Créances en souffrance : BAM accélère la mise en place d'un marché secondaire    E-MUN Africa organise la 2e édition de son Model United Nations    Fès-Meknès : appel à projets pour la réalisation de 11 projets touristiques    Le nouveau maillot de l'équipe nationale marocaine dévoilé (PHOTO)    Sénégal : des chances très faibles devant le TAS selon un expert    Achraf Hakimi de retour au Real Madrid ? Une révélation venue d'Espagne    Patrimoine en péril en Iran : entre dégâts collatéraux et enjeux stratégiques    Etats-Unis : un nouveau sénateur rallie l'initiative de Ted Cruz contre le Polisario    Lobbying à Washington : le Maroc creuse l'écart avec l'Algérie    Maroc : Les producteurs de fruits rouges peinent à se remettre des intempéries    Patrice Carteron nouvel entraîneur du Wydad Casablanca    Marruecos: Los productores de frutos rojos luchan por recuperarse de las inclemencias del tiempo    « La Dolce Vita à Mogador » : L'excellence du cinéma transalpin rayonne à Essaouira    France : Nawal Rezagui, cheffe franco-marocaine étoilée au guide Michelin    Le Sport à l'Epreuve de la Politique    Terrorisme : À Washington, le polisario dans le viseur    Droits de l'Homme: ONU : le Maroc exprime sa préoccupation face à la situation en Palestine    inwiDAYS 2026 met l'intelligence artificielle au centre de la nouvelle dynamique des startups    La Bourse termine en grise mine    Le Royaume-Uni et le Maroc engagés en faveur de l'élargissement de leur coopération    Maroc U23 : double duel amical face à la Côte d'Ivoire    Iran-Israël : un échange de maillots qui dépasse le sport    RDC. Le recensement au cœur des priorités nationales    Interpellation d'un Britannique à Marrakech: La DGSN dément les allégations du Daily Mail    Marrakech : Arrestation pour extorsion après la diffusion d'une vidéo virale    Assemblée nationale : le Togo accélère ses réformes économiques et sociales    Mort d'un Marocain dans une attaque de missile iranien à Bahreïn    « Le Procès de la Conscience » : quand le théâtre invite les citoyens à juger leur propre époque    Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026    Météo : Averses orageuses et fortes rafales de vent prévues ce mardi    Santé : Tehraoui appelle à renforcer les efforts de dépistage de la tuberculose    Africa Feed & Food : Levée de 850 MDH auprès de RMBV et Proparco    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    L'Indonésie introduit un jour de télétravail pour réduire la facture énergétique    Emploi, l'angle mort de la croissance au Maroc selon le FMI    Chtouka Aït Baha : l'Agence des eaux et forêts dément une prétendue maladie de l'arganier    Espagne : près des deux tiers des musulmans sont d'origine marocaine    Terres soulaliyate : le gouvernement précise les règles de dépôt des contrats de gestion    Maroc : Chanaz Essakli prend la tête de l'Imprimerie officielle    Wydad Casablanca parts ways with coach Mohamed Amine Benhachem    Santé : Agadir lance la reconstruction du Centre hospitalier régional Hassan II    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    Botola Pro D1 : les mises à jour des 10è et 11è journées reprogrammées après la trêve internationale    Pays-Bas : Le parquet fait appel de l'acquittement d'un agent accusé d'espionnage pour le Maroc    Festival Jidar : Première édition d'un grand prix qui met les fresques à l'honneur    Trump annonce des échanges "constructifs" avec l'Iran et suspend des frappes    France : Aux municipales, Rachida Dati perd Paris et Karim Bouamrane est réélu à Saint-Ouen    Dans le Fujian : Neuf moments marquants d'un voyage au cœur du Sud-Est chinois    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



En Algérie, une «répression politique et judiciaire systématique» des militants, selon Amnesty
Publié dans Barlamane le 25 - 06 - 2021

L'ONG dénonce de lourdes peines, une restriction des libertés et un contexte de répression croissant après plusieurs condamnations à de la prison ferme.
Amnesty International a appelé, jeudi 24 juin, les autorités algériennes à cesser «immédiatement» leur «répression politique judiciaire systématique» envers les militants du Hirak populaire, en réaction à de récentes peines de prison ferme prononcées à leur encontre. L'ONG a appelé à «au respect du droit, des libertés et des engagements internationaux du pays» selon un communiqué publié.
