La découverte d'un pistolet dans une benne à ordures, située dans un quartier de Tanger, a mis les services de sécurité en alerte et relancé les interrogations sur les risques qui guettent la métropole du Nord. Le mardi 26 août, une découverte insolite a provoqué une forte mobilisation sécuritaire dans la ville de Tanger. Un pistolet a été retrouvé dans une benne à ordures du quartier Al Manar, incitant les forces de l'ordre à intervenir immédiatement. Selon des informations relayées par les médias, des équipes de police se sont rapidement rendues sur place pour saisir l'arme et ouvrir une enquête destinée à éclaircir les circonstances de cet abandon pour le moins inattendu. Marqué par plusieurs incidents au cours des dernières années, le quartier où l'arme a été retrouvée a conduit les autorités à traiter la situation avec le plus grand sérieux. Les premiers éléments de l'enquête indiquent qu'il s'agit d'un pistolet utilisé pour la chasse aux oiseaux fonctionnant avec des billes métalliques, appelées « boulintchi ». Potentiellement dangereux, ce type d'arme demeure dans une zone grise, puisqu'il ne requiert aucune autorisation particulière et s'apparente parfois à un simple outil de loisir ou de chasse rudimentaire. Cependant, les enquêteurs privilégient plusieurs hypothèses. L'arme pourrait avoir été abandonnée après un différend ou déposée par crainte de représailles en cas de contrôle policier. Pour cette raison, un ratissage systématique du quartier a été lancé afin d'écarter tout risque supplémentaire. Lire aussi : Un policier porte plainte après des allégations mensongères sur les réseaux sociaux Des sources proches du dossier rappellent que ce genre d'armes parvient souvent au Maroc via les ports espagnols ou celui de Tanger Med, introduit en contrebande par de jeunes Marocains résidant à l'étranger. Il n'est donc pas exclu que la personne qui s'en est débarrassée ait préféré éviter toute complication en tentant de la faire passer à l'intérieur de la ville. L'affaire n'est pas sans rappeler un précédent : le 29 août 2024 à Rabat, un jeune de 17 ans a été arrêté après avoir été trouvé avec une Kalachnikov et un uniforme militaire dans le parc naturel Ibn Sina. Très vite, il a été établi que la Kalachnikov était factice, en plastique, achetée via un site de commerce en ligne. Le jeune homme imitait des exercices militaires, ce qui a attiré l'attention des forces de l'ordre. Suite à son arrestation, une perquisition à son domicile a permis de saisir l'uniforme militaire et d'autres objets. L'enquête a été prise en charge par le procureur général du Roi près la cour d'appel de Rabat pour un examen approfondi. Le père du jeune vivait aux Etats-Unis, tandis que la mère avait été convoquée pour les auditions. La Préfecture de police de Rabat a également démenti toute saisie d'une Kalachnikov réelle, réfutant ainsi certaines rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. Ces deux affaires mettent en lumière le rôle essentiel et constant des services de police dans la prévention de la criminalité et la préservation de l'ordre public. De Tanger à Rabat, les autorités multiplient les opérations de terrain, mènent des enquêtes approfondies et assurent un suivi rigoureux afin de protéger les citoyens, de contrôler la circulation des armes et de contrer les activités illicites, témoignant ainsi de leur engagement continu en faveur de la sécurité collective.