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Douleur invisible, pertes bien réelles : le coût économique des maladies rhumatismales
Publié dans L'opinion le 02 - 10 - 2025

364 millions de jours de travail perdus chaque année dans le monde à cause des affections musculo-squelettiques. Une bombe à retardement dans les entreprises et les administrations
Le mal de dos, l'arthrose, la polyarthrite, la spondyloarthrite... Ces maladies ne font pas les gros titres.
Elles ne déclenchent pas d'alertes sanitaires spectaculaires.
Pourtant, elles vident les ateliers, désorganisent les équipes et grèvent les bilans comptables.
Les chiffres internationaux sont accablants : 364 millions de jours de travail perdus chaque année dans le monde à cause des affections musculo-squelettiques.
Les patients atteints de maladies rhumatismales inflammatoires prennent en moyenne 2,5 fois plus de congés maladie que leurs collègues en bonne santé.
Et ce n'est pas tout : le présentéisme, c'est-à-dire travailler en souffrant, coûte encore plus cher que l'absentéisme.
Dans la polyarthrite rhumatoïde, il représente jusqu'à 70 % de la perte totale de productivité.
Un coût social et politique massif
Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques médicales : ils représentent des milliards perdus en PIB, des heures de production envolées, des services administratifs au ralenti, des délais qui s'allongent et des citoyens qui perdent confiance.
Dans les pays émergents comme le Maroc, l'impact est amplifié :
Une économie encore très dépendante du travail manuel : artisanat, agriculture, pêche, BTP, industrie légère.
Des protections sociales limitées : chaque jour d'arrêt peut signifier un jour sans revenu pour le salarié informel.
Des métiers où l'incapacité physique entraîne l'exclusion directe du marché du travail.
Un enjeu politique de premier plan
Il ne s'agit plus seulement de soulager la douleur des patients, mais de protéger la compétitivité nationale et la cohésion sociale.
Chaque jour de travail perdu affaiblit la chaîne de production, met en péril les carnets de commandes, et, à terme, l'équilibre économique d'un pays.
Ne pas investir dans le diagnostic précoce et la prise en charge des maladies rhumatismales, c'est :
Accepter une baisse de productivité nationale.
Accroître les dépenses publiques (hospitalisations, allocations invalidité).
Aggraver les inégalités sociales en sacrifiant les ouvriers, les artisans et les agriculteurs.
Des mesures qui s'imposent
Les solutions existent et sont connues :
Dépistage précoce, traitements accessibles, kinésithérapie de proximité.
Normes ergonomiques obligatoires pour les entreprises et administrations.
Programmes nationaux de prévention ciblant les métiers à forte pénibilité.
Achats groupés de médicaments et de matériel pour réduire les coûts.
L'heure de la décision politique
A la veille des prochaines elections legislatives et regionales de 2026, il est temps que le diabète, les cancers et les maladies cardiovasculaires ne monopolisent plus seuls l'agenda sanitaire.
Les maladies rhumatismales doivent devenir egalement une priorité nationale.
Chaque gouvernement qui se respecte doit répondre à cette question :
« Peut-on continuer à perdre des millions d'heures de travail chaque année, à fragiliser notre économie et à laisser nos travailleurs se briser le dos en silence ? »
La réponse doit être non.
Investir dans la santé musculo-squelettique n'est pas une dépense : c'est une politique industrielle, sociale et économique intelligente, qui garantit la productivité, la dignité et la justice sociale.


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