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«Hijab fashion», mode d'emploi
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 15 - 03 - 2009

Le «hijab fashion», un style qui a pu se creuser une place sur la scène vestimentaire. Des nouvelles lignes de vêtements font du «hijab» une mode reliant entre le sacré et le profane. Les foulards ont abandonné leur fadeur pour embrasser la vivacité des couleurs et l'allégresse des accessoires. Désormais les boutiques pour femmes voilées sont sorties de l'ombre et ont connu une expansion incontournable sur tout le territoire. Ces magasins disposent de tout ce dont une femme voilée a besoin : Echarpes, «abayat» et prêt-à-porter spécifique aux voilées. «L'idée d'ouvrir un magasin dédié aux mohtajibates nous est venue après avoir constaté que la femme voilée avait du mal à se trouver un habit adéquat à son profil pieux. Au début notre clientèle était déterminée. Actuellement nous remarquons un changement surprenant», affirme Haja Khadija, propriétaire d'une boutique de prêt-à-porter. L'habit de la femme voilée s'est modernisé.
De nos jours, la mohtajiba peut toujours garder son profil religieux tout en étant à la mode. Jeans moulants, chemisettes, t-shirts, jupes de toutes les coupes et les longueurs peuvent trouver place dans leurs garde-robes. «La femme voilée, par son adoption de ce nouveau style vestimentaire, exprime son désir d'être libre et à l'aise dans son corps», explique Haja Khadija. Ce désir a poussé les créateurs à exploiter de nouvelles pistes pour cette catégorie de femmes. Nouvelles coupes, nouvelles juxtapositions de couleurs et de pièces ont réussi à charmer les «Fashions victimes» voilées. Par ces créations, la tendance s'affirme ainsi : foulard sur la tête mais l'apparence reste coquine. «En tant que fille voilée, le port de ces vêtements me donne de plus en plus confiance en moi. Je me sens jeune, épanouie et dynamique. Je vis mon âge en réconciliation avec mes convictions», indique Madiha, étudiante. Selon les voilées modernes, le «hijab shop» est un marché flamboyant, rayonnant et débordant d'énergie contrairement aux modèles antérieurs qui attribuaient une touche blafarde sur leur porteuse.
À contempler la multiplicité d'articles exposés dans les différents étalages, la distinction se fait rapidement. Cette mode a mis davantage l'accent sur le port du foulard-élément indispensable du sujet. Plus la peine de porter des foulards longs qui vous couvrent les épaules, ni d'en mettre un seul sur la tête. Les techniques ont changé. L'usage de deux écharpes, de préférence de tons dégradés, fait de vous une femme «In». Pour les attacher, il suffit de les coller autour du cou ou bien de cacher les cheveux sans être obligée de vous couvrir le cou. Une première n'est-ce pas? Il y'en a d'autres. Pour mettre en valeur son voile, vous pouvez y coller des broches de tous les motifs, comme vous avez l'ultime choix de l'orner par une tresse ou bien une petite fleur du même tissu porté. Comment faire? Les vendeuses de ce genre d'habit initient les porteuses de voile, en particulier les nouvelles, à des coiffes plus modernes et flexibles. «Nous recevons chaque jour des filles qui viennent demander les nouveautés concernant le port du voile.Nous sommes chargés de les apprendre comment utiliser les écharpes selon les circonstances», note Meriem, conseillère dans une boutique d'écharpe. Les circonstances imposent la façon de porter son foulard. Pour le sport ou le bureau, la coiffe doit être d'une simplicité et discrétion déterminée. Pour les mariages et soirées, mesdames, vous êtes autorisées à porter des colliers «ras de cou» et même des boucles à oreilles visibles. «Avec cette nouvelle tendance, la voilée ne se privera plus des accessoires autrefois cachés par les longs écharpes et les cols roulés. Actuellement, elle peut célébrer son mariage comme n'importe quelle mariée et même porter une mini jupe à condition de mettre des colons opaques ou des pantalons larges», ajoute-t-elle d'un ton plaisant.
Les nouvelles mœurs ont ébranlé en quelque sorte la dimension religieuse de cet habit.Certaines personnes critiquent fermement le côté excentrique de cette mode. «Des habits superposés et une coiffe dégagée pour une fille qui prône la pudeur! cela est aberrant», dénonce Mohamed. Monsieur, l'habit ne fait pas le moine. Cette mode est devenue universelle et très concevable dans les pays du Golfe les plus conservateurs. Pour l'instant, il faut faire avec en attendant la tendance à venir.


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