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Etats-Unis : Washington déplore le retrait de Moscou de la CPI, mais en rejette aussi l'autorité
Publié dans L'opinion le 20 - 11 - 2016

Les Etats-Unis ont beau critiquer la Russie qui menace de quitter la Cour pénale internationale (CPI), Encore faudrait-il qu'ils acceptent eux-mêmes l'autorité de cette juridiction qui a évoqué cette semaine une enquête contre leurs militaires et espions en Afghanistan. Tout en accusant Moscou de perpétrer des actes «inexcusables» en «violation du droit international» en Syrie, Washington a rejeté cette semaine des résultats préliminaires dévoilés par la procureure de la CPI Fatou Bensouda sur d'éventuels «crimes de guerre» qu'auraient commis en Afghanistan dans les années 2000 des soldats américains et agents de la CIA.
Comme la Russie, les Etats-Unis avaient signé le 17 juillet 1998 le Statut de Rome créant la CPI, mais aucune des deux grandes puissances ne l'a jamais ratifié.
Après plusieurs pays africains ces dernières semaines - Afrique du Sud, Burundi et Gambie - Moscou a porté un nouveau coup à la Cour en annonçant son intention de retirer sa signature du traité fondateur.
Washington avait critiqué la décision des pays africains car, bien qu'elle ne soit pas partie au Statut de Rome, la diplomatie américaine soutient les enquêtes de la Cour pour les «crimes de guerre et de génocide».
Le département d'Etat a d'ailleurs laissé poindre son ambivalence en déplorant, à demi-mot, la décision russe.
«Ce sont évidemment des décisions nationales souveraines», a reconnu le porte-parole John Kirby, mais «cela n'entame en rien le fait que nous croyons que la Cour apporte un cadre précieux, même si nous ne sommes pas signataires».
Les Etats-Unis s'étaient retirés du Statut de Rome en mai 2002 dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU de l'époque, Kofi Annan ,par John Bolton, le sous-secrétaire d'Etat du président républicain George W. Bush. Ce dernier, en pleine vague néo-conservatrice, avait lancé sa «guerre contre le terrorisme» en riposte aux attentats du 11-Septembre. D'abord en Afghanistan en octobre 2001, puis en Irak en mars 2003.
Et c'est justement les agissements présumés de militaires et d'espions américains en Afghanistan que la procureure de la CPI a dénoncés cette semaine.
Dans un rapport préliminaire, elle a détaillé les accusations de «tortures et mauvais traitements apparentés commis par les forces armées américaines déployées en Afghanistan et dans des centres de détention secrets de la CIA, principalement en 2003-2004».
Le successeur du président Bush, le président sortant Barack Obama, avait mis fin en 2009 au programme d'interrogatoires secrets de la CIA. Et il avait reconnu en décembre 2014 que les Etats-Unis avaient «torturé», sur la foi d'un rapport choc du Sénat. Si bien qu'une éventuelle enquête de la CPI contre Washington disposerait d'éléments à charge
Mais il est exclu que Washington livre ses agents à la justice internationale.
«Nous ne pensons pas que l'examen ou l'enquête de la CPI concernant les actes du personnel américain en Afghanistan soient justifiés ou appropriés», a contesté Elizabeth Trudeau, porte-parole du département d'Etat. A ses yeux, les Etats-Unis «disposent d'un système national solide d'enquête et de responsabilité qui est aussi bon que dans n'importe quel pays dans le monde».
En dépit d'une quête d'une solution diplomatique avec Moscou en Syrie, Washington a accusé les forces armées russes de crimes de guerre en frappant des civils et des hôpitaux.
Alors, si ce n'est pas la CPI, qui pourrait juger de ces crimes ?
«L'annonce par la Russie (de son retrait) de la CPI n'est pas un scoop pour la Cour», tranche Elizabeth Evenson de l'organisation Human Rights Watch (HRW) en rappelant que Moscou «n'en a jamais été membre». En revanche, cette décision est révélatrice du «mal qu'elle (la Russie) inflige à son propre peuple», pour cette responsable de l'ONG américaine des droits de l'Homme.
Mais les Etats-Unis, également hors de la CPI et accusés aussi de «crimes de guerre» sont-ils crédibles quand ils condamnent la Russie ?
«Le fait de ne pas être signataires du Statut (de Rome) ne veut pas dire que les Etats-Unis font le même genre de choses que les Russes en Syrie», argumente Philippe Bolopion, dirigeant de HRW.


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