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Les pays finiront-ils par se plier à un gouvernement mondial du climat 
Analyse : Sommet de Copenhague sur le climat
Publié dans L'opinion le 07 - 12 - 2009

Les pays finiront-ils par se plier à un gouvernement mondial du climat ? A partir du constat des limites de la planète, le protocole de Kyoto est important car il organise un rationnement. Depuis le début de la révolution industrielle, on était dans une situation où le gâteau dont disposait l'humanité s'élargissait continûment, parce qu'on trouvait des ressources et des technologies supplémentaires. Là, avec les émissions de CO2, on tombe sur un gâteau dont la taille doit diminuer. Il est plus difficile de parvenir à un accord pour limiter quelque chose que lorsqu'on est en perpétuelle expansion. Par ailleurs, avec Kyoto, on est entré dans un système économique dans lequel les Etats fixent aux acteurs économiques des maxima d'émissions, à charge pour eux, pour réaliser ces réductions, d'investir ou d'acheter chez des voisins à travers un marché. Ce marché manifeste le retour du politique, dans le cadre des Nations unies. C'est un événement majeur. Quelles que soient les difficultés, il y aura un avant et un après Kyoto. Pourtant, le protocole semble impuissant à changer la donne !
Le refus de Washington de ratifier Kyoto a énormément affaibli le processus. Le pays qui a la plus grosse part refuse de la réduire. Tous les pays sont donc dans une position attentiste. Comme les Etats-Unis ne respecteront pas leurs engagements, le Japon non plus et les Européens pas plus.
Aussi, est-il contradictoire de dire en même temps que Kyoto est un moment très important alors qu'on risque de ne pas l'appliquer !
Le changement de trajectoire de l'humanité qui est en cours se fait en plusieurs phases. La première a été, par Kyoto, une reconnaissance sincère de la nécessité de réduire les émissions. Sous la pression des opinions publiques, les Etats ont fait un effort de formulation du problème, mais ils n'ont pas engagé les politiques de long terme cohérentes avec ce constat. On se met autour de la table, on commence à élaborer des instruments, mais on n'a pas encore mis en place de vrais plans de réduction. Il y a les mots, mais pas les actes !
Le pire, c'est que les Etats-Unis vont servir de prétexte aux autres pays pour ne pas agir !
Pourquoi les Etats-Unis, qui ont les technologies pour changer et disposent de grandes marges d'efficacité, ne parviennent-ils pas à évoluer politiquement ?
Aucun gouvernement n'a répondu à la critique faite par Georges W. Bush, selon laquelle lutter contre l'effet de serre serait un handicap économique. L'ensemble du monde économique et politique partage au fond cette idée qui est fausse. L'effet de serre oblige à faire des gains de productivité et de performance considérables. Les pays qui vont le plus tôt prendre en compte l'effet de serre gagneront en compétitivité. Mais dans ces domaines les changements de trajectoire sont forcément très longs : revoir l'ensemble des infrastructures et des transports et réhabiliter l'ensemble du patrimoine de logements nécessitent plusieurs générations.
Il y a deux types de pays : les pleins et les vides. Les pleins sont ceux d'Europe, ou le Japon, à densité de population forte et fortement attaquée par l'industrialisation, et qui n'ont plus de combustibles fossiles sur leur sol. Ils ont été extrêmement frappés par le choc pétrolier. La vraie rupture, pour eux, a été en 1973 : le constat que leur croissance économique dépendait de l'approvisionnement énergétique des autres pays et qu'ils devaient être plus efficaces.
Quand sont arrivés l'effet de serre et le protocole de Kyoto, ils étaient prêts, parce que les thérapies face à l'effet de serre sont les mêmes que celles employées face au choc pétrolier. En face, il y a les pays vides : Etats-Unis, Canada, Australie, Russie. Densité de population faible, mode de vie dispendieux, une nature sauvage encore importante, et donc un sentiment de l'environnement très différent qu'en Europe ou au Japon. Ils ont encore des quantités considérables de combustibles fossiles et n'ont pas eu à répondre aux chocs pétroliers. La négociation sur le climat fait que, pour la première fois, dans leur histoire, ils sont confrontés à une limite.
