Lors d'une conférence de presse tenue au siège de l'UGTM à Fès, Hamid Chabbat, maire de la capitale spirituelle, membre du Comité exécutif de l'Istiqlal et Secrétaire générale de la centrale syndicale, a mené une véritable contre-attaque suite à la condamnation à la prison de son fils Nawfal décidée par le tribunal de première instance à Fès dans le dossier 1458/2010. «Complot», «machination», «plan concerté et orchestré secrètement par certains adversaires politiques avec la complicité de certains responsables» sont les qualificatifs répétés comme un leitmotiv par le maire de Fès qui s'est dit désabusé par la multiplication des tentatives visant sa réputation et qui touchent aussi sa famille, loin de la concurrence noble et légitime sur la scène politique. Chabat déclare cependant être «déterminé à continuer le combat pour le développement de la ville que je porte dans mon cœur». «Si mes fils se transforment en tribut que je dois payer pour mon action politique en faveur des citoyens de ma ville, je suis prêt à payer pour la première capitale du Royaume» s'est-il exprimé avec émotionet détermination affichée. Le maire de Fès a rappelé que le dénommé Hammouda Zairita, toujours derrière les barreaux, et principal témoin dans cette affaire, s'est déjà rétracté plusieurs fois sur des témoignages accusant d'autres personnes dans cette affaire. Pire encore, dans son témoignage accusant son fils, il a dit avoir rencontré Nawfal duquel il se serait procuré des produits prohibés en 2010, alors qu'il (Zairita) était en prison à la même époque. Le maire s'est par ailleurs interrogé sur le timing des affaires touchant à la famille de Chabat. «Toujours avant des échéances électorales ou suite à des propos à moi concernant des affaires publiques ou une interprétation d'épisodes douloureux de l'Histoire du Maroc». «Pratiquement tous les membres de ma famille ont été impliqués dans des affaires avant de prononcer l'acquittement plus tard. Mais entre l'accusation, souvent à tort, relayée par les médias, et l'acquittement, le mal est généralement fait. On essaie de semer le doute et la zizanie dans les esprits». Le Secrétaire général de l'UGTM s'est d'ailleurs interrogé sur le fait de la diffusion du verdict sur les réseaux sociaux avant même qu'il ne soit prononcé par le tribunal. Il a souligné que la centrale syndicale a formé trois commissions, la première chargé du suivi du dossier, la deuxième pour l'information et la communication et la dernière concernant la politique de proximité auprès de la population fassie afin de déjouer «le complot» qui apparemment vise la ville de Fès et son devenir. Dans une déclaration à L'Opinion, Mme Khadija Zoumi, secrétaire nationale de la zone Nord-Ouest de l'UGTM, s'est dit prête à user de tous les moyens légitimess et légaux pour défendre l'honneur du secrétaire générale de la centrale syndicale. «Chabbat qui représente pour tous les militants l'exemple du dirigeant syndicale et politique honnête et courageux est entrain de payer le prix de sa réussite» a-t-elle souligné. Même constat du côté de Abdeslam Labbar, membre du bureau exécutif de la centrale syndicale: «Chabbat, tel que je le connais, résistera et poursuivra son action ; la vérité finira par éclater au grand jour».