Sira Rigo, ministre espagnole de la Jeunesse et de l'Enfance / DR ‹ › La ministre espagnole de la Jeunesse et de l'Enfance, Sira Rego, affiliée au parti communiste et membre de la coalition Sumar, a accueilli mardi une délégation de l'organisation de jeunesse du Polisario. La rencontre s'est déroulée au siège de son ministère à Madrid. Les discussions ont porté sur «les moyens de renforcer la coopération dans le domaine de la jeunesse, l'échange d'expériences en matière d'orientation et de formation, ainsi que le soutien aux programmes conjoints traitant des problématiques de la jeunesse sahraouie, afin de renforcer sa présence sur la scène européenne et internationale», rapporte ce mercredi l'agence de presse du Polisario, dans une dépêche accompagnée de deux photos. Cette réunion marque une rupture avec le consensus établi depuis 2020 entre les ministres des coalitions de gauche radicale, notamment Sumar et Podemos, et le PSOE dirigé par Pedro Sánchez. Cet accord informel définissait le cadre des rencontres entre membres du gouvernement espagnol et représentants du Polisario. Ce dispositif avait été instauré après le précédent créé par Nacho Alvarez, qui avait reçu en février 2020, au siège de son ministère, une délégation du Front conduite par la «ministre des Affaires sociales et de la promotion de la femme», Souilma Birouk. Depuis lors, ces rencontres se déroulaient systématiquement dans les sièges des partis politiques, plutôt que dans des bâtiments ministériels officiels. Cela inclut notamment la réunion du 28 avril 2022 entre l'ancien ministre de la Consommation, Alberto Garzón, et une mission du Polisario, ainsi que celle du 22 avril 2022 entre l'ex-secrétaire d'Etat à l'Agenda 2030, Santiago Enrique, et un représentant du Front en Espagne, organisée au siège du Parti communiste. La rencontre du mardi 24 mars entre la ministre Sira Rego et des membres du Polisario intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les différentes composantes de Sumar et le PSOE. Ces frictions se sont particulièrement intensifiées après le revers électoral subi par la gauche radicale lors des élections au Parlement de Castille-et-León, tenues le 15 mars.