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Variole du singe : Ce qu'il faut savoir
Publié dans Yabiladi le 24 - 05 - 2022

Trois cas suspects d'une maladie assez rare appelée variole du singe ou «Monkeypox» ont été déclarés au Maroc, lundi. Si est peu contagieuse, la maladie est susceptible de se transmettre lors de contacts étroits. Voici de quoi il s'agit.
La variole du singe (mieux connue sous le nom anglais Monkeypox) est provoquée par un virus peu répandu et jusqu'ici surtout retrouvé en Afrique. L'éclosion actuelle est la première notable hors d'Afrique depuis 2003, quand 70 cas avaient été signalés aux Etats-Unis. La plupart des patients avaient été en contact avec des chiens de prairie domestiques, infectés par des rongeurs africains importés.
Depuis 1970, des cas humains d'orthopoxvirose simienne (variole du singe) ont été signalés dans 10 pays africains, à savoir la République démocratique du Congo, la République du Congo, le Cameroun, la République centrafricaine, le Nigeria, la Côte d'Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, le Gabon et le Soudan du Sud. En 2017, le Nigeria a connu la plus grande flambée jamais enregistrée, environ 40 ans après les derniers cas confirmés d'orthopoxvirose simienne dans ce pays. Depuis le début du mois de mai 2022, quelques dizaines de cas ont été recensés en Europe, en Amérique et en Afrique.
Quels sont les symptômes ?
Après la contamination, la période d'incubation est plutôt longue, puisque la personne n'a pas de symptômes pendant 5 à 21 jours, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La période de contagion débute toutefois environ 5 jours avant les premiers symptômes. La longue période sans symptômes peut donc amplifier la transmission, la personne ne se rendant pas compte qu'elle est déjà atteinte.
Par la suite, la maladie se présente comme n'importe quelle infection virale : fièvre, frissons et maux de tête, douleurs musculaires et une grande asthénie (manque d'énergie).
La seconde période de la contamination se caractérise par une éruption cutanée, environ 3 jours après l'apparition de la fièvre. Dans 95% des cas, le visage est touché, puis les paumes des mains et les plantes des pieds, dans 75% des cas.
Cette éruption cutanée peut également survenir dans la muqueuse buccale, les organes génitaux, les conjonctives, ainsi que la cornée.
Y a-t-il des risques graves pour la santé ?
La plupart des cas de variole du singe sont peu graves, mais le virus peut le devenir pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées. Les cas graves sont également liés à l'ampleur de l'exposition au virus, à l'état de santé du patient et à la gravité des complications. L'orthopoxvirose simienne guérit en général spontanément et les symptômes durent de 14 à 21 jours.
Comment se transmet le virus ?
Le virus se transmet principalement à l'être humain à partir de divers animaux sauvages, rongeurs ou primates par exemple, mais la propagation secondaire par transmission interhumaine est limitée. En effet, l'infection des cas initiaux résulte d'un contact direct avec du sang, des liquides biologiques ou des lésions cutanées ou muqueuses d'animaux infectés.
La transmission interhumaine peut résulter de contacts étroits avec des sécrétions infectées des voies respiratoires, des lésions cutanées d'un sujet infecté ou d'objets récemment contaminés par des liquides biologiques ou des matières provenant des lésions d'un patient.
Cependant, selon l'OMS, rien ne permet à ce jour d'affirmer que la seule transmission interhumaine permette de maintenir l'orthopoxvirose simienne dans la population humaine.
Existe-t-il un traitement spécifique ?
A ce jour, il n'existe pas de traitement spécifique. Certains médicaments antiviraux sont parfois utilisés sans que leur efficacité ne soit sûre. La prise en charge vise surtout à identifier les complications, quand elles surviennent, et à les traiter en attendant que la maladie passe.
Existe-t-il un vaccin ?
Les personnes vaccinées contre la variole humaine risquent peu d'attraper celle du singe. Mais il n'existe pas de vaccins spécifiques contre l'orthopoxvirose simienne.
Dans les années 70, la vaccination antivariolique avait une efficacité de 85% pour la prévention de l'orthopoxvirose simienne, mais le vaccin n'est plus disponible pour le grand public après l'arrêt de sa fabrication suite à l'éradication mondiale de la variole. Néanmoins, selon l'OMS, des antécédents de vaccination antivariolique entraînent probablement une évolution plus bénigne de la maladie.
Que faire en cas de symptômes ?
En cas de symptômes, il faut directement consulter un professionnel de la santé. Le diagnostic se fait alors à l'aide d'un test PCR.
Si vous présentez des symptômes, il est recommandé d'utiliser des mouchoirs jetables en cas de toux et d'éternuement et, si vous le pouvez, d'éviter de le faire en présence d'autres personnes.
Aussi, il est important de s'isoler et d'appliquer les mesures sanitaires (lavage des mains, distanciation et port du masque), étant donné qu'on peut être contagieux jusqu'à la guérison.
Comment éviter d'être infecté ?
La variole du singe peut se propager lorsqu'une personne est en contact étroit avec une personne infectée. Le virus peut pénétrer dans l'organisme par des lésions cutanées, par les voies respiratoires ou par les yeux, le nez ou la bouche. C'est pourquoi les autorités sanitaires recommandent d'éviter tout contact physique rapproché avec des personnes infectées ou des matières contaminées (vêtement, mouchoirs, etc.).
Il est recommandé de limiter l'exposition directe au sang et à la viande, ainsi que de cuire soigneusement ces aliments avant de les consommer.
Quelle est la situation dans le monde ?
Selon les derniers chiffres publiés par l'OMS, on recense moins de 200 cas confirmés et suspectés dans les pays non endémiques.
Des cas avérés ou présumés de variole du singe ont été recensés dans plusieurs pays européens tels que le Royaume-Uni, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Belgique, l'Allemagne, la Suède, le Danemark, ainsi qu'en Australie, au Canada et aux Etats-Unis.
Pour sa part, le Maroc a annoncé lundi, dans un communiqué du ministère de la Santé et de la protection sociale, trois cas suspects.


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