Sahara : Une recomposition stratégique plus large qui profite au Maroc (rapport espagnol)    Espagne : 5 jeunes marocains morts dans un incendie en Catalogne    Inspection du travail : un bilan lourd pour les cafés et restaurants    Le Chef du gouvernement préside le Conseil d'Administration de l'Agence Nationale de Soutien Social    Programme DATA-TIKA : la CNDP signe une convention tripartite avec le GAM et l'UACC    Safi : jusqu'à 100.000 dirhams pour relancer les commerces sinistrés    Ramadan : échange de vœux entre le Roi Mohammed VI et le président des Émirats arabes unis    APM Capital Maroc clôture un fonds de transport et de logistique de 243 M$    CMI ouvre Fatourati aux fintechs au Maroc    Office des Changes : la simplification du cadre réglementaire au cœur de la stratégie 2025-2029    Sérélia : Wafa IMA Assistance inaugure la première téléassistance dédiée aux seniors au Maroc    Hausse de 29 %... Les abattoirs de Casablanca enregistrent une production record en 2025    Employabilité : la CGEM et l'Enseignement supérieur unissent leurs forces    Le Maroc, « moteur de la transition énergétique » du transport maritime mondial    ZLECAf : Nairobi compte sur l'innovation numérique    Ramadan : l'esplanade des mosquées d'Al Qods ouverte à 10.000 fidèles palestiniens    Ramadan en France: annonces contradictoires et colère des musulmans    Cinq jeunes marocains périssent dans un incendie en Catalogne    A Londres, West End se pare de lumières pendant ramadan 1447/2026    Hamdallah en mode extraterrestre : sextuplé historique avec Al-Shabab    CAN 2025 : Le Maroc «a été volé» en finale, selon un responsable de la CAF    Achraf Hakimi égale un record historique marocain    LdC : enquête de l'UEFA après les insultes racistes dont s'est plaint Vinicius Jr    Et si Jürgen Klopp prenait les rênes des Lions de l'Atlas ?    Hakimi inscrit son nom parmi les buteurs marocains en Ligue des champions    La Fédération sénégalaise réagit aux arrestations de supporters après les incidents de la finale de la CAN    Mechra Bel Ksiri: Reanudación de las clases presenciales en varias escuelas    Une étudiante décédée après une chute au lycée Prince Moulay Abdellah à Sidi Slimane    APM Capital Maroc cierra un fondo de transporte y logística de 243 millones de dólares    Cybercriminalité : Le Sénégal renforce l'arsenal contre les délits en ligne    Province de Kénitra : retour progressif des sinistrés d'Al Makren    Cancer du sein : l'intelligence artificielle révolutionne le dépistage    Biodiversité : le PNUD lance une consultation pour élaborer le Plan national de financement    FLAM 2026 à Marrakech : imaginer d'autres possibles au cœur de la littérature africaine    "Gnawa Love", un pont entre le Maroc et le monde signé Samir LanGus    Gala de la Fête du Printemps 2026 – Robots humanoïdes, vedettes d'une soirée féérique    Fête du Printemps 2026 : le box-office en Chine franchit le milliard de yuans en seulement trois jours    De Cordoue à Marrakech, un documentaire retrace la vie d'Ibn Rochd    Défense : l'Allemagne juge "insuffisants" les efforts de la France    Scorpions, Jorja Smith, Fantastic Negrito... parmi les têtes d'affiche de Jazzablanca 2026    Espagne : les éloges de Yolanda Díaz à Pedro Sanchez ravivent les tensions autour du Sahara    Asile : Après le vote des eurodéputés, la délégation de l'UE au Maroc s'exprime    Réadmissions des OQTF : L'Algérie a fini par céder aux pressions de la France    Anne-Claire Legendre succède à Jack Lang à la tête de l'IMA    Le ministère des Habous annonce la date d'observation du croissant de Ramadan 1447 H    Quarts LdC et Coupe de la CAF : date et heure du tirage    AFRIC'ARTECH 2026 : Casablanca, hub africain de la création numérique    Ambassade du Maroc à Paris : Atteint d'une maladie rare, le petit Nizar reçu en héros de la résilience au quotidien    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Nous pouvons passer d'un pays importateur à un pays exportateur de l'énergie de demain»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 22 - 10 - 2021

Entretien avec Saïd Mouline, directeur général de l'Agence marocaine pour l'efficacité énergétique (AMEE)
Il faut se rendre à l'évidence que nous ne sommes pas seulement dans une logique de réduction des émissions mais aussi de compétitivité et ce grâce au renouvelable et à l'efficacité énergétique. D'où l'importance d'avoir un écosystème global pour faciliter l'accompagnement des filières qui se développent à ce niveau.
