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Télégramme
Publié dans L'opinion le 28 - 06 - 2013

La CIMR continue à accuser des retards dans le paiement des retraités malgré ses performances informatiques, son standard téléphonique qui frôle l'univers Orwelien où l'homme n'est plus qu'un numéro qui appuie sur la touche 1, s'il est embêté par quelques uns à qu'il doit des sous, la touche 2 s'il faut marcher deux par deux dans le hall d'attente et la touche trois, s'il veut sortir du cheval de Troie.
A la Banque Populaire propriétaire de la carte de la CIMR, on dit au retraité qui a dû mal à se déplacer, même s'il n'a pas perdu l'usage de ses deux jambes, vous pourrez aller à votre banque dans deux jours, une fois qu'il a pointé comme les ouvriers de la SOMACA qui a gagné sa bataille pour une meilleure handassa qui a modernisé ses ressources humaines. Et lorsque les deux jours passent « Khdija ma jate ta haja » lui répond que le virement n'est pas passé. Une sentence qu'il va raconter au marchand de journaux, à la pharmacie du quartier, à l'épicerie qui savent bien qu'il y a une crise à force de regarder la télé. Mais quel rapport entre les lenteurs des cascadeurs de la CIMR qui jouent avec les chiffres et la crise internationale qui a soulevé les Brésiliens, les Turcs et autres inspirés du printemps arabe qui joue les prolongations qui donnent mal à la tête à Darmon et à Blatter M. Propre, qui n'a pas froid aux yeux en se déclarant clean, sur un air de « Sex Machine » de James Brown qui n'a passé que 8 h à Casablanca, entre le concert et la sieste profonde au Hayat Regency du temps où on l'appelait « Dada m'aâkra » comme Grace Johns... stop.
La chroniqueuse belliqueuse qui n'a pas écrit un mot sur la mort de notre directeur Mohamed Idrissi Kaïtouni qui lui a ouvert les pages de l'économie où elle a fait son cursus, où elle a eu l'occasion de rencontrer les gens qui comptent dans le pays, un réseau qu'elle a tissé petit à petit avant de lancer son canard. « Nous sommes las de la politique économique gouvernementale : degré zéro de l'infantilisation » et plus bas dans son édito qui met bas du mépris vers les valeurs du pays « on entretient en sous main des discours haineux et vindicatifs », en parlant des investissements. Comment peut-on entretenir des discours haineux envers la sève qui renforce les renforts du pays ? Et pourquoi avoir le toupet de parler d'infantilisation, degré zéro, par-dessus le marché.
Cette vision éditorialiste macabre, tient en otage non seulement un gouvernement, tantôt porté aux nues, tantôt décortiqué à mort, mais tout un peuple qui se demande si on va dépendre encore longtemps de pigistes alarmistes à qui le pays a tout offert, y compris le droit aux jugements impartiaux, sans la moindre fibre nationale, nous ne dirons pas nationaliste, qui donne envie aux fiévreux d'aller chez le dentiste, sans avoir mal aux dents. stop.
Un as de l'immo qui fait passer un gourbi de luxe pour un palace ! Passons sur le chiffre qui ne donne plus le vertige, les Marocains vivent comme des portoricains de retour de la Californie – mais la « vue sur mer » reste à vérifier disait Mae West, dans un film. Une vue qui donne sur un vis-à-vis, non prévu dans la maquette de rêve avec des palmiers Australica qu'on ne trouve pas dans le Jardin d'Essai dont ont n'annonce ni l'heure d'ouverture ni la fermeture après une inauguration royale qui a fait chaud au cœur de Mehdi – médi dit-on au Lycée Descartes – et à Royal, revenu s'installer à Rabat après un saut chez ses cousins, qui rêvent du Limousin. stop.
L'Enseignement marocain serait parmi l'un des derniers de la classe, dans la zone MENA qui ne connaît pas Menana. A chaque fois, les journaux sortent les canons de Navarone, chaque fois qu'un bureau du vieux continent secoué par les siens – l'arroseur arrosé, des frères Lumière qui ont filmé la sortie des usines, mais pas les manifs du 1er Mai – nous tient en tenaille.
