Maroc–Allemagne : une visite stratégique pour accélérer le partenariat économique    Reçu par le président algérien, Landau souhaite la résolution du conflit du Sahara    Sahara : le Canada juge le plan d'autonomie marocain «sérieux et crédible»    Commerce de proximité : Al Barid Bank, Barid Cash, Chari et le ministère de l'Industrie s'allient    Ciment : les ventes augmentent de 2,5% en mars 2026    Concours marocain des produits du terroir : sept prix d'excellence décernés    Indice de capacités productives : un bilan contrasté pour le Maroc    Mondial 2026 : La FIFA sanctionnera automatiquement toute sortie du terrain par des cartons rouges    Le Maroc accueillera le 77ème Congrès de la FIFA    Le temps qu'il fera ce mercredi 29 avril 2026    Marrakech: Condena a Abdelilah Moul Hout por incitación al odio y difamación    Argelia: Christopher Landau aborda con Ahmed Attaf la cuestión del Sáhara    L'Académie du Royaume du Maroc rend hommage au grand penseur africain Valentin Yves Mudimbe    Ministère public : Balaoui s'entretient avec le Procureur général d'Azerbaïdjan    Chambre des représentants : Approbation à l'unanimité du projet de loi relatif à la Narsa    Energie : Akhannouch confirme la solidité des stocks au Maroc    SIAM 2026 : Plus de 1,13 million de visiteurs accueillis    Pétrole : Les Emirats arabes unis se retirent de l'Opep le 1er mai    Incendies de forêts : Un budget de 150 MDH pour limiter les risques cet été    Education : Lancement de l'opération « De l'enfant à l'enfant » contre l'abandon scolaire    Football : La 212 Academy ouvre un complexe de 10.000 m2 à Rabat    CPS de l'UA : Le Maroc réaffirme sa solidarité agissante et constante avec le Mali    Théâtre Royal de Rabat : Le Maroc entre dans « la cour des grands »    Visite du commandant de l'AFRICOM en Algérie : un message américain ferme au régime de Tebboune et Chengriha pour cesser de déstabiliser le Sahel    Bourse de Casablanca : clôture en baisse    Burundi : Ndayishimiye en route vers un second mandat    Balaoui s'entretient avec le Procureur général de la République d'Azerbaïdjan    Le projet de loi relatif au CNP adopté en commission sur fond de tensions politiques    CPS de l'UA : le Maroc réaffirme sa solidarité avec le Mali    Moroccan boxing team shines with silver and bronze at World Cup in Brazil    Strong thunderstorms expected Tuesday in Morocco    Mondial 2026 : Ismaël Baouf veut rejoindre les Lions de l'Atlas après sa saison XXL    Maroc : Nador accueillera la première Coupe du monde de E-Foil en Afrique    Casablanca 1996 : le concert fantôme de Michael Jackson    Mawazine 2026 : le rappeur français Ninho ouvrira le bal de la 21ème édition    Madagascar. M'barek Bouhchichi expose "Les mains des poètes" à la Fondation H    Mawazine sous le feu des critiques après l'annonce de Hassan Shakosh    LGV Kénitra-Marrakech : L'ONCF engage 300 MDH pour 53 passerelles métalliques    Luka Modrić opéré : saison terminée avec AC Milan, mais le Mondial en ligne de mire    Réunion chez les arbitres marocains : vives discussions autour des décisions de la 16e journée    Protection de l'enfance : le CESE appelle à un renforcement des dispositifs de prise en charge    LdC : Paris Saint-Germain – Bayern Munich, choc XXL pour une place en finale    Hilale au Conseil de sécurité: Le Maroc dénonce l'instrumentation des voies maritimes comme cartes de pression et de chantage    Agadir : Coup d'envoi officiel de la 22e édition d"African Lion"    Attaque armée à Washington : le Maroc exprime sa solidarité avec Trump    Casablanca célèbre l'âme andalouse : le FMMA revient pour une 4e édition ambitieuse    AES : une compagnie aérienne commune pour relier le Sahel    Marrakech clôture en beauté le FLAM 2026 entre littérature, mémoire et poésie vivante    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Perroquets de Chaouen : Les leçons d'un simple fait-divers
Publié dans L'opinion le 10 - 02 - 2025

L'affaire a tout du simple fait-divers dont l'écho ne devait guère déborder les rubriques locales de potins, mais qui s'est retrouvée, par la force centrifuge des réseaux sociaux, propulsée aux devants de l'actualité nationale au point de se frayer un chemin vers le Parlement. Il s'agit de l'histoire pour le moins insolite des perroquets de Chefchaouen confisqués par les agents de l'Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF) à leur propriétaire, photographe ambulant et guide touristique à ses heures, qui les exploitait dans son activité pour appâter les touristes.
