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Soldes au Maroc : C'est plus un effet «mouton de panurge»
Publié dans Finances news le 23 - 01 - 2014

La réglementation qui régit les soldes reste incomplète.
Les ventes en solde sont réglementées par les articles 53, 54 et 55 du chapitre IV de la loi 31-08 sur la protection du consommateur.
Un grand nombre de Marocains continuent à voyager à l'étranger pour profiter des vrais soldes. Le ministère du Commerce, de l'Industrie et des nouvelles Technologies devrait mettre en place des agents de contrôle afin de faire appliquer la loi en vigueur.
La majorité des consommateurs attend les périodes des soldes pour faire leur shopping, renouveler leurs garde-robes ou tout simplement se faire plaisir à petits prix. Le mot d'ordre : flairer et conclure la bonne affaire. Difficile donc de circuler entre les allées des magasins envahies par les acheteurs qui se bousculent pour dénicher les meilleurs articles.
Cet évènement commercial est également attendu, deux fois par ans, par les commerçants qui espèrent booster leur chiffre d'affaires. En moyenne, ils réalisent entre 10 et 30% de bénéfices, selon le gérant d'une enseigne de vêtements.
Tous les moyens sont bons pour attirer le maximum de clients. La concurrence est rude, ce qui pousse certains à enfreindre la loi. Encore faut-il qu'il y ait une loi qui encadre cette pratique.
Au Maroc, il n'existe toujours pas une réglementation qui régit spécifiquement ce secteur. Les ventes en solde sont réglementées par les articles 53, 54 et 55 du chapitre IV de la loi 31-08 édictant les mesures de protection du consommateur. Cependant, cette loi reste incomplète puisqu'elle n'encadre pas tous les aspects de cette pratique, notamment la fixation des périodes de soldes, comme c'est le cas en France par exemple. En effet, l'article D.310-15-2 du Code de commerce français fixe, chaque année, les dates des soldes saisonniers (été et hiver) et qui dure 5 semaines, comme mentionné dans le portail du ministère français de l'Economie et des Finances. Une réglementation rigoureuse certes, mais qui garantit à la fois une concurrence loyale et équitable ainsi que la protection des droits des consommateurs.
Au Maroc, c'est plutôt les commerçants qui fixent à leur guise les périodes des soldes à condition d'afficher la date de début et de fin, comme stipulé dans la loi 31-08.
Un vide juridique dont profitent certains qui n'hésitent pas à afficher les termes soldes voire «liquidation totale» durant toute l'année sans réduire pour autant le prix. C'est d'ailleurs ce que l'on peut constater au quartier Maârif où la majorité des commerçants ignore l'existence même d'une loi.
«Je ne sais même pas s'il y a une réglementation qui régit cette pratique au Maroc. Nous pratiquons des soldes plusieurs fois par an, ce qui nous permet d'attirer les clients à la recherche de bonnes affaires», nous confie un vendeur au quartier Maârif.
En fait, ils ne font que suivre les autres commerçants. D'autres commerçants nous ont affirmé que le prix des articles ne varie pas et que les affichages de solde sont seulement des trompe-l'œil.
Cette anarchie qui règne est due en grande partie à l'absence de contrôle et de répression de la part des autorités de tutelle envers les hors-la-loi. A signaler que la pratique est beaucoup plus organisée dans les centres commerciaux, comme le précise Alberto Rodriguez, Director Property Management d'Anfaplace. «A Anfaplace shopping center, nous proposons des dates de début et de fin des soldes aux commerçants qui doivent être respectées. Pendant ces dates, nous communiquons cette opération commerciale à l'intérieur et à l'extérieur du centre commercial pour informer les clients», précise-t-il.
Parmi les mesures mises en place par ce centre commercial : la coordination des dates, une communication efficace aux clients et des visites de contrôle aux magasins pour vérification, souligne le management du centre.
Autre constat flagrant, les articles proposés en solde ne correspondent souvent pas à la collection qui précède cette période. Ce sont plutôt des vêtements d'une autre saison, d'anciennes collections ou des articles de la nouvelle collection qui n'ont pas été bien vendus.
Là encore, la loi marocaine ne spécifie pas la nature des produits soldés, contrairement à la loi française, qui elle, stipule clairement que la marchandise proposée à la vente en solde doit être en stock, dont des exemplaires ont été proposés à la vente depuis au moins 1 mois.
On se demande même si certaines enseignes étrangères ne profiteraient pas du système marocain pour faire écouler leurs stocks au Maroc.
Impact économique
Face à ces pratiques et en l'absence de réglementation et de contrôle, un grand nombre de Marocains n'hésitent pas à s'envoler vers l'Europe pour faire les soldes, en devises étrangères !!!
Preuve en est, les vols vers l'Espagne ou la France affichent généralement complet en cette période.
«Je croyais qu'avec l'ouverture des centres commerciaux et l'implantation des enseignes étrangères au Maroc nous n'allions plus faire de voyages de shopping, ce qui n'est malheureusement pas le cas», nous confie Nisrine. B.
Ce choix n'est pas sans conséquence sur l'économie marocaine, notamment en matière de sortie de devises. L'enjeu n'est pas négligeable. Un vrai manque à gagner qui n'est malheureusement pas quantifié.
En attendant le renforcement de l'arsenal juridique, le ministère du Commerce, de l'Industrie et des nouvelles Technologies devrait, en premier lieu, mettre en place des agents de contrôle afin de faire appliquer la loi en vigueur et protéger ainsi le consommateur qui reste vulnérable face aux pratiques des commerçants.


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