En refusant de signer Kyoto, M. Bush et les Américains pensaient que le protocole était mort. Mais, malgré leur domination, ils ne l'ont pas désamorcé, et le coût politique de ce refus est pour eux considérable. L'opinion publique mondiale, face au péril climatique, ne comprend pas que celui qui a le plus de moyens financiers, le mode de vie le plus exubérant, n'arrive pas à se donner quelques règles, et en même temps demande aux autres de faire le nécessaire. Les Etats-Unis finiront par signer pour deux raisons : la première est le coût diplomatique de leur refus, la seconde, c'est que leurs grandes entreprises y sont favorables. Leur champ d'intervention n'est pas les Etats-Unis, mais le monde : elles ne peuvent pas gérer un système à deux vitesses, se comporter d'une façon aux Etats-Unis, et d'une autre ailleurs.
Des chocs pétroliers sont certains à l'avenir, avec des phases intermédiaires de détente. Si nos sociétés consomment moins de pétrole qu'en 1973, elles ont beaucoup moins de possibilités de le remplacer. On va connaître dans ce siècle une crise profonde du secteur du transport. Il faut souligner un autre problème. La décision économique est coincée entre deux tendances contraires. D'un coté, le climat, le pétrole, le fait qu'on va être dix milliards d'habitants en 2060 : l'histoire de ce siècle présente déjà des enjeux considérables à cinquante ans. De l'autre, le système économique fonctionne avec des impératifs très courts. Tout est dominé par les marchés. Les actionnaires demandent des retours sur investissement, rapides. Les dirigeants d'entreprise sont obnubilés par leurs tableaux de bord à un ou deux ans. On est dans une schizophrénie : un monde qui fonctionne à deux ans, et un autre à cinquante ans, sans point de rencontre entre les deux. Cette situation est gravissime. On continue à déréguler alors que la question climatique et celle des ressources pétrolières appellent à re-réguler. Les politiques publiques s'activent à casser les instruments dont on aura besoin dans dix ou vingt ans.
De ce point de vue, il y a une contradiction complète dans la politique européenne.
Les institutions européennes se construisent en affaiblissant les modes de régulation étatiques antérieurs. L'Europe met à mal les services publics, les entreprises nationales. Le dépassement des monopoles d'Etat se fait par les entreprises privées, et non par un mode de régulation européen.
Pendant ce temps, la Chine, l'Inde et le Brésil ont le sentiment qu'ils seront le plus frappés par les catastrophes climatiques. En même temps, ils sont dans des années décisives de croissance, et pensent que si les pays industrialisés sont incapables de s'entendre, ils gagnent du répit. Chinois et Indiens sont dans une problématique de pays pleins. Ils n'ont pas d'hydrocarbures et sont dépendants pour leur approvisionnement énergétique. Ils regardent le Japon, la Corée, Taiwan, qui ont fait de gros efforts d'efficacité énergétique, et voient que leur processus de développement peut très vite se bloquer s'ils gaspillent. Donc, ils sont en train de s'engager dans un mode de développement relativement sobre. Le cas de l'Amérique du Sud ou d'une grande partie de l'Afrique est en fait plus préoccupant : leurs Etats sont dans une psychologie de pays vides, et attirés par le modèle de consommation nord-américain.
La prochaine négociation va partir d'une question lourde : le changement étant maintenant patent, quel niveau de réchauffement de la planète acceptons-nous ? Deux degrés, c'est la moitié du réchauffement qui a permis la sortie de l'âge glaciaire, il y a huit mille ans. Nous sommes dans une situation ou l'humanité doit gouverner le climat. Quel réchauffement veut-on ? Quel est l'effort qui permet de ne pas dépasser le niveau souhaité, et comment le répartir ? Il va falloir mettre à la disposition des Nations unies des instruments de sanction des délinquants. Bon an mal an, les pays finiront par se plier à ce gouvernement mondial du climat, qui impose une ingérence collective dans les politiques énergétiques et environnementales de chacun.