Dans nos contrées familiarisées aux charmeurs de serpents et aux dresseurs de singes qui exercent depuis la nuit des temps dans les souks et les grandes places de certaines villes comme El Hdim à Meknès autrefois et Jamâa El Fna à Marrakech jusqu'à nos jours, l'utilisation d'animaux plus ou moins exotiques à des fins commerciales et professionnelles, relève pourtant, encore et toujours, de l'anodin. D'où l'élan d'indignation et de récrimination populaire à l'encontre de la décision de l'ANEF qui a été perçue par beaucoup de Marocains comme un simple excès de zèle, voire carrément un abus de pouvoir, dans un pays où la protection des droits des animaux passe loin, très loin, derrière celle des droits des humains dont le renforcement et la préservation demeurent d'ailleurs toujours d'actualité.
De prime abord, la tentation est donc grande de se solidariser avec ce pauvre guide injustement privé de la compagnie sympathique et lucrative de ses perroquets et dont les droits semblent avoir été allègrement bafoués. Dans le magma d'analyses et de commentaires charriés par les réseaux sociaux, l'explication la plus récurrente consiste à présenter cette confiscation de volatiles comme des représailles personnelles maquillées en acte de rétorsion administrative. D'autres commentaires invoquent, à tort et à raison, la surexposition médiatique de Chefchaouen qui est l'une de nos cités les plus instagrammables, pour expliquer la vigilance et la sévérité à géographie variable de nos autorités qui détourneraient le regard de ce genre d'activités lorsqu'elles sont exercées en rase campagne et autres trous perdus.
Mais ce serait oublier que le Maroc, qui est désormais et plus que jamais connecté au reste du monde, a beaucoup changé et qu'il est tenu de continuer à s'adapter à la réglementation internationale qui émane dans le cas d'espèce, non seulement des conventions et autres résolutions Onusiennes, mais aussi et surtout des directives d'Interpol dont le Royaume occupe actuellement la vice-présidence pour l'Afrique. Cette adaptation se fera certainement au prix de concessions légales, politiques, culturelles, voire même patrimoniales et identitaires, plus ou moins douloureuses, mais elle est inéluctable.
En Europe où les montreurs d'ours et de loups prospéraient jusqu'à la moitié du vingtième siècle, et même au-delà pour certains pays de l'ancien bloc de l'Est, la législation est devenue tellement contraignante que même les cirques n'ont plus le droit d'employer des animaux sauvages ou domestiques dans leurs spectacles. Idem pour certaines disciplines sportives comme l'équitation et les courses hippiques qui doivent se conformer à un cahier des charges de plus en plus contraignant en matière de protection animale.
Ainsi va le monde et ce qui était jusqu'à hier et avant-hier toléré, ne le sera plus. Notre pays a su s'en accommoder et continue à le faire en matière de protection de l'environnement par anticipation de la généralisation des normes de décarbonation. Il a su le faire en ce qui concerne son environnement économique qui n'a de cesse de s'adapter aux exigences et contraintes fluctuantes de la finance internationale. Et il saura le faire en prévision de l'accueil sur nos terres d'événements aussi exposés et médiatisés que la CAN 2025 et le Mondial 2030.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.