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Projection économique mondiale : Le Grand Verrouillage décrypté par l'expert international Gonzalo Garland...
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 11 - 2020

«L'impact sur l'économie mondiale est plus grave que lors de la période de récession de 2009... Et si le FMI table, en 2021, sur une reprise de la croissance mondiale de +4,9%, il faudra nuancer en fonction des spécificités de chaque pays. Pour le Maroc, la Banque mondiale demeure optimiste».
L'Association pour le progrès des dirigeants (APD) qui a signé un partenariat avec l'IE Business School, université madrilène, vient de recevoir un de ses professeurs (élu meilleur professeur de l'IE) de référence, Gonzalo Garland, pour faire une radioscopie de l'économie mondiale. Selon lui, les prévisions à l'horizon 2024 demeurent difficiles à réaliser pour des raisons liées au comportement de l'individu. Son analyse reposera essentiellement sur les pronostics des experts du FMI qui ont baptisé cette période le Grand Verrouillage.
Les détails.
Selon le dernier rapport établi en octobre 2020 du Fonds monétaire international (FMI), «avec une croissance estimée à 5,2% en 2021, la zone euro – France et Espagne – en tête s'en sortirait mieux que les Etats-Unis ou le Japon, alors que la récession enregistrée par l'Europe cette année a été beaucoup plus importante». La Chine, seule unique puissance à ne pas enregistrer de récession en 2020, devrait retrouver une croissance de plus de 8%, en 2021. L'Afrique devrait connaître une croissance moyenne aux alentours de 3,2%…
Cela dit, ces prévisions restent tributaires de nombreux facteurs dont principalement l'évolution de la pandémie mais aussi celle des démographies, le comportement de l'individu face à la crise, les tensions commerciales entre les grandes puissances...
D'entrée, l'expert international fera remarquer que l'intégration des économies, depuis une trentaine d'années, a fortement impacté les effets négatifs de la pandémie sur ces dernières. S'agissant d'un partenaire commercial de l'Europe, le Maroc est aussi frappé de plein fouet par la crise. Selon Gonzalo Garland, «l'économie est fortement liée au comportement des individus, ce qui est difficilement prévisible et rend difficiles aussi les projections». La dégringolade des PIB à travers le monde est due non seulement à la crise sanitaire mais aussi à la réaction des individus en termes de consommation et d'investissements. «Les pronostics 2025 laissent présager une augmentation de 3 ou 5 points pour cet indicateur», avance l'expert. Et en faisant une rétrospective allant 200 ans en arrière, le professeur, en se basant sur des données de recherche de l'un des 3 historiens économiques les plus respectés, Augus Madison, de l'université de Groningue, affirme que le progrès a un impact économique réel.
L'étude publiée sur The Atlantic fait remarquer que le PIB de l'Europe a doublé en 500 ans… Aujourd'hui, la Chine double son PIB en 11-12 ans ! Dans les années 1800, il y avait en effet très peu de progrès, ce qui n'a pas généré d'évolutions importantes au niveau des PIB. Et ce n'est que la période coïncidant avec la Révolution industrielle qui a marqué le progrès économique dans certaines régions du monde. «Le changement a été radical à ce moment-là», insiste l'enseignant-chercheur. En 1950, se profilaient déjà deux grands groupes, à savoir les Etats-Unis et le Canada d'un côté et les pays de l'Europe de l'Ouest de l'autre. Le progrès technologique leur a permis de prendre chacun d'entre eux son envol. Les années 70 signaient l'apparition des Tigres asiatiques, à savoir la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan qui ont formé, dès cette époque, la première génération des nouveaux pays industrialisés d'Asie. L'année 1990 fut marquée, par ailleurs, par la chute du mur de Berlin, le changement de rapport avec le protectionnisme de l'Amérique latine, l'ouverture du commerce… Le poids de la Chine et de l'Inde devient, également, important compte tenu de leur démographie. L'expert international annonce le changement radical des années 50 : «Les pays de l'Ouest ont vu pour certains augmenter leur PIB de 80% alors que les pays industriels comme les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et la Russie ont connu une stagnation de cet indicateur».
Désormais, deux mondes à l'intérieur d'un seul cohabitent. L'universitaire précisera, en effet, qu'«avec la formation du G7, l'Inde et la Chine ont continué leur croissance exemplaire. A partir de 2018, le poids de la population en Asie est devenu un fait. Le Brexit a aussi, fortement, ralenti la croissance des pays européens. Mais ce qui est sûr c'est que la pandémie de Covid-19 n'aurait pas pu être prédite».
La situation nouvelle que traverse le monde a été surnommée par le Fonds monétaire international le Grand Verrouillage. «L'impact sur l'économie mondiale est plus grave que lors de la période de récession de 2009... Et si le FMI table, en 2021, sur une reprise de la croissance mondiale de +4,9%, il faudra nuancer en fonction des spécificités de chaque pays.
Pour le Maroc, la Banque mondiale demeure optimiste», conclut Gonzalo Garland...
L'annonce des vaccins a également créé un regain d'optimisme qui a d'ailleurs fait réagir rapidement les principales places boursières à travers le globe.
La vigilance demeure de mise. Et les pronostics continuent…


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