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Israël et le Maroc ou comment Alger façonne le « bon coupable » et la judéophobie sur le mensonge et la confusion
Publié dans Maroc Diplomatique le 25 - 09 - 2022


Par Hassan Alaoui
Les dirigeants algériens et avec eux une certaine élite, une presse bâillonnée et tous les lobbies à leur botte participent à la violente guerre médiatique ou autre qui ne dit pas son nom contre le Maroc. Avec la propension de le désigner comme l'Etat sioniste ou l'allié sioniste ou encore le valet sioniste, et j'en passe...Un déni médiatique, disons-nous, intellectuel et politique qui nous renvoie à cette « pensée unique » à l'œuvre depuis la fin de la guerre froide et son schéma bipolaire. Ce discours reprend à son compte l'idéologie de la République islamique de l'Iran, aujourd'hui l'ami proche de l'Algérie...
Décidément, le Royaume du Maroc ne cessera jamais d'être le bouc émissaire et l'objet de la diversion des dirigeants algériens. Un quidam qui n'en pouvait plus des radotages des dirigeants algériens, à bout et lassé d'écouter leur propagande s'est adressé directement à Saïd Chengriha, ce maréchal ferrant pour lui dire : « mais puisque vous croyez défendre mieux et plus que les autres les Palestiniens au point que vous vous y substituez, puisque vous insultez l'Etat d'Israël et le qualifiez de sioniste, vous condamnez le Maroc de la même manière, bref vous demandez à combattre ces derniers, montrez-nous de quoi êtes-vous capables, venez « libérer la Palestine », envoyez vos hommes à Gaza... » ! Comment ne pas accorder un crédit à ce propos judicieux, sorti des tripes de tout citoyen israélien qui, pince-sans-rire, y rétorquera du même ton ?
La guerre des mots, je veux dire celle que la presse à la botte du pouvoir, de la junte militaire algérienne croit livrer contre le Royaume du Maroc n'en finit pas de nous éberluer. Journalistes qui n'ont de nom que la piteuse apparence, scribouillards à la solde, soudards de sous préfecture de la propagande, ignorants aveuglés, et cela va sans dire des apprentis-sorciers du mensonge : une corporation robotisée au langage toujours le même, au réflexe pavlovien comme qui dirait tout observateur honnête de la scène algérienne. La gravité de cette situation est que ces braves gens, dans le sillage des colonisateurs français, ont cru, croient toujours écrire notre histoire et dessiner notre avenir.
Certains commentateurs zélés vont jusqu'à imaginer, inventer et décrire toute honte bue une éclipse définitive du Roi Mohammed VI de la scène et son exil volontaire du Royaume. Avec un acharnement psychotique, ils ont vite fait d'annoncer la fin de notre pays, se relayant les uns les autres, inventant des grèves et des mouvements sociaux, voire des manifestations quotidiennes et des révoltes, bref un soulèvement populaire permanent du peuple marocain contre la Monarchie et le pouvoir. Le plus étonnant, pourtant, est qu'aucun journal étranger digne de ce nom ne relate de telles informations ni s'inquiète de quoi que ce soit dans ce sens. Dans la culture du déni, de l'ignorance et des « fake-news », la presse algérienne est passée maître, comme aussi dans l'art de couper les cheveux en quatre. On retiendra de cette furieuse jalousie que le Royaume du Maroc suscite auprès des militaires algériens, une irascible mauvaise foi d'inverser les rôles, ou carrément de faire impunément de la substitution. La question palestinienne en l'occurrence qui est, si je puis dire, « marocaine » parce que le Maroc préside le Comité al-Qods fondé par Hassan II et soutient sa cause sans cesse depuis plus de quarante ans, est sous la menace d'une vulgaire « récupération » politique par l'Algérie qui, sans crier gare et en violation de la simple éthique, attribue un rôle inattendu au président Tebboune, devenu subitement entre la nuit et le jour le leader de cette cause...C'est nous faire prendre des vessies pour des lanternes qu'avec un chèque de 100 Millions de dollars glissé entre les mains de Mahmoud Abbas il y a neuf mois, on allait changer la donne ou diminuer en quoi que ce soit l'estime des Palestiniens envers le Maroc et leur gratitude à l'égard de son Roi.
