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Le syndrome chinois prend de l’ampleur
Publié dans Finances news le 02 - 06 - 2005

Rien ne semble arrêter l’appétit des Chinois qui envahissent le monde avec leurs articles bon marché. Leurs produits textiles ont pu réaliser, en un laps de temps, une percée remarquable au point que certains articles ont vu leur taux de croissance à l’export se multiplier par 600%.
Vuce contexte, la réaction des industries européennes et américaines ne s’est pas fait attendre. A telle enseigne que les pouvoirs politiques ont été contraints de pendre les mesures nécessaires pour stopper l’invasion qui risque d’anéantir à terme les manufactures qui résistent encore. Le manque à gagner est notoire. Les pertes d’emploi se chiffrent à des milliers et les chiffres d’affaires sont en chute libre. Côté marocain, la «fièvre jaune» s’est déclarée, et faute de remèdes et d’antidotes, le phénomène risque de perdurer et de faire outrancièrement des ravages. Le comble, c’est qu’il n’y a pas que les produits textiles qui menacent la fabrication locale. Les Chinois sont bien décidés à s’implanter pour longtemps et «tisser» la toile d’une présence de taille afin d’écouler, comme il se doit, leurs divers produits (cosmétiques, électroménager, ustensiles, matériels et outillage…).
La méthode jaune
Contrairement à la méthode commerciale occidentale, les Chinois ont choisi la politique de proximité. Ils n’ont pas besoin de multinationales ni d’enseignes ou de marques pour vendre. Ils assurent le circuit commercial depuis la production jusqu’au consommateur final. Après Derb Omar, ils investissent d’autres lieux commerciaux. Ils sont en négociation avancée pour acquérir le local du cinéma Mauritania (en cessation d’activité) à Derb Soltane à Casablanca. Ils ont choisi de mener la bataille dans le centre commercial le plus populaire et le plus fréquenté du Royaume. La tactique chinoise est bien huilée et remarquablement structurée. Elle vise actuellement les souks hebdomadaires, dans un premier temps au niveau de la périphérie de Casablanca (Sbit de Tit Mellil, Had Soualem, Tlat Bouskoura…) pour s’étendre ensuite à d’autres marchés provinciaux. Il semble que la population rurale est leur prochaine cible. Vu que les paysans, avec un pouvoir d’achat généralement faible, sont plus branchés sur le prix que sur la qualité. En outre, cette invasion commerciale chinoise a touché les intérêts marocains en Afrique occidentale. Leurs produits ont porté des coups durs aux commerçants marocains, présents depuis des décennies, et sont en train de gagner du terrain dans les principales métropoles, notamment à Dakar, Libreville et Cotonu.
Se voulant rassurant, le discours des officiels marocains tend vers l’apaisement. Presque à l’envi, ils évoquent toujours les «relations exemplaires» qui existent entre les deux pays, les investissements ou encore les chantiers réalisés par la Chine au Maroc. Alors que les statistiques sont claires: ce sont les Chinois qui profitent largement des liens commerciaux avec le Maroc. Dernièrement, le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri, a affirmé que «le flux des produits chinois sur le marché marocain se fait de manière légale, selon des procédures précises et qu’ils sont soumis à des taxes douanières qui s'élèvent à 80,25%». Toutefois, le Maroc qui est membre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) peut utiliser certaines clauses pour limiter ou contrer l’arrivée des produits chinois. Reste que le dumping social (faible coût de main-d’œuvre), conjugué à des taux de change du Yuan hyper-favorable, peut contourner tous le obstacles douaniers. Faute d’immunité, la fièvre jaune semble donc assez puissante pour se propager et imposer ses diktats.
Le communisme mandarin se joue du capitalisme
Depuis les années soixante, la Chine est devenue une puissance politique avec l’acquisition de l’arme nucléaire. Dès lors, cet Etat siège d’une façon permanente au Conseil de sécurité de l’ONU. Mais, depuis la chute de l’Union soviétique, Pékin s’efforce d’accéder à la puissance économique. Le pays, qui a gardé le communisme comme système de base, a néanmoins voulu profiter des qualités qu’offre le dynamisme du capitalisme. Ces dernières années, la Chine est l’un des rares pays qui réalisent des taux de croissance élevés et de manière continue. Cette expansion ne peut perdurer sans une ouverture massive vers l’étranger. La progression commerciale chinoise n’est pas spontanée comme c’était le cas pour les China-towns lors des 19ème et 20ème siècles. Elle est planifiée et bien organisée et bénéficie du consentement du pouvoir central. Les commerçants ne viennent exercer dans un pays donné qu’après avoir étudier l’ensemble de son environnement (économique, juridique et social). Ils bénéficient d’un soutien logistique des pouvoirs publics en matière d’information pour leur faciliter la tâche. C’est ce qui explique l’effort des Chinois, installés au Maroc, dans l’apprentissage de l’arabe dialectal et même le berbère. Ils cherchent en fait à investir les secteurs où ils ont un avantage comparatif considérable et où les perspectives de progression sont très prometteuses. Toutefois, avec une pénétration discrète et efficace, ils évitent pour le moment la confrontation au niveau commercial.


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