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Né à Berkane et formé à Paris, Mohamed Hassan Bensalah, 37 ans, préside aux destinées du groupe familial depuis 13 ans déjà. D'un groupe en péril, il a fait l'un des fleurons de l'économie. Le fin stratège de Holmarcom
Publié dans MarocHebdo le 06 - 10 - 2006

Né à Berkane et formé à Paris, Mohamed Hassan Bensalah, 37 ans, préside aux destinées du groupe familial depuis 13 ans déjà. D'un groupe en péril, il a fait l'un des fleurons de l'économie.
Le fin stratège de Holmarcom
Mohamed Hassan Bensalah.
De tous les patrons des grands groupes marocains, Mohamed Hassan Bensalah est certainement le plus jeune et le plus discret. À 37 ans révolus, ce natif de Berkane figure parmi les capitaines d'industrie du Royaume les plus dynamiques. Ceux qui l'ont côtoyé le décrivent comme un homme d'une maturité à toute épreuve et d'une habilité à surmonter les situations les plus épineuses.
Cette force de caractère dont il use aujourd'hui pour commander son groupe, Holmarcom, est le fruit de treize années de dur labeur. Mais, lui, en homme modeste et humble, ne s'en vante jamais. Pragmatique et charismatique à la fois, il fascine par sa capacité à écouter, à convaincre et à fédérer. Ce sont ces valeurs, transmises par son père, feu Abdelkader Bensalah, décédé le 20 juin 1993, qui lui ont permis de réussir. De ce père, il ne tarit pas d'éloges. Il évoque à toute occasion ses qualités de «visionnaire», de «combattant», mais aussi de «nationaliste». Abdelkader Bensalah était parmi les signataires du Manifeste de l'indépendance en 1944. Comment succéder à cet imposant patriarche ? Le cadet de la famille Bensalah en a tremblé quand il a été désigné, alors âgé de 24 ans à peine, pour prendre les rênes du groupe. Des moments de doute légitime auxquels succèdent rapidement une assurance de manager hors pair. Habité par une rage insatiable de vaincre, le jeune héritier s'installe dans son prestigieux fauteuil et relève le défi. Il faut dire qu'il ne manquait pas de moyens.
Après un Baccalauréat B à la mission française, il part en France pour des études supérieures à l'université de la Sorbonne où il décroche une maîtrise en gestion, puis à l'Ecole des cadres de Paris. Parallèlement à sa formation, le jeune Bensalah effectuait régulièrement des stages au sein du groupe. Et, pour l'avoir vu briller dans la gestion des hommes et des crises, son père le nomme comme conseiller. Cette expérience fut sa principale école dans la vie. Il avait presque tout appris de lui, essentiellement son savoir-faire.
À sa mort, le patriarche lègue à ses enfants un groupe, certes en crise, mais qui pèse dans le paysage économique marocain, avec à son patrimoine pas moins de 35 filiales, réparties entre plusieurs secteurs d'activités: agroalimentaire, assurance, distribution et industrie.
À sa sœur aînée, Meriem Bensalah Chaqroun, mariée à Jamal Chaqroun, fils de l'écrivain Abdellah Chaqroun et de l'actrice Amina Rachid, Mohamed Hassan Bensalah confie le fleuron du groupe: la Société Oulmès, productrice de la célèbre eau minérale Sidi Ali, dont les ventes et la notoriété augmentent d'année en année. Femme à poigne, elle a su réorganiser l'entreprise pour en faire l'une des filiales les plus performantes du groupe.
Le frère et la sœur s'entendent parfaitement car ils partagent la même ambition, hisser le groupe Holmarcom au rang des plus grands conglomérats économiques du Maghreb. Lui, en tant que président, se voit attribuer le rôle de stratège, investi d'une mission lourde: restructurer le holding.
La tâche s'avèrera immense. "Le groupe était en péril, a-t-il expliqué, et pour le pérenniser, une restructuration d'urgence s'imposait. À la fois sur le plan des effectifs dont les filiales du groupe souffraient énormément, et sur celui de la compétence qui faisait souvent défaut à celles-ci". Il s'agissait en somme pour le jeune héritier, d'abord et avant tout, de "pérenniser ce patrimoine en péril".
Aujourd'hui, c'est chose faite. À force de travail et de patience, il réussit à restructurer le groupe en trois ans, puis s'ouvre pour lui une phase décisive pendant laquelle il noue des alliances et des partenariats avec de nombreux groupes marocains et étrangers.
Sa première alliance fut conclue avec le groupe Benjelloun, en 1998, pour créer la première compagnie aérienne privée du pays: Régional Air Lines.
Personne, au départ, n'avait cru en ce projet considéré à l'époque comme un pari fou et intenable. Aimant les challenges et les aventures, Mohamed Hassan Bensalah s'accroche à son affaire en assurant lui-même le suivi économique et commercial.
Son effort semble doublement payer: non seulement Régional Air Lines est une compagnie qui marche et réalise des bénéfices, mais elle est aussi l'objet de grandes visées de la part de compagnies étrangères. À vrai dire, l'homme n'a pas froid aux yeux. Il frappe à toutes les portes pour fructifier ses affaires.
Début des années 2000, Mohamed Hassan Bensalah réussit un coup de maître.
La marque américaine de boissons gazeuses Pepsi est réintroduite au Maroc grâce à lui, après de longues années de négociations commencées du temps de son défunt père. Eternelle concurrente de Coca-Cola sur les deux marchés américain et européen, mais disparue du marché marocain pendant un bon bout de temps, la réapparition de Pepsi constitue aujourd'hui un pari réussi pour le jeune Bensalah. Fort de ces grandes réalisations, ce dernier s'est forgé une réputation de bâtisseur et de grand gestionnaire. Autant d'atouts qu'il met à profit d'actions citoyennes et de fondations qu'il soutient activement, notamment la fondation Mohammed V pour la solidarité. Bien introduit dans les cercles du pouvoir et des affaires, particulièrement apprécié pour ses qualités de diplomate et de négociateur, Mohamed Hassan Bensalah n'est pas le genre de dirigeant qui aime faire parler de lui dans les médias. Il veut surtout qu'on parle de la qualité de ses produits, de la manière dont ils sont distribués et de leur perception par rapport aux produits concurrents. Sa devise: travailler et donner des résultats.
C'est, en grande partie, ce qui compte dans sa vie. Mais, il y a aussi sa famille à laquelle il s'efforce de consacrer un peu plus de son temps libre.