Maroc Israël, comme sur du velours
Depuis leur normalisation en automne 2020 sous la houlette de l'ancien président des Etats-Unis, Donald Trump et dans le cadre du protocole dit « d'Abraham » le Maroc et Israël ont accompli d'insoupçonnables avancées sur la voie du rapprochement. Nul autre pays arabe ne saurait se prévaloir à présent de cette proximité si dense et multiforme avec l'Etat hébreu. Nul autre non plus ne saurait prétendre à atteindre si vite ce niveau de coopération en si peu de temps qui rend leur relation quasi exceptionnelle. La multidimensionnalité de ce qu'il convient d'appeler désormais le partenariat à large spectre n'a d'égal que leur désir profond de renouer à la fois avec l'histoire et la mémoire.
Il convient de souligner qu'en rétablissant leurs relations – et dans la foulée leur mémoire- Maroc et Israël ont répondu à l'appel implicite et profond de leurs peuples respectifs. Une communauté de près de 1 Million de citoyens marocains vivant en Israël et leur descendance constituent à coup sûr un lien de sang irréfragable, si ancré dans nos âmes qu'il sera constamment inscrit dans l'irrésistible destin commun. Forgé dans l'irréversible perspective qui s'est instaurée depuis décembre 2020, le modèle de partenariat entre les deux pays, évolution ascendante oblige, s'est mué en alliance organique. Les nombreux accords israélo-marocains, politiques, économiques, sociaux, culturels, touristiques, militaires, religieux et autres reflètent à la fois une diversité irréductible riche et profonde et une harmonie transcendantale.
Tous les pays du monde – exception faite d'une poignée d'entre eux – entretiennent des relations avec l'Etat d'Israël ou aspirent à le faire. L'Etat d'Israël a été crée en 1948 et avait été reconnus par la communauté internationale et notamment par l'Union soviétique la première, Etat communiste s'il en fut. Ces pays ne sont pas pour autant sionistes, et tous ou presque en appellent à présent au respect des droits fondamentaux du peuple palestinien, à la création d'un Etat indépendant aux côtés de l'Etat d'Israël, autrement dit la mise en place de deux Etats qui cohabiteraient dans l'entente, l'harmonie et le respect mutuel. Il y a déjà plus de quarante ans que feu Hassan II militait pour cette formule démocratique, reprise avec une conviction chevillée au corps par le Roi Mohammed VI.
Quand le gouvernement algérien s'en prend avec violence au Maroc suite à la normalisation de ses relations avec Israël, il se fout le doigt dans l'œil, il pêche par une totale hypocrisie, car il ne pipe mot quand c'est les Emirats arabes unis (EAU), Bahrein, l'Egypte, le Soudan voire même l'Arabie saoudite qui, officiellement ou en catimini entretiennent d'excellentes relations avec l'Etat hébreu, lui achètent les technologies dont le système Pegasus fourni par NSO, par-delà leur condamnation rituelle de sa politique à l'égard des Palestiniens. Il reste en revanche une impression révoltante de l'attitude du gouvernement algérien qui se fait le donneur de leçons, qui n'a jamais rien déboursé dans le passé pour la Palestine, qui s'attaque au Maroc alors qu'il épargne les autres – tous les autres – pays qui reconnaissent et travaillent avec Israël. Ou encore cette hypocrisie criarde de n'avoir aucunement réagi quand Mahmoud Abbas – leader palestinien par défaut – est venu récupérer le fameux chèque de 100 Millions de dollars de chez Tebboune et le lendemain avait, accolade affichée, rencontré chez lui le ministre de la défense israélien Benny Gantz. Autrement dit, une gifle et un pied de nez à l'Algérie...
Au nom de l'antisémitisme algérien
L'antisémitisme algérien de bas niveau ne trompe guère ! Il est entretenu par une junte à des fins d'expansionnisme contre le Royaume du Maroc. Il procède d'une primaire et vulgaire cabale contre ce dernier, la tâche de le calomnier confiée à la presse de pacotille qui est lâchée plus que jamais contre notre pays avec des arguties fallacieuses, un discours stalinien qui nous renvoie, hélas ! et trois fois hélas ! aux dernières décennies du siècle dernier. Que dirigeants algériens responsables, médias et réseaux sociaux qui leur sont acquis tiennent le même discours avec la même rengaine sur un soi-disant « danger maroco-israélien aux frontières algériennes » voire contre la sécurité du monde arabe et du monde...semble proprement ahurissant et relève de la psychopathologie paranoïaque...L'ambivalence de la junte qui dirige l'Algérie n'a pas de limite, et le président Tebboune – tout à son malheureux manichéisme –reprend à son compte le discours d'un autre âge, usant de la confusion aggravée au prétexte fallacieux et mortel de dénoncer le sionisme et de faire la courte échelle à un antisémitisme non moins grave qui est, tout compte fait, l'emblème idéologique inscrit sur le fronton de son pouvoir.


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