A côté du Maroc, l'un des derniers de la classe qui fâche, même pas l'avant-dernier ou au milieu du peloton, on raconte qu'un Marocain sur deux, n'est pas content du système éducatif alors qu'une bonne partie des personnes interrogées – enquête ou interrogatoire ? – ne savent pas comment ça marche dans l'Education, qu'est-ce qui a changé et qu'est-ce qui n'a pas évolué. 1 sur 2 ? Quel drôle de paramètre pour parler d'un sujet sérieux. Pas 5 sur 10 ou 12 sur 20, non 1 sur 2... On vous épargne les détails des petits rapporteurs de dépêches prêts à vendre toutes les mèches. Une mèche de cheveux, chantait Adamo, une voix rauque dans un corps frêle. stop.
Scandale à l'Université d'Oujda, comme par hasard, au moment où la presse unanime appuie les efforts du voyage utile de SM le Roi. Et de quoi s'agit-il ? D'une prof qui a voulu nous fâcher avec nos amis juifs qu'ils soient marocains, Belges où on ne rit pas toujours, ou sud-américains. Avec un sujet raciste remis à des élèves innocents, la prof du bahut, aurait du être rappelée à l'ordre.
Alors que l'Université de la ville de Sidi Abdelouwaheb que le Roi a honoré avec un réaménagement digne d'Al Qods, n'a rien trouvé de mieux que de nous raconter, qu'elle a toujours entretenu de bonnes relations avec les personnes de cette confession. Comme si il pouvait en être autrement, dans une université que chantait Philipe Clay, un mec reac de la droite maladroite, qui passait sur les ondes de l'ex RTM.
Pour moins que ça, l'ex-couturier de Christian Dior qui croyait avoir un métier en or, a été foutu à la porte sans indemnités, lui qui ne pouvait se passer de mondanités. stop.
A la remarque pertinente de Benâbid sur l'expression « maâlich » qui retarde le pays d'un siècle, quand il faut avancer sans crier « Ila al amame », ajoutons une autre plus fataliste qui ferait reculer Jacques, le fataliste, c'est « ach n'dirou » en ajoutant « hada makaïne » qui ferait réagir Badie Zamane, honoré par Tayeb Seddiki dont plus personne ne parle dans la presse sur papier glacé. Ou encore « hadchi li kayn », qui veut dire : circulez, circulez, il n'y a rien à voir, ni à entrevoir. Du pareil au même.
Le dialectal qui regorge d'expressions instructives sur un certain état d'esprit, parfois savoureuses, se retrouve sur le portable avec des messages que n'aurait pas snobé Sidi Kaddour El Alami, aucun rapport avec l'ex-patron de la BMC qui a tout le temps d'écrire maintenant des poèmes, comme lorsqu'il était aux commandes de la banque avant qu'elle n'ajoute le mot bank. Ces messages que Fouad Laraoui n'utilise pas, alors que cet écrivain censé fouiner dans le langage aurait tout intérêt à écouter les siens au lieu de jouer les martiens au pays de l'Extrême Couchant où le langage populaire est roi. stop.
Descente aux enfers chez les jeunes qui ont augmenté leur dose de barbituriques qui provoquent des secousses telluriques dans des foyers déjà foudroyés par un coût de la vie qui ne pardonne pas. Il faut savoir que le Valium qui rend amorphe en tuant toutes les initiatives et l'envie de s'en sortir, est appelé le bonbon sauvage par les mecs du quartier.
Le bonbon sauvage pour ces garçons sauvages – sauvageons pour Chevènement qui ne fait plus l'événement, c'est plutôt gentil – dont William Burrough, petit-fils du créateur de l'ordinateur qui porte son nom, écrivain à la peau dure, a écrit « Les garçons sauvages ». L'auteur qui a vécu à Tanger entre le grand Socco le Café de France et la plage de Billa Haris a dépensé un argent fou dans la ville du Détroit où on vit de moins en moins à l'étroit. stop.
Sortir. Chaâbana donne lieu à des rencontres entre femmes qui évitent d'inviter des hommes, histoire de rigoler et de chanter entre elles, comme à Achoura où l'on s'éclate en pensant qu'on finira par entrer dans l'ordre, le 09 juillet, pichet... stop.
A lundi, nordine ben mansour qui s'apprête à mettre les voiles, histoire de profiter des derniers jours de Chaâbane.


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