce projet «prématuré». Elle craint que les Iraniens n’utilisent la centrale à des fins militaires. Et accuse donc implicitement les Russes de jouer double jeu. Car Bouchehr, tel que le prévoyait le projet initial, ne peut fournir de l’uranium enrichi à 90% comme l’exigerait des objectifs militaires. Il est vrai aussi que Russes et Américains sont en tain d’élaborer un nouveau traité de désarmement nucléaire. Et que l’Iran peut être un moyen de pression dans ce dossier.


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