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Christian Adda : «Le Maroc peut être un carrefour de la culture africaine»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 20 - 07 - 2018

Entretien avec Christian Adda, directeur du Centre culturel africain au Maroc
ALM : Le Centre culturel africain au Maroc a été créé en 2010 et vient d'être rénové. Ses missions ont-elle changé?
Christian Adda : Tout d'abord, la rénovation a été faite en termes d'images. Autrement dit, nous avons travaillé sur les couleurs. Ainsi, le centre est devenu une galerie murale ouverte. C'est d'ailleurs une première au monde. En optant pour ce décor, nous permettons au public de Rabat de nous découvrir. Par là, nous procédons également à la promotion de la culture africaine qui peut se faire même en exploitant des espaces culturels. L'ambition du centre étant de travailler sur l'intégration qui est notre thème cette année. Cette intégration passe aussi par les couleurs et l'art. C'est pourquoi notre galerie ouverte est composée d'une mosaïque mêlant les couleurs marocaines à celles africaines.
Quelle est la vision du centre?
Nous sommes là pour la culture africaine dans sa particularité, sa créativité et sa richesse. Il est étonnant que nous, Africains, ne connaissons pas notre culture qui se réinvente. C'est pourquoi notre vision consiste à la faire connaître aux Africains et étrangers à la fois. Cette promotion va nous permettre de repousser l'ignorance parce qu'il y a beaucoup de clichés sur l'Afrique qui dispose d'un patrimoine culturel immense. Dans ce sens, nous organisons, dans le centre, des ateliers et des activités sur l'art, la peinture, le théâtre, le cinéma, la sculpture, l'art culinaire, la littérature et l'écriture. Nous disposons même d'une bibliothèque participative et d'une web radio appelée Kulture Mozaik que nous avons créée en 2013. Sur les ondes, nous avons programmé l'émission «Migraction» afin de révéler le côté positif de la migration et l'hospitalité des peuples qui accueillent. Le Maroc, qui peut être un carrefour de la culture africaine, est un exemple parfait dans ce sens. Nous organisons également des séminaires et des conférences autour de la migration, la culture, la coopération et l'intégration. De plus, nous accueillons des troupes. Cette année, nous recevons « Les messagers des messages » qui sont en résidence au centre. L'objectif ultime étant d'offrir un divertissement éducatif. Par l'occasion, nous travaillons avec d'autres espaces culturels afin de créer des ponts.
Pourquoi le centre n'informe-t-il pas assez sur ses activités?
Il est vrai qu'il y a un manque de communication de notre part. Il y a, peut-être, aussi un manque de demande d'information par le public marocain. Ce qui nous manque également, c'est que les événements que nous organisons ne soient pas éparpillés et très souvent autour de Rabat et Casablanca. Cependant, nous avons besoin d'appui médiatique.
Qui finance vos activités ?
Nous avons des mécènes marocains et africains. C'est le cas de la société Somagec dont le directoire est présidé par Roger Sahyoun. Nous travaillons également avec les fondations OCP et ONA ainsi que le ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration, Morroco Mall, l'OIM, l'ONU Femmes…
Et quels sont vos projets ?
Nous en avons beaucoup. Nous souhaitons travailler avec les sociétés marocaines représentées en Afrique à l'instar de Maroc Telecom, Attijariwafa bank, BMCE, Banque populaire, Saham et les Eaux minérales d'Oulmès entre autres. Nous sommes convaincus qu'il faut mettre l'humain au centre de toute coopération. Cela peut se faire à travers l'art et la culture.
Un dernier mot ?
Il faut que les citoyens, à leur tour, viennent participer à la promotion et au financement de la culture africaine et des artistes du continent. Déjà, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a beaucoup fait pour l'intégration des Africains au Maroc et, par ricochet, de leur culture.


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