Le XXIe siècle sera peut-être celui de la stabilisation de l'humanité, de sa population et de la gestion de ses ressources. Sinon, se profile le scénario d'échec total : chacun tire à hue et à dia, les émissions continuent d'augmenter et un changement climatique dévaste l'humanité. Dans ce cas, il y a toutes les chances que ce siècle soit d'une violence extrême.
Malheureusement, il n'est pas besoin
de grossir la menace car elle est bien réelle. Même le scénario optimiste avec
un réchauffement limité à 2°c,
est extrêmement sérieux
Malheureusement, il n'est pas besoin de grossir la menace car elle est bien réelle. Même le scénario optimiste avec un réchauffement limité à 2°c, est extrêmement sérieux. Or, les derniers scénarios des économistes sur les émissions de gaz montrent que le message donné en 1995 par le GIEC n'a pas été écouté. Pourtant, la pollution atmosphérique a déjà modifié le climat. L'effet de serre du aux émissions de gaz continue de s'intensifier. Et le réchauffement a connu une accélération à la fin du XXème siècle. Les climatologues sont parvenus à mieux discerner la part de variabilité naturelle dans ce réchauffement et la part due à l'action de l'homme. Aucun modèle n'est capable d'expliquer le réchauffement intervenu depuis 1975 sans faire appel au renforcement de l'effet de serre causé par la pollution. Sur les cents dernières années, les trois plus chaudes sont intervenues après 1995, 1998 se situant au maximum.
Des travaux récents ont montré que la dernière décennie a été la plus chaude depuis mille ans. Les conséquences de cette élévation des températures moyennes sont clairement mesurées : fonte des glaciers de montagne, amincissement de la calotte polaire Nord et réchauffement de l'océan de surface.
Les économistes estiment que nous allons au minimum doubler la teneur en gaz à effet de serre de l'atmosphère au cours du XXIième siècle. La sensibilité du climat à cet effet de serre renforcé provoquera à la fin du siècle un réchauffement moyen de 1,5°c à 4,5°c suivant les modèles et le rythme de la pollution.
Il ne faut pas sous-estimer les conséquences d'une élévation de cet ordre même limitée à 2°c en moyenne. Un tel réchauffement représente presque la moitié d'une alternative entre une ère glaciaire et un climat chaud comme le nôtre. C'est donc un changement majeur. Même si nous parvenons à limiter notre pollution, nos petits-enfants vivront dans un monde différent du notre d'un point de vue géographique et climatique. Ce qui ne sera pas sans conséquences économiques ou sanitaires. Le niveau des océans devrait s'élever d'environ un demi mètre à la fin du siècle, puis d'au moins un mètre en raison de l'inertie thermique menaçant ainsi les villes côtières. Les régimes hydrauliques seront modifiés, avec des précipitations plus variables entraînant des périodes de pluies intenses mais également des sécheresses accrues sous les tropiques. Les économistes demandent désormais aux climatologues de tenir compte d'un triplement de la teneur en gaz à effet de serre dans l'atmosphère à l'horizon 2100, ce qui arrivera si l'on continue sur le rythme actuel.
Cette recommandation est d'autant plus justifiée que pour des raisons de santé publique, les sociétés vont certainement diminuer les pollutions en aérosols soufrés lors de la combustion de charbon et de pétrole. Or ces aérosols produisent aujourd'hui un refroidissement. Un triplement des émissions en gaz à effet de serre aboutit à un réchauffement moyen de 4,5°c, la prévision haute se situant à 6°C. Une telle perspective est tout simplement dramatique. C'est un monde où l'écart de température avec notre climat équivaut à celui qui sépare notre monde du dernier extrême glaciaire, lorsqu'un climat arctique régnait sur la France.
Le climat serait bouleversé dans un sens opposé et à grande vitesse, avec des variations régionales importantes et très difficiles à prévoir. La circulation océanique pourrait se transformer radicalement avec des effets contradictoires comme un moindre réchauffement de l'Europe de l'Ouest et un réchauffement accru dans d'autres régions. Mais, d'autres risques majeurs apparaissent tels que l'instabilité de la calotte groenlandaise et des événements météorologiques extrêmes.
