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Haut Commissariat au Plan
Publié dans Finances news le 30 - 12 - 2004

Les résultats de recensement général au Maroc n’ont pas eu un effet de surprises.
La vaste opération administrative menée par le département de Lahlimi a plutôt tendu vers une évolution de la population marocaine certes lente mais irréversible.
Les résultats du recensement général de la population au Maroc n’ont pas réussi à fausser le phénomène de « la concentration des populations ». Le tiers de la population marocaine est concentré dans trois régions : le Grand Casablanca, Marrakech-Tensift Al Haouz et Souss Massa Drâa.
La capitale économique totalise plus de 2.950.000 millions d’habitants, soit environ 10% de la population générale au Maroc. D’autres villes, ayant atteint les sept chiffres, ont été recensées par le Haut Commissariat au Plan. Il s’agit de trois « agglomérations » : El Jadida, Kénitra et Marrakech. Avec la vocation touristique de cette dernière, l’accroissement de la population au sein de la ville rouge est pourtant un mauvais indicateur. Cette répartition provinciale de l’habitat révèle d’un autre côté que les populations d’autres villes ont chuté. Il s’agit des provinces de Jerada et celle de Tiznit. La baisse notable des activités minières et agricoles, due respectivement à la fermeture de la mine de Jerada et un fort exode rural, a influé sur le nombre des habitants de ces deux zones. Concernant les provinces sahariennes, c’est le contraire qui s’est passé. Les importants projets d’infrastructures et commerciaux ont facilité l’accroissement urbain. Ainsi, à Boujdour, la population a augmenté de 7,8% en dix ans. À Oued Eddahab, le taux a été de 8,7%. La plus grande croissance des habitants a été également enregistrée dans cette région où la ville d’Aousserd a vu sa population augmenter de 23,4%, atteignant ainsi 20.513 habitants.
Une urbanisation en hausse
La répartition selon le milieu de résidences a révélé quant à elle une urbanisation plus poussée que celle enregistrée en 1994. Une augmentation de 3,7% a ramené le taux d’urbanisation à 55,1%. Le nombre des citadins au Maroc se situe ainsi à 16.463.634 personnes contre 13.428.074 vivant dans le monde rural. Les critères de cette typologie doivent pourtant être nuancés. Les seuls indicateurs relatifs au découpage administratif ne peuvent, à eux seuls, donner la crédibilité nécessaire à ce genre de constat. Ceci est d’autant plus vrai que l’absence d’infrastructures de base au cœur même de certains tissus urbains est assez fréquente.
Le taux d’accroissement démographique annuel a, lui aussi, constitué une source de « satisfaction ». Depuis le recensement de 1994 jusqu’à celui de 2004, le Maroc a enregistré 3.817.984 nouveaux habitants, soit un taux de croissance de 14,6%.
Dans le monde urbain, le taux d’accroissement a baissé de 1,5%, alors que dans le monde rural la baisse n’a atteint que 0,6%. C’est-à-dire qu’un revirement important dans les mentalités et en train de s’installer chez nous. Toutefois, cette baisse n’est pas due à une conscience collective relative à la limitation des naissances. Ce sont plutôt les exigences économiques qui poussent les Marocains à ne plus se procréer comme auparavant. Le recul de l’âge de mariage est aussi un indicateur majeur dans ce registre.
Ce qui est sûr c’est que pour y voir clair, il va falloir attendre le diagnostic global, concernant les comportements démographiques, prévu pour la saison estivale de 2005.
Quand le sou régit tout
Le niveau de vie varie selon les régions marocaines. À ce titre, il est significatif de relever que les provinces du Sud, ayant bénéficié d’un concours étatique important sur le plan des investissements, ont vu leur démographie augmenter. Le critère du revenu ne doit, donc, pas être négligé lors de la lecture des chiffres publiés par le département de Lahlimi. La région de Taza-Al Hoceïma, dont le dernier drame sismique a révélé un important déficit en termes d‘infrastructures, s’adjuge le plus faible taux d’accroissement, avec seulement 0,5%. C’est une preuve supplémentaire que l’accroissement démographique est un indicateur sérieux de la croissance. Le monde rural, qui représente aujourd’hui 44,9% de la population, diminue certes, mais au prix d’un appauvrissement progressif des agriculteurs, contraints d’aller sous d’autres cieux pour promouvoir d’autres types d’activité.
En outre, dans la mesure où l’agriculture demeure un pilier de notre économie, une urbanisation de plus en plus accélérée serait synonyme, dans ce registre, d’une concentration des terres aux mains d’une minorité de propriétaires terriens. C’est dire que l’accroissement urbain ne doit jamais être perçu comme une fin en soi. À l’échelle régionale, il demeure un fait qui révèle la forte inégalité de répartition de la population. Les régions les plus peuplées sont celles qui sont les plus petites. Ceci est valable aussi pour la région du Grand Casablanca. Malgré les problèmes liés à l’augmentation du niveau de vie dans cette région, elle constitue pourtant une attraction pour tous les citoyens marocains au vu des chances de travail et d’investissement qu’elle présente. En définitive, la leçon à retenir revient au fait qu’il faut doter les autres régions de nouveaux atouts afin de pouvoir décongestionner le centre marocain.


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