ALM : Où se situe le Maroc dans cette dynamique mondiale tournée vers l'économie verte ?
Said Mouline : Grâce à la vision du Royaume et à la trajectoire empruntée depuis plus de dix ans, le Maroc a montré au monde entier qu'il est un faible émetteur de gaz à effet de serre et un pays très volontaire sur le plan environnemental. Le Royaume dispose de tous les atouts pour s'ouvrir davantage à cette dynamique. Citons dans ce sens sa volonté politique, les agences dédiées mises en place ainsi que l'importante approche publique-privée.
De nouvelles orientations voient le jour dans cette sphère, notamment après l'éventuelle application de la taxe carbone aux frontières de plusieurs pays.
Quels sont les enjeux auxquels le Maroc devrait faire face pour renforcer son positionnement à ce niveau ?
Etant un pays qui exporte énormément, notre pays est dans l'obligation d'être au niveau de cette transition. Il devrait être plus volontaire pour décarboner rapidement les secteurs énergivores, notamment les industries (automobile, aéronautique, fertilisants, sidérurgie, etc.). Nous pouvons non seulement les décarboner mais en plus baisser leur facture énergétique et les rendre ainsi plus compétitifs, et ce l'instar du secteur de l'électricité qui est aujourd'hui renouvelable, décarboné et beaucoup moins cher. Il faut se rendre à l'évidence que nous ne sommes pas seulement dans une logique de réduction des émissions mais aussi de compétitivité et ce grâce au renouvelable et à l'efficacité énergétique. D'où l'importance d'avoir un écosystème global pour faciliter l'accompagnement des filières qui se développent à ce niveau.
Qu'est-ce qui est fait de concret pour atteindre cet objectif de décarbonation ?
Nous avons mis en place une war room pour aider les industriels à développer des produits nationaux dans le domaine. Le concept étant d'apporter un accompagnement foncier, financier et réglementaire à tous les acteurs pour faciliter la réalisation de projets verts. Chaque semaine, nous dressons le bilan des projets retenus. Certains sont déjà bien accompagnés et avancent à grands pas.
Avez-vous une idée sur la typologie des projets ?
Il y a de magnifiques projets qui se développent aussi bien en termes d'efficacité énergétique qu'en termes d'économie circulaire. Je citerais à titre exemple le projet développé par MAScIR qui, dans une usine pour décortiquer les crevettes, les équipes ont pu récupérer les déchets pour en faire des films alimentaires biodégradables. De même, les grignons d'olives, qui autrefois étaient une source de pollution, servent aujourd'hui de carburants pour l'usine Renault de Tanger. Chaque déchet dans l'industrie peut servir à quelque chose et être une solution pour décarboner. Je tiens à préciser que tous les projets liés à l'économie verte (énergies renouvelables, efficacité énergétique, mobilité durable et économie circulaire) sont éligibles à être accompagnés.
Est-ce que le volet réglementaire suit cette nouvelle tendance ?
Il y a des règles qu'il faut faire évoluer sur le plan réglementaire, notamment en termes de recyclage. Ce volet est en effet la clé pour tous les secteurs économiques en vue d'avoir moins d'impact négatif sur l'environnement.
Le Maroc ambitionne d'exporter de l'énergie verte. Quel est le potentiel du Royaume dans ce sens ?
Le potentiel est énorme. Nous pouvons passer d'un pays importateur à un pays exportateur de l'énergie de demain. L'énergie verte est conçue à partir de l'énergie renouvelable. C'est aussi de l'hydrogène vert. Les ambitions sont grandes dans ce sens et la faisabilité l'est aussi. Citons dans ce sens le projet Xlinks qui veut exporter directement l'électricité verte du sud du Maroc en Angleterre et c'est possible. Il existe aussi d'autres projets dans le monde qui exportent sur des distances encore plus longues, en l'occurrence de l'Australie à Singapour. Nous voyons aujourd'hui que ces projets ont non seulement un sens environnemental mais aussi économique. C'est de ce fait qu'on parle de grands projets aussi bien d'électricité verte que d'hydrogène vert. Ce dernier va être le vecteur énergétique de demain aussi bien pour la mobilité que pour la décarbonation de l'industrie et le stockage de l'énergie. C'est l'avenir ! Plusieurs pays ont injecté des sommes très importantes dans ce sens. Nous voyons déjà des trains, camions et voitures à hydrogène et même des avions à hydrogène. Le Maroc peut produire de l'hydrogène pas cher parce qu'il a un programme renouvelable, et ce grâce à la vision royale lui ayant permis d'être parmi les leaders dans le monde.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.