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Entretien avec Nacer Bouimadaghene, DGA de Sonasid : «Nous visons la production Entretien avec Nacer Bouimadaghene, DGA de Sonasid d'un million de tonnes d'acier»
Publié dans Finances news le 25 - 01 - 2007


* Sonasid profite de la forte croissance
du BTP.
* La concurrence va améliorer l'offre
du marché.
* La nouvelle aciérie a augmenté les capacités de production et de traitement de la ferraille.
Finances News Hebdo : Comment se présente la situation du marché de l’acier, compte tenu de la conjoncture internationale ?
Nacer Bouimadaghene : La situation du marché national est très positive par rapport au début des années 90 et même 2000. Comme vous le savez, depuis trois années, le BTP tire très fort vers le haut, surtout la production acier et tous les matériaux de construction...
2006 s'est terminée avec une croissance de 13% environ alors que le trend habituel est de 3 à 4%. 2004 était l'année de démarrage.
En 2005, nous étions à 8% ; 2007 sera la continuité. Malgré la problématique agricole, puisque notre croissance y est intimement liée, il y a beaucoup d'indicateurs qui confirment le bon comportement des BTP, notamment les projets d'infrastructures lancés par l'Etat à l'échelle nationale.
F. N. H. : Est-ce que le marché a évolué selon vos prévisions ?
N. B. : Il a évolué au-delà de nos prévisions. Nous avons tablé sur des taux de croissance de 7 à 8% ; on est à 13% en 2006.
F. N. H. : Qu’est-ce qui a motivé votre partenariat avec Arcelor ?
N. B. : Au niveau international, les fusions se font à grande échelle.
Les entreprises européennes se sont structurées. Les deux géants Arcelor et Metal Steel ont fusionné et ont donné Arcelor Metal. Sonasid, malgré ses capacités et potentialités, n'est qu'une petite goutte d'eau devant ces groupes. Mais nous sommes dans une région qui se développe, notamment en Afrique du Nord et en Afrique de l'Ouest. Nous avons tablé sur un développement durable avec des installations technologiques qui suivent la tendance du marché en termes de demandes et de qualité.
Et Arcelor et Métal, avant la fusion, ont voulu chacun avoir la Sonasid dans leur giron. Donc il y avait une consultation internationale et le groupe SNI a préféré lancer une opération transparente pour faire participer des groupes internationaux dans notre développement. Sur le plan technologique, c'est un groupe où l'on retrouve toutes les formes de la production d'acier.
F. N. H. : Est-ce qu'ils se sont engagés pour un transfert de technologies ?
N. B. : Evidemment qu'ils se sont engagés. L'une des missions du partenariat, c'est de nous aider à aller plus vite dans le développement de notre métier. L'expérience marocaine est très jeune. Avec Arcelor, c'est plus facile d'apprendre.
Cela nous donne une longueur d'avance, soit pour les opérateurs locaux qui sont en train de s'installer ou par rapport aux étrangers. Tous seuls nous aurions été plus vulnérables.
F. N. H. : A propos de la concurrence, comment situez-vous le positionnement de Sonasid ?
N. B. : La Sonasid accueille très favorablement un certain nombre d'événements concurrentiels pour la simple raison qu'il est toujours difficile de soutenir la situation qu'on avait il y a des années. Aujourd'hui, avec la mondialisation, on ne peut plus la défendre. Avec la concurrence, on ne peut que réconforter notre place. On était à 95% de parts de marché, aujourd'hui on en est à 82%, mais avec une situation confortable. La baisse de nos parts ne veut pas dire que nous perdons du terrain. La concurrence qui s'installe n'arrive à couvrir que quelques points de la croissance.
Nous savons aussi que face à un consommateur qui a plusieurs fournisseurs, il devient plus exigeant en termes de qualité, de prix compétitifs. Nous avons les outils qu'il faut, que ce soit en termes de qualité ou de garantie pour nos produits.
Pour fair face à la concurrence étrangère, nous comptons améliorer nos coûts de production en réalisant notamment des économies d'énergie et de matières premières.
F. N. H. : Est-ce que vous avez la capacité de suivre le marché en matière de production ?
N. B. : Evidemment, nos usines ont une valeur minimale plus importante : par exemple, notre usine de Nador avait une capacité 420.000 tonnes, aujourd'hui on est à 460.000 tonnes. Chaque année nous améliorons notre productivité qualitativement et techniquement.
F. N. H. : Et vos objectifs ?
N. B. : Notre objectif est d'arriver à 1 million de tonnes.
F. N. H. : Comment avez-vous géré la hausse des intrants ?
N. B. : La hausse des intrants est une problématique mondiale. La matière première qui sert au niveau mondial à produire de l'acier a connu une augmentation depuis 2003-2005 et en 2006.
Des hausses qui se situent entre 60 et 70%. C’est la même chose pour l'énergie dont les hausses ont été vertigineuses et successives. Mais tout ça a un impact limité sur le coût de revient parce qu'on a réussi à compenser ces hausses en maîtrisant nos charges. Nous avons augmenté notre prix de revient sur le produit fini, il y a eu des augmentations de l'ordre de 17% sur 3 ans. Nous avons impacté notre prix de revient de 1 à 2 %. La différence a été compensée par des efforts de productivité. Il y a eu des efforts de réduction durant l'opération de production sans altérer la qualité du produit fini. Nous avons réussi à être dans les normes obligatoires imposées par l'Etat.
F. N. H. : Quelle est l