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Projets d'eau potable : un échec cuisant révélateur des carences de gouvernance, Aziz Akhannouch au ban des accusés
Publié dans Barlamane le 16 - 12 - 2024

Le bilan accablant, officialisé, met en lumière l'échec de 46 projets d'une valeur totale de 2,4 milliards de dirhams, répartis sur les différentes régions marocaines, touchées par une sécheresse implacable. Parmi les cas les plus alarmants, la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma cumule sept projets bloqués pour un montant de 1,3 milliard de dirhams, tandis que 20 projets dans l'Oriental stagnent, représentant 469,3 millions de dirhams. Aziz Akhannouch ne peut être épargné cette fois.
Le rapport de la Cour des comptes pour l'exercice 2023-2024 dévoile de graves irrégularités dans l'exécution de projets essentiels relatifs à la distribution d'eau potable. Pas moins de 46 projets, représentant une enveloppe de 2,4 milliards de dirhams, ont été recensés comme étant en situation de blocage ou de retard, une réalité qui témoigne d'une gestion inadéquate et d'un manque flagrant de coordination alors que le Maroc souffre d'un stress hydrique de plus en plus menaçant.
La région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma se distingue par l'ampleur des échecs avec sept projets immobilisés pour un montant de 1,3 milliard de dirhams. De son côté, la région de l'Oriental compte 20 projets arrêtés, représentant un coût de 469,3 millions de dirhams. Les autres régions concernées incluent Casablanca-Settat (335,6 millions de dirhams pour trois projets), Fès-Meknès (232,9 millions de dirhams pour cinq projets) et Béni Mellal-Khénifra (35 millions de dirhams pour quatre projets). Ces chiffres traduisent une inégalité flagrante dans le développement des infrastructures hydrauliques, souvent au détriment des zones les plus vulnérables.
Ces projets ont été paralysés par des facteurs multiples, parmi lesquels des difficultés d'importation des équipements, conséquence directe de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19, mais aussi de la hausse des coûts et de la rareté des matières premières. À cela s'ajoutent des problématiques purement administratives, comme l'absence de coordination en amont et des oppositions des riverains concernant l'utilisation de leurs terrains. Certaines infrastructures déjà réalisées ont été gravement endommagées par des travaux de voirie, aggravant encore les retards, et c'est Aziz Akhannouch qui est cité comme responsable.
Le cas de la région de l'Oriental est particulièrement alarmant : treize projets, d'un coût global de 411 millions de dirhams, ont été affectés par des travaux routiers voisins et des désaccords avec les habitants sur l'emplacement des canalisations. À Fès-Meknès, deux projets majeurs, totalisant plus de 232 millions de dirhams, ont vu leurs installations inutilisables en raison de la détérioration des canalisations provoquée par des chantiers routiers adjacents.
Ces échecs successifs révèlent l'absence d'une vision globale et cohérente pour garantir l'accès à une ressource aussi vitale que l'eau potable. Le gouvernement n'a pas su anticiper les besoins logistiques et les retombées sociales liés à ces projets, exposant ainsi des millions de Marocains à des risques croissants en matière de sécurité hydrique. Cette situation démontre également un manque de responsabilité politique : aucune mesure corrective significative n'a été mise en œuvre pour remédier à ces retards, laissant les populations concernées livrées à elles-mêmes.
La gestion des priorités budgétaires suscite aussi des interrogations. Alors que ces projets essentiels piétinent, d'importantes ressources continuent d'être affectées à des chantiersde moindre importance. Cette absence de rationalité budgétaire alimente une défiance croissante envers les institutions, en particulier dans les régions marginalisées qui subissent les plus lourdes conséquences.
Face à ce constat alarmant, plusieurs actions urgentes s'imposent selon les spécialistes. Il est impératif de réorganiser les mécanismes de gouvernance des projets hydrauliques afin d'en assurer une exécution rigoureuse. Une allocation budgétaire spécifique doit être consacrée à la relance des projets bloqués et à la réparation des infrastructures endommagées. Enfin, un dialogue inclusif avec les riverains et les parties prenantes est nécessaire pour prévenir de nouveaux blocages et restaurer la confiance des citoyens dans les institutions publiques.
Le rapport de la Cour des comptes offre un tableau accablant d'une gestion défaillante dans un secteur aussi stratégique que celui de l'eau. Il appartient désormais au gouvernement de Aziz Akhannouch d'assumer ses responsabilités et d'engager des réformes profondes pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, alors que l'asséchement des barrages se confirme.


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