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Etats-Unis : Comment le Muslim Ban affecte l'économie américaine
Publié dans Yabiladi le 29 - 01 - 2019

Beaucoup de travailleurs étrangers issus des pays concernés par le Muslim Ban ne peuvent plus faire profiter de leurs compétences à l'économie américaine.
Deux ans après la signature du Muslim Ban par Donald Trump, le 27 janvier 2017, ce sulfureux décret, qui suspend l'entrée sur le territoire américain des citoyens de l'Irak, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen, semble peu à peu asphyxier une partie de l'économie américaine.
«Nous avons désormais des restrictions sur cinq pays, où des programmeurs musulmans talentueux et d'autres pourraient recevoir des visas H1B et contribuer à l'économie américaine», a déclaré Robert McCaw, directeur des affaires gouvernementales au Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), au magazine d'affaires américain Fast Compagny. «Vous avez un nombre incalculable d'étudiants qui ne peuvent pas terminer leur cursus et de nouveaux étudiants qui pourraient vouloir venir aux Etats-Unis, mais ne le peuvent pas», ajoute-t-il. «Ce sont des gens qui auraient pu rejoindre la population active américaine et contribuer davantage à l'économie, mais leur absence se fait sentir», insiste Robert McCaw.
L'octroi de visas a drastiquement diminué
Selon la chaîne de télévision CNBC, au moins 57% des travailleurs de la Silicon Valley ne sont pas nés aux Etats-Unis, et des industries telles que la technologie et la science commencent à s'inquiéter des effets de l'étouffement d'un réservoir de talents crucial. D'autant que pour Robert McCaw, ce décret ne restreint pas uniquement la venue de compétences originaires des cinq pays concernés : «Un certain nombre de musulmans d'Europe et de l'Asie du sud-est ne veulent plus venir aux Etats-Unis car ils pensent que l'environnement ici leur sera plus hostile.»
Chaque année, le département d'Etat publie un décompte du nombre de visas délivrés au cours des douze derniers mois. Ainsi en 2016, les Etats-Unis ont délivré 7 727 visas à des Iraniens, contre 1 449 en 2018. Le nombre de personnes admises dans le cadre du travail a diminué de moitié environ, passant de 225 à 136. Enfin, le nombre de migrants admis en provenance de Syrie est passé de 2 633 à 838 au cours de la même période.
Les conséquences de ce décret se font également sentir dans la vie politique, tant les candidats républicains se font régulièrement l'écho de discours ouvertement islamophobes, imputant aux Américains de confession musulmane et aux immigrés la responsabilité de certaines dérives, notamment vis-à-vis de la menace terroriste.
«Contrairement à une idée reçue selon laquelle les discours antimusulmans sont confinés à des mouches du coche ou à des personnes n'ayant jamais eu de fonctions politiques, 64% des candidats à l'origine de propos conspirationnistes sont des fonctionnaires chevronnés, ont déjà occupé un poste électoral ou bénéficient de l'aval présidentiel», indiquait l'organisation américaine Muslim Advocates dans un rapport publié en octobre dernier.


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