Il y aura un avant et un après Kyoto
Aujourd'hui, la maîtrise du comportement futur des océans n'est pas encore parfaite et la simulation numérique doit encore progresser. Il y aura toutefois plus de jours très chauds et la plupart des modèles montrent un cycle hydrologique modifié, plus intense, plus variable. Pour les cyclones, tempêtes et tornades, tropicales ou équatoriales, cela reste un challenge car les modèles des climatologues fonctionnent à grande échelle et ne sont pas encore adaptés à ces problèmes régionaux.
D'ordinaire prudents et forts d'une longue tradition de discrétion, les climatologues sont sortis de leurs labos pour sonner le tocsin. Un cri d'alarme pour réclamer que l'humanité autolimite sa consommation de charbon , de pétrole et de gaz. De ce carbone fossile qui fait battre le cœur énergique des sociétés industrielles, nourrit le confort quotidien des peuples riches et l'espoir de ceux qui ne le sont pas encore. Leur appel n'est pas motivé par des préoccupations sanitaires, mais plutôt par la question de savoir quel climat planétaire allons-nous léguer à nos petits-enfants. Selon eux, nous sommes en train de modifier le climat à une vitesse inédite et dans une direction – le réchauffement – que la planète n'a pas pris depuis des millions d'années. Les risques économiques , sociaux ,sanitaires, environnementaux, voire politiques sont assez élevés pour exiger une sorte de pacte mondial et intergénérationnel.
Il n'y a qu'une seule Terre et une seule menace climatique. Pour une fois, le protocole de Kyoto n'est pas une simple formalité diplomatique car grands ou petits Etats, riches ou pauvres sont embarqués dans la même galère et surtout car l'unanimisme s'est vite arrêté devant l'égoïsme de chacun. Depuis que les politiciens se sont mis au chevet du climat de la planète, on aura pu dresser le relevé des désaccords majeurs. L'hyper puissance Américaine, jalouse de sa suprématie économique et protectrice des intérêts pétroliers qui impose sa non-politique. Les pays riches qui profitent de l'extrême complexité du dossier pour dissimuler leurs contradictions et imposer le statu quo aux pays émergents.
Bref, à quoi servent des négociations lorsque chaque partie se retourne sur ses positions quinze jours après ? Toute négociation implique des demi-mesures, donc des compromis. Malheureusement, le fossé a été trop souvent très large entre les parties pour espérer une éventuelle « identité Terrienne » face à la menace commune des calamités climatiques. Faudra-t-il attendre encore longtemps avant que l'humanité n'atteigne l'âge de sa maturité et ne parvienne à réparer le conflit entre les grands principes et les gros intérêts ?
Ce constat d'impuissance montre les limites de la mondialisation actuelle et souligne les impératifs de la mondialisation future. Six milliards d'humains – un chiffre provisoire – sont concernés par cet avenir inquiétant, dramatique et catastrophique. Parce que l'effet de serre menace la planète toute entière, dans sa totalité, que l'horizon d'une politique mondiale doit être sauvegardé. Chose que les gouvernements ne prennent pas au sérieux.
L'effet de serre met en jeu le confort et la prospérité de milliards d'individus qui ne sont confrontés qu'à une responsabilité très diluée. Et les Etats qui les représentent des plus riches (USA) aux plus pauvres (Chine) ont toutes les raisons d'esquiver leurs responsabilités. Le rêve d'une humanité réunie au-dessus de ses divergences et en dépit de ses différences n'est plus seulement une utopie de bon aloi car il doit répondre au cauchemar de l'apocalypse climatique. Cette utopie est une nécessité pratique face aux fumées des usines et des voitures qui asphyxient et empoisonnent les bronches des petits enfants, face aux querelles des diplomates et aux ruses des industriels. Depuis la conférence inaugurale de Rio, les choses avancent avec une lenteur lassante, voire écœurante. Le long chemin de Kyoto sera certainement parsemé de beaucoup de tempêtes et de catastrophes.


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