Le secrétaire général du PSOE à Ceuta et candidat à la présidence de la ville est vent debout contre la politique du président sortant. Juan Gutiérrez a appelé, il y a quelques jours, le gouvernement de Juan Vivas d'accélérer la cadence pour réaliser les améliorations que l'actuel président de la ville a promis d'apporter au port d'escale de Loma Colmenar en vue de l'opération Traversée du détroit/Marhaba 2023. Le dirigeant socialiste a rappelé à Juan Vivas qu'il avait promis d'augmenter les zones ombragées et le nombre de toilettes portables, ainsi que de faciliter l'installation de points de vente de nourriture et de boissons. Juan Gutiérrez a rappelé que les voyageurs qui doivent affronter des heures d'attente pour franchir la frontière avec le Maroc «ne disposent même pas d'un magasin où ils peuvent acheter des aliments et des boissons de base». La zone d'attente prévue à Loma Colmenar, affirme le PSOE, relève de la responsabilité et de la compétence de la ville autonome. «Jusqu'à présent, il n'y a aucune trace des nouvelles mesures promises pour faire face à un autre afflux possible de voyageurs maghrébins pendant les vacances d'été», regrette a formation politique qui pointe un autre «exemple du manque de prévoyance de ce gouvernement». Marhaba 2022 : Journée infernale pour des Marocains bloqués à Ceuta «C'est pourquoi le PSOE demande au gouvernement d'accorder la plus grande urgence au traitement des autorisations nécessaires afin de pouvoir procéder immédiatement à l'installation et à l'ouverture de ces stands et d'aires plus ombragées pour éviter une nouvelle "catastrophe" comme celle vécue l'année dernière», plaide-t-on. «Il s'agit d'un problème qui n'affecte pas seulement les voyageurs qui se rendent au Maroc, mais aussi les habitants de Ceuta, en particulier les résidents de Loma Colmenar et les patients et les familles qui se rendent à l'hôpital universitaire», a conclu Juan Gutiérrez. L'année dernière, après que des centaines de Marocains résidant à l'étranger ont passé des journées infernales à Ceuta en tentant de traverser sa frontière avec le Maroc, des ONG avaient vivement critiqué les autorités locales et espagnoles.