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Un juriste espagnol dénonce le détournement systématique des aides humanitaires par le "polisario"
Publié dans MAP le 27 - 03 - 2010

Les droits humains dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien, sont bafoués et les aides humanitaires sont systématiquement détournées par le polisario, a déclaré, vendredi à Oujda, M. Miguel Angel Puyol Garcia, président du Centre des études hispano-marocaines, basé à Saragosse en Espagne.
"Les aides humanitaires destinées normalement aux populations des camps de Tindouf sont systématiquement détournées par le polisario et je possède de nombreux documents qui attestent de ces agissements", a souligné M. Miguel Angel qui intervenait dans le cadre des travaux du colloque national sur "la situation des séquestrés de Tindouf et des victimes d'expulsions collectives d'Algérie à la lumière des droits de l'homme et du droit international humanitaire".
"J'ai voyagé à deux reprises à Tindouf pour apporter des aides humanitaires et j'ai découvert, lors de mon deuxième voyage, le pillage systématique par le polisario de ces aides", a affirmé M. Garcia relatant sa propre expérience.
Le polisario, manipulé par l'Algérie, "s'oppose à tout recensement des populations des camps de Tindouf tout en avançant des chiffres fictifs pour induire le monde entier en erreur et recevoir ainsi des aides conséquentes qui, au lieu d'être remises aux personnes qui en ont besoin, sont écoulés sur le marché noir", a-t-il déploré dans son intervention intitulée "Les camps de Tindouf, jusqu'à quand?".
Et d'ajouter que les populations séquestrées dans les camps de Tindouf sont privées de leurs droits les plus élémentaires, en violation flagrante des conventions et chartes internationales, appelant les universitaires, les chercheurs et les défenseurs des droits de l'Homme à multiplier les efforts pour trouver des solutions aux souffrances quotidiennes de ces Marocains et leur permettre de regagner leur pays.
M. Garcia a avancé, dans ce contexte, une série de propositions dont le dépôt d'une plainte auprès de la Cour suprême d'Espagne contre les dirigeants du "Polisario" pour disparition forcée dans les geôles des camps de Tindouf de centaines de sahraouis d'origine espagnole, et le lancement d'un mandat d'arrêt international pour juger les tortionnaires.
Evoquant la situation des détenus marocains dans les prisons de la honte à Tindouf en violation des conventions internationales, il a indiqué que les responsables du polisario doivent être poursuivis pour "crimes de guerre" devant la Cour pénale international, ou encore devant les tribunaux internationaux pour "détournement systématique" des aides humanitaires.
Il a, par ailleurs, mis l'accent sur les relations séculaires d'amitié et de fraternité existant entre les peuples marocain et espagnol, estimant que les deux pays doivent oeuvrer pour édifier un avenir commun fondé sur l'entente, le progrès et la prospérité des deux rives.
Les autres intervenants ont été unanimes à souligner les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les populations des camps de Tindouf et la nécessité d'une intervention urgente de la communauté internationale pour lever l'embargo qui leur est imposé.
Ils ont, de même, salué le plan d'autonomie proposé par le Maroc, faisant remarquer que cette initiative courageuse offre une occasion historique pour le règlement du conflit artificiel du Sahara qui n'a que trop duré.
Le dernier jour de ce colloque a également été marqué par des témoignages accablants livrés aussi bien par des anciens détenus dans les camps de Tindouf en Algérie que par des Marocains expulsés de ce même pays en 1975.
Très émus, ils ont retracé, par des faits et dates précis, les étapes les plus marquantes de leur détention ou de leur expulsion, le calvaire qu'ils ont enduré et le traitement qui leur était infligé.
Ils ont tous réitéré leur appel à la réparation des préjudices qu'ils ont subis et à la poursuite en justice des responsables et auteurs de ce drame humanitaire.
Initié par l'Université Mohammed 1er d'Oujda en collaboration avec le conseil consultatif des droits de l'Homme, la commission nationale du Droit international humanitaire, l'Organisation marocaine des droits de l'Homme et la section locale du croissant rouge marocain, ce colloque a traité des différents problèmes d'ordre juridique et humanitaire liés à la situation des séquestrés de Tindouf ainsi que de l'évolution que connaît le dossier des victimes d'expulsions collectives d'Algérie.
Cette rencontre a pris fin vendredi soir par une soirée culturelle festive, animée par l'association Annajah pour le développement social de Laâyoune, qui a fait découvrir aux participants la richesse du patrimoine culturel (poésie et musique hassanies, articles d'artisanat, ...etc) des provinces du sud.


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