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Initiative d'autonomie: un nouveau Maroc en gestation
Publié dans L'opinion le 11 - 11 - 2025

Après la victoire remportée par notre pays le 31 octobre au Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui consacre le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine comme unique cadre de négociation crédible et réaliste, il est désormais temps d'engager la deuxième phase, celle de l'explicitation et de la mise en œuvre de ce plan.
En effet, le Royaume s'est engagé à détailler cette initiative, soumise la première fois aux instances onusiennes en 2007. Elle sera ensuite discutée avec les parties belligérantes du conflit, l'Algérie et le Polisario, qui ne manqueront pas, à n'en pas douter, de chercher la moindre faille afin de la rejeter ou de faire traîner les négociations en longueur.
C'est pourquoi Sa Majesté le Roi souhaite que ce plan soit conçu et élaboré avec la participation des représentants de la Nation. Cette démarche permettra, d'une part, de démontrer à la communauté internationale que le document n'émane pas d'une seule institution, en l'occurrence le Palais, mais qu'il traduit la volonté collective du peuple marocain. D'autre part, elle vise à renforcer l'union sacrée autour de ce projet fédérateur.
Dans ce cadre, une réunion s'est tenue le 10 novembre au Cabinet Royal à Rabat, sous la présidence des Conseillers Royaux Taïb Fassi Fihri, Omar Azziman et Fouad Ali El Himma, en présence des chefs des partis nationaux représentés dans les deux Chambres du Parlement, ainsi que du ministre de l'Intérieur et celui des Affaires étrangères.
Cette rencontre avait pour objectif d'inviter les formations politiques à soumettre leurs visions et leurs propositions relatives à l'actualisation et à la formulation détaillée de l'initiative d'autonomie. Dorénavant, la balle est dans le camp des partis politiques, qui doivent présenter leur conception sur la manière de convaincre l'Algérie et le Polisario de permettre aux réfugiés de Tindouf de réintégrer la mère patrie.
Au-delà de cette question, le modèle de gouvernance du Sahara pourrait servir de champ d'expérimentation à reproduire dans les autres régions du Royaume, afin de concrétiser pleinement la régionalisation avancée et d'instaurer un modèle administratif et politique réellement décentralisé.
Entre le modèle fédéral américain ou allemand et le modèle autonomique décentralisé espagnol (à mi-chemin entre l'Etat unitaire et le fédéralisme), le Maroc doit tracer sa propre voie, en s'inspirant de son histoire, de ses spécificités territoriales et culturelles, ainsi que de sa vision de l'avenir.


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