Selon l'ONG, «les autorités algériennes se sont livrées à une répression qui s'est traduite par l'arrestation de dizaines de personnes ayant pacifiquement exercé leurs droits à la liberté d'expression et de réunion dans les mois qui ont précédé les élections législatives qui ont eu lieu le 12 juin».
L'organisation affirme «avoir rassemblé des informations sur 37 cas de militants qui ont été arrêtés de façon inique pour avoir participé à des manifestations ou exprimé des opinions dissidentes entre le 26 mars et le 26 mai. À la date du 23 juin, au moins 273 militants étaient détenus de façon inique, selon des organisations locales et des militants des droits humains.»
«Les autorités algériennes ont utilisé tous les moyens à leur disposition pour écraser la dissidence et réduire au silence les protestataires du mouvement du Hirak, arrêtant et poursuivant en justice des dizaines de militants sur la base d'accusations forgées de toutes pièces, uniquement parce que ces personnes ont participé à des manifestations ou exprimé des opinions politiques dissidentes», a déclaré Amna Guellali, directrice régionale adjointe pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient à Amnesty International dans un communiqué.
«Les autorités algériennes doivent de toute urgence mettre fin à cette répression et veiller à ce que soient respectés les droits des manifestants pacifiques, des journalistes et des militants des droits humains à la liberté d'expression, à la liberté d'association et à la liberté de réunion. Toutes les personnes arrêtées et poursuivies en justice de façon inique parce qu'elles ont exercé leurs droits doivent être relâchées, et les charges retenues contre elles doivent être abandonnées» a rapporté l'ONG londonienne.
«Depuis avril 2021, les autorités algériennes recourent de façon croissante à des accusations de terrorisme ou de complot contre l'Etat pour poursuivre en justice des défenseurs des droits humains et des militants du Hirak. Elles ont qualifié d'organisations terroristes deux organisations qui expriment des opinions dissidentes : le mouvement d'opposition Rachad et le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK)» dénoncé l'ONG.
Selon les recherches menées par Amnesty International, «les autorités judiciaires ont depuis le mois de mars inculpé au moins 17 militants d'infractions liées au terrorisme. Parmi eux figure l'avocat Abderraouf Arslane, ainsi que les défenseurs des droits humains Kaddour Chouicha, Jamila Loukil et Saïd Boudour, qui avec 12 militants du Hirak ont été inculpés, le 28 avril, d'appartenance à un groupe terroriste et de complot contre l'Etat».
Le 8 juin, «les autorités ont adopté des modifications du Code pénal élargissant la définition du terrorisme pour y inclure le fait d'œuvrer ou d'inciter à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par les moyens non constitutionnels. Cette définition trop large risque d'entraîner la criminalisation des appels pacifiques à un changement de gouvernement et la mise hors la loi du mouvement de protestation du Hirak, qui demande un changement politique radical en Algérie» s'alarme Amnesty.
«Les mesures prises par les autorités algériennes pour qualifier de terroristes des militants pacifiques, et leur empressement à inclure une nouvelle définition très large du terrorisme dans leur législation, indiquent qu'elles sont déterminées à intimider les opposants pacifiques pour les réduire au silence, et à décimer l'opposition politique», a déclaré Amna Guellali.
«Le ministère algérien de l'Intérieur a également pris des mesures pour dissoudre des organisations de la société civile et des partis politiques. En avril et en mai, il a cherché à suspendre ou dissoudre deux partis politiques, l'Union pour le changement et le progrès (UCP) et le Parti socialiste des travailleurs (PST), et à dissoudre l'organisation de la société civile Rassemblement actions jeunesse (RAJ)» précise Amnesty.
«Le 30 mai, le Conseil supérieur de la magistrature, un organe administratif qui manque d'indépendance puisqu'il est présidé par le président algérien, a radié du corps des magistrats le juge Sadedin Merzoug pour avoir exprimé des opinions en faveur de la démocratie et du mouvement du Hirak en Algérie. Au regard du droit international, il est illégal de sanctionner des juges parce qu'ils ont exprimé leurs opinions publiquement» conteste l'ONG.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.