Maroc : La Cour des comptes pointe les retards et failles des programmes de développement territorial    Sahara marocain : La réunion de Madrid relance un processus au cœur des équilibres régionaux    Financement participatif destiné à l'habitat : l'encours progresse à 29,7 MMDH en 2025    Cours des devises du mardi 10 février 2026    Essaouira dans le top 10 mondial des destinations pour les retraités français pour 2026    Washington intercepte un pétrolier défiant le blocus sur le Venezuela    Grève ferroviaire en Espagne : un accord trouvé pour améliorer la sécurité des conducteurs et du réseau    Nouvelle circulaire sur les règles d'interrogatoire des personnes déférées devant le Ministère public    Reprise des cours à Tanger, M'diq-Fnideq, Al Hoceima et Ouezzane    Températures prévues pour le mercredi 11 février 2026    Al Hoceima: Mobilisation pour la réouverture des routes suite aux intempéries    Tafilalet. Le retour de l'eau relance l'espoir agricole    Marché des capitaux. Casablanca à l'heure du grand tournant    Intempéries : l'Education nationale assure la continuité scolaire    Elam Jay signe son retour avec « BAN SHITA NO »    Amara : Le chantier de généralisation de la protection sociale, un choix stratégique impulsé par le Roi    José Manuel Albares reçoit Nasser Bourita et Staffan De Mistura à Madrid dans le cadre des consultations sur le Sahara marocain    Immigration irrégulière : le Royaume-Uni conclut un accord avec la RD Congo    Raid sahraouiya 2026 : La rivalité monte d'un cran    CAF : Patrice Motsepe convoque une réunion extraordinaire cette semaine    PSG: Luis Enrique n'écarte pas une possible prolongation au-delà de 2027    Forum parlementaire : Ould Errachid souligne la pertinence du chantier de l'État social    Talbi Alami : La décision d'Akhannouch incarne la démocratie et l'éthique politique    Rencontre de Madrid... La question du Sahara marocain entre dans une phase décisive : vers une mise en œuvre internationale de l'autonomie    Guelmim-Oued Noun : plus de 36.000 touristes ont visité la région en 2025    Décarbonation : 70 % des PME marocaines déjà engagées, selon une enquête de la BEI    Intempéries : le Crédit Agricole du Maroc déploie un dispositif exceptionnel de soutien aux zones sinistrées    L'Année au Galop    Morocco: Heavy rains and strong winds from Monday to Tuesday    Sahara talks: First official reaction from the Trump Administration    El Houafate: Varias iniciativas de apoyo a las poblaciones afectadas    Sahara - Négociations : Première réaction de l'administration Trump    Un ferry écossais réussit un sauvetage en mer dans les eaux marocaines    SNRT unveils Al Aoula's Ramadan 2026 schedule with diverse programming    Des tombes musulmanes datées d'Al-Andalus découvertes à Estepona    Starlink lance ses activités au Sénégal    Coupe Davis: Grande prestation du Maroc malgré la défaite face à la Colombie    Ligue des champions (groupe B): L'AS FAR prend une sérieuse option    Athlétisme : Accra hôte des Championnats d'Afrique seniors 2026    Mercato : Youssef En-Nesyri signe à Al-Ittihad    Feyenoord verrouille son jeune talent marocain, Nassim El Harmouz    Japon. la victoire électorale de Sanae Takaichi enchante les investisseurs    Xi Jinping en visite dans un complexe d'innovation en technologies de l'information à Pékin    Présidentielle au Portugal: Large victoire du candidat Antonio José Seguro    CMG achève la quatrième répétition du Gala du Nouvel An chinois 2026    Al Aoula mise sur l'émotion et l'engagement pour Ramadan    Les Afropéennes célèbrent la diversité à Lomé    L'Orchestre Symphonique Royal fait résonner l'âme de Respighi à Casablanca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Sarkozy et Fillon se taclent sur le chômage et la croissance
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 03 - 2010

François Fillon n'est pas à sa première montée de pessimisme aiguë. Il était le premier à parler d'un Etat en faillite, alors que Nicolas Sarkozy était en train de semer les rêves les plus fantasques.
La question est dans tous les forums politiques : qu'est-ce qui pousse François Fillon, Premier ministre, baptisé à l'occasion de «grincheux» de Matignon à aller aussi ouvertement contre Nicolas Sarkozy qui campe le personnage de «joyeux de l'Elysée» sur un sujet aussi sensible que le chômage ou la croissance? François Fillon s'est en effet accaparé les gros titres de l'actualité lorsque froidement il annonce ses prédictions lugubres sur le chômage qui va, selon lui, continuer à augmenter et que le niveau actuel de la croissance n'est pas de nature à permettre la création d'emplois. Ses prédictions qui noircissent volontiers l'avenir interviennent alors que dans les oreilles des Français résonnent encore les promesses clinquantes de Nicolas Sarkozy annonçant une décrue du chômage et une proche reprise de la croissance. Le fruit de la politique et de mesures volontaires prises par le gouvernement en plein pic de la crise financière internationale. Qui croire si, au sein du même exécutif, deux tonalités politiques fortement opposées, le rose et le noir, sont jouées ? Celle du président de la République qui n'hésite pas à vendre les rêves le plus fous pourvu que sur le moment, les Français, dans leur crédulité, parviennent à les gober? Ou celle du Premier ministre dont le plaisir presque sadique semble de remuer le couteau dans les plaies en tuant tout espoir immédiat de reprise ou de relance ? Dans l'ère Sarkozy, François Fillon n'est pas à sa première montée de pessimisme aiguë. Il était le premier, bien avant que l'opposition ne se réveille des traumatismes de ses échecs et ceux de l'ouverture, à parler d'un Etat en faillite, alors que Nicolas Sarkozy, fort des ses conquêtes, était en train de semer les rêves les plus fantasques. D'ailleurs, cette déclaration de François Fillon et ce diagnostic sans concessions furent sans aucun doute le premier sillon par lequel le fossé qui sépare les deux hommes a commencé. La différence d'analyse et de démarche est si flagrante entre François Fillon et Nicolas Sarkozy qu'elle est à l'origine du plus grand couac du gouvernement. En pleine campagne des régionales et alors que la cote de popularité du président de la République n'a jamais été aussi basse, alors que le parti présidentiel l'UMP, tiraillé par les ego et les ambitions, est menacé de subir une raclée électorale, François Fillon se permet ce luxe rare de recourir à ce langage de vérité qui se veut un antidote au mensonge et à la tromperie. Cette situation inédite où un Premier ministre fait passer son président pour un vendeur de chimères a nécessité le recadrage laborieux du secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez qui nie toute divergence d'analyse entre les deux hommes. Il s'agit, selon lui, d'un simple partage des rôles. Le Premier ministre décrit la situation et le président de la République fixe les objectifs. La seule explication au comportement de François Fillon est qu'il veut, avant son départ, imprimer dans l'opinion publique l'image d'un homme politique capable de dire la vérité même si elle est dérangeante. Le dommage collatéral de cette opération est qu'elle renseigne sur l'épaisseur de la langue de bois utilisée par Nicolas Sarkozy.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.