Le conseil de gouvernement a adopté, jeudi, trois décrets autorisant l'établissement et l'exploitation de réseaux de télécommunications de cinquième génération (5G), attribués respectivement à Itissalat Al-Maghrib, Médi Telecom et Wana Corporate. Ces textes ont été présentés par la ministre déléguée auprès du chef du gouvernement, chargée de la transition numérique et de la réforme de l'administration. Selon le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, «le premier projet de décret n°2.25.876 concerne la licence octroyée à Itissalat Al-Maghrib pour la mise en place et l'exploitation de réseaux utilisant la technologie 5G». Il a précisé que «le second décret n°2.25.877 attribue une licence identique à Médi Telecom, tandis que le troisième, n°2.25.878, accorde ce même droit à Wana Corporate». Un processus encadré par l'ANRT M. Baitas a expliqué que «l'attribution de ces licences découle de l'appel à concurrence lancé par l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT)», en application de la loi n°24-96 relative à la poste et aux télécommunications, telle qu'elle a été modifiée et complétée. Il a ajouté que «cette procédure a été précédée par l'approbation du cahier des charges annexé à chaque projet de décret», soulignant que ce document «a été validé par le comité administratif institué par le décret n°2.25.565 du 11 juillet 2025». Vers une mutation du paysage numérique national La décision du Conseil de gouvernement marque l'entrée du Maroc dans une nouvelle ère technologique. Le déploiement de la 5G par les trois opérateurs historiques est perçu comme «une étape structurante pour la compétitivité numérique du Royaume», selon le ministère de la transition numérique. Cette technologie promet d'accroître la capacité des réseaux, de réduire la latence et d'offrir de nouvelles perspectives pour les secteurs productifs, de l'industrie à la recherche scientifique. L'adoption de ces décrets traduit la volonté des autorités de «faire du Maroc un pôle de connectivité avancée en Afrique du Nord» et d'offrir aux citoyens comme aux entreprises «une infrastructure numérique de haut niveau, apte à soutenir la transformation économique et administrative du pays».