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France : Un père marocain sous la menace d'expulsion à Nîmes
Publié dans Yabiladi le 01 - 07 - 2010

Mustapha Nioul, Marocain, vit à Nîmes, est marié à une Française et a trois enfants. Il n'a pas vu ses enfants depuis plus de trois mois, retenu depuis pour situation irrégulière en France et sous menace d'expulsion. Ce n'est pas la première fois que Nîmes fait parler d'elle en ces mauvais termes...
Il y a à peine quelques semaines, une jeune Marocaine s'est faite arrêter à Nîmes à la préfecture alors qu'elle était allée déposer un dossier pour régulariser sa situation en France. Aujourd'hui, les autorités font de nouveau parler d'elles sur un cas de rétention de sans-papiers dans cette ville du sud : un Marocain, père de famille et mariée depuis 2004 à une Française, est prisonnier au centre de rétention de Sète et serait en passe d'expulsion vers le Maroc. Dans son édition du 30 juin, le quotidien Midi Libre cite la femme du Marocain, Touria Nioul, qui ne cachait pas son désarroi, expliquait que son mari «va peut-être partir aujourd'hui ou demain, de Sète, en bateau». «Mustapha a été incarcéré au centre de rétention, mais depuis tout s'enchaîne si vite et je ne sais que faire», ajoute-t-elle.
La cause de l'arrestation : Mustapha Nioul aurait été sous le coup d'une interdiction de territoire de dix ans. Les raisons et circonstances exactes de cette interdiction ne sont pas rapportées par le quotidien Midi Libre, mais cette interdiction aurait été sur le point d'être levée. M. Nioul a toutefois ignoré cette interdiction; selon le Midi Libre, «il savait son choix risqué mais ne pouvait vivre séparé de ses proches».
Apprécié de son entourage et dans son quartier selon le quotidien, le Marocain aurait également eu le soutien de la Cimade de Sète, qui tente de faire annuler l'expulsion, et de l'école Paul-Marcelin où sont scolarisés ses deux enfants aînés. Une pétition circulerait dans l'école, et Kristine Charmasson, enseignante, explique les motivations de venir en aide à la famille Nioul. «Nous ne jugeons pas le fond du dossier», indique-t-elle. «Mustapha n'aurait sans doute pas dû revenir avant la fin de sa peine, mais il est aujourd'hui papa de trois enfants, bien intégré dans le quartier. Nous ne pouvons pas laisser détruire une famille sans rien dire, ni réagir. C'est l'aspect humain du dossier qui nous touche.»
Un aspect humain qui risque moins de toucher la préfecture du Gard à Nîmes. Il fait certes bon vivre dans cette ville du sud, mais pas pour tout le monde. Un internaute avertissait même les lecteurs que la préfecture et la police sont peu tolérants à l'encontre de Marocains. «Alors si vous n'avez pas de papiers c'est le seul endroit» où il ne faut pas se rendre, conseille-t-il. Cette réputation semble se confirmer.


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