Nicolas Maduro / Ph. AP ‹ › Le bureau politique du Parti du progrès et du socialisme (PPS) a été le premier au Maroc à réagir à l'arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro, dénonçant une «agression impérialiste américaine» contre le Venezuela. Dans un communiqué, la formation dit suivre «avec une profonde inquiétude et condamne avec la plus grande fermeté les opérations militaires menées par l'administration américaine sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela, notamment dans sa capitale, Caracas, ainsi que l'acte d'une extrême gravité consistant à avoir enlevé le président vénézuélien légitime et démocratiquement élu, Nicolas Maduro et son épouse». Le PPS exprime également «sa pleine et entière solidarité avec le peuple vénézuélien frère, qui dispose d'un droit inaliénable, imprescriptible et souverain à l'autodétermination, à l'indépendance, à la gestion de ses affaires internes et de ses ressources nationales, ainsi qu'au libre choix de ses dirigeants, conformément à sa volonté populaire et sans aucune ingérence étrangère». Le parti, dirigé depuis 2010 par Nabil Benabdellah, estime que cette «attaque odieuse (…) constitue une escalade dangereuse, irresponsable et totalement inacceptable». Il conclut en appelant «la communauté internationale, l'ensemble des nations éprises de paix et de justice, ainsi que les Nations unies, y compris le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale, à assumer pleinement leurs responsabilités historiques et morales en prenant des mesures urgentes». Le secrétaire général du PPS s'était rendu, en juillet dernier, au Venezuela et à Cuba.