Mechra Bel Ksiri: Reprise des cours en présentiel dans plusieurs établissements scolaires    Défense : l'Allemagne juge "insuffisants" les efforts de la France    BAM confie la gestion de ses archives à Archives du Maroc    Maroc-UE : Une année record et un partenariat renforcé en 2026    Préparatifs Mondial 2026 : Plus de 54.000 tickets vendus pour les matchs contre l'Equateur et le Paraguay    DATA-TIKA: La CNDP signe une convention tripartite avec le GAM et l'UACC    Scorpions, Jorja Smith, Fantastic Negrito... parmi les têtes d'affiche de Jazzablanca 2026    One Retail de Moncef Belkhayat rachète Flormar au Maroc    Nouvelle escalade entre le Syndicat national et le ministère de l'Enseignement supérieur    Réadmissions des OQTF : L'Algérie a fini par céder aux pressions de la France    Espagne : les éloges de Yolanda Díaz à Pedro Sanchez ravivent les tensions autour du Sahara    Le Maroc et l'Albanie devraient rejoindre la force internationale de stabilisation à Gaza    Le Maroc assume la présidence de la Conférence du Désarmement à Genève    La Palestine participe au tournoi «Maroc, capitale du football africain»    Ligue des champions: Le PSG remonte Monaco, le Real domine Benfica    Asile : Après le vote des eurodéputés, la délégation de l'UE au Maroc s'exprime    Chefchaouen authorities facilitate safe return of evacuated families after severe weather    España detiene a un sospechoso buscado por Marruecos en un caso de tráfico de personas    L'Espagne arrête un suspect recherché par le Maroc dans une affaire de trafic humain    Partenariat UE-Maroc : Des chiffres record en 2025, mais peut encore mieux faire    Anne-Claire Legendre succède à Jack Lang à la tête de l'IMA    Le ministère des Habous annonce la date d'observation du croissant de Ramadan 1447 H    Le Ramadan débute mercredi en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis    Oussama Targhalline touché : la crainte d'une longue absence    MGPAP : le chantier de modernisation s'accélère    Ksar El Kébir : levée du drapeau national et reprise complète des services de police après les inondations    Corinthians : Zakaria Labyad devra patienter avant ses débuts    Bourse de Casablanca : clôture dans le rouge    Anne-Claire Legendre nommée Présidente de l'IMA    Quarts LdC et Coupe de la CAF : date et heure du tirage    FC Barcelone : Hansi Flick pointe l'arbitrage après la défaite à Girona FC    Revirement à l'OM : Medhi Benatia prolonge malgré sa démission annoncée    Bab Sebta : files interminables et saisies alimentaires à l'approche du Ramadan    Cyclones à Madagascar : 400.000 personnes touchées    Inondations dans le Nord. L'assurance s'active pour les sinistrés    AFRIC'ARTECH 2026 : Casablanca, hub africain de la création numérique    Essaouira, capitale vivante du dialogue spirituel    Garou invite Kendji Girac à Rabat et Casablanca pour un Unforgettable Show 2026    Commerce extérieur : le Maroc exempté des droits de douane en Chine    Marsa Maroc enregistre un trafic global record en 2025    Ambassade du Maroc à Paris : Atteint d'une maladie rare, le petit Nizar reçu en héros de la résilience au quotidien    Edito. Tourisme : des chambres pleines, des prix qui tiennent    Justice : les audiences reprennent dans les tribunaux après la suspension du projet de loi n° 66.23    Marrakech : le FLAM revient pour une quatrième édition    Les travaux de la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn, tenue lundi à Laâyoune, ont été couronnés par la signature de plusieurs accords et mémorandums d'entente.    Sur Hautes Instructions du SM le Roi : Inauguration de la Mosquée Mohammed VI au Tchad et ouverture de 157 mosquées au Royaume    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Jérada : Ali Tizilkad signe «la Colline de papier»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 20 - 06 - 2007

«La Colline de papier» et son auteur Ali Tizilkad étaient à l'honneur à Jérada. Une symbiose avec les amis d'une enfance tatouée.
«Comment raconter l'être que je fus sans le faire avec le regard de l'être que je suis? Comment observer une sincérité absolue quand, en moi, s'obstine à agir l'autre qui lira et qui, d'une manière ou d'une autre, constitue mon écriture, pénitente ou provocante ?». C'est ce que nous expliquent les critiques quand ils analysent un roman autobiographique. C'est ce qu'a essayé d'insinuer Ali Tizilkad aux siens, samedi dernier à Jérada.
Entouré d'une pléiade d'intellectuels, d'officiels avec à leur tête Abdelghani Sabar, gouverneur de la province, ainsi qu'un groupe d'amis, Ali n'a pu dissimuler sa grande émotion devant ces retrouvailles. Peut-il la cacher alors qu'il est envoûté par l'espace et le temps de son récit. C'était bel et bien l'enfant d'avant son certificat d'études primaires. L'espace du complexe culturel de ce qui fut la ville du charbon foisonnait de tous les personnages de son récit. Alors que des critiques chevronnés tels que les docteurs ès lettres Abdellah Hammouti, Abderrahman Bouali et Yahia Amara ou Abdelhamid Akkar, l'actuel président de l'Union des écrivains marocains, passaient au peigne fin « la Colline de papier».
A chacun son approche, mais aussi à chacun sa stratégie de l'aveu et son désir d'être absous. «Notre présence à Jérada fait partie de cette complicité d'inventeurs de mots pour rendre hommage à Ali Tizilkad, le journaliste, l'enseignant, le traducteur et le romancier. Une plume qui a puisé dans plusieurs domaines et registres et qui vient de nous épater par un récit époustouflant», déclare Abdelhamid Akkar.
De son côté, Abderahmane Bouali a retracé les péripéties de cette autobiographie à travers un voyage dans l'espace restitué par les couleurs du charbon et l'intransigeance des hommes. C'est un témoignage de personnages qui portent en eux les espoirs et les blessures de toute une génération. Celle qui est née avec l'Indépendance et qui a pu, avec le recul, s'approprier la sagesse des aïeux. C'est dans le même sens que Yahia Amara a évoqué les types de romans à problèmes. À travers les questions que pose l'enfant Ali, c'est toute la problématique de l'intellectuel assoiffé de repères.
L'intellectuel écartelé entre son être et son paraître. C'est la double vision d'une génération de visionnaires qui a consolidé le socle de la culture marocaine. A travers les contradictions de la vie, il fallait peindre le quotidien avec l'espoir «que la colère de la rivière emporte avec elle le vieux figuier collectif». Tizilkad n'a rien à envier aux grands qui ont fait de la littérature marocaine d'expression française un moyen d'extériorisation et un récit de vie. Le fait de tirer sa sève de son terroir est un début d'excellence.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.