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Cinéma/télévision : Une difficile cohabitation
CINE-SCRIPT
Publié dans L'opinion le 14 - 11 - 2009

Les rapports entre le petit et le grand écran sont ceux de frères ennemis : de la rivalité à la coopération, il est parfois difficile de connaître la température exacte de leur relation. En tout cas, l'indifférence n'est pas de mise, si bien qu'aux émissions consacrées au cinéma par la télévision, le cinéma répond en accordant droit de cité à la télévision dans ses fictions et l'utilise même comme élément fondamental du scénario.
L'acuité de ces tentions entre le cinéma et la télévision a trouvé un écho tout particulier en Italie où sont confrontés un système télévisuel déréglementé et envahissant est une tradition de cinéma d'auteur. Des films importants portent la trace de cette cohabitation difficile.
Dès 1974,, « Nous nous sommes tant aimés », film hommage au cinéma italien, Ettore Scola prend bien soin de donner à la télévision une place conséquente. Scola choisit malicieusement d'associer la télévision à l'échec d'un des héros du film, cinéphile impénitent.
Que le professeur Palumbo perde à un jeu sur le cinéma organisé par la fédération n'en dit peut-être pas moins que le pamphlet de Fellini : « Ginger et Fred ».
S'associent avec Luigi Comencini et Mario Monicelli, Scola récidive en 1976 dans « Mes dames et messieurs, bonsoir », un film à sketches conçu comme une soirée d'émissions télévisées : feuilletons, caricatures, débats, bulletins d'informations, aucun genre n'est épargné. Le registre dominent est celui du mauvais goût et de l'humour laborieux. Un épisode traité comme un sujet d'actualités laisse éclater ce malaise à travers la fin de la séquence qui s'achève dramatiquement sur le suicide inattendu d'un enfant.
La défiance du cinéma à l'égard de la télévision est exprimée avec autant de dérision mais beaucoup d'amertume dans « Network » (1976) de Sidney Lumet. De même, certains cinéastes français s'interrogent sur le statut de la télévision dans la société. « Le prix du danger » d'Yves Basset et « La mort en direct » de Bertrand Tavernier sont à cet égard particulièrement éloquents : la télévision n'y est pas seulement l'objet d'un discours mais elle y constitue le ressort dramatique fondamental.
C'est la télévision du reportage du direct, de l'image brute.
La télévision du réel, un média auquel l'adhésion du spectateur n'admet pas de point de replis puisqu'il ne peut être pris en défaut. Tout le contraire du cinéma dont le réalisme est l'objet d'une construction élaborée.
La propension de l'outil télévisuel à montrer du vrai, à révéler, est largement prise en compte dans ses représentations cinématographiques.
A son point extrême, elle se confond avec le personnage de « La mort en direct » qui justifie la greffe de caméras dans ses yeux par le désir de conserver le souvenir concret de tout ce qu'il voit.
Dès 1958, Jean Renoir exprimait son intérêt pour la faculté de la télévision à capter le réel.
Il qualifie clairement la télévision-vérité qu'il décrit en termes de spectacles, utilisent des procédés de dramatisation tel que le gros plan.
Tout comme la fiction est la matière du réalisme au cinéma, le cinéma considère que le média télévisuel a pour base la réalité qu'il transforme en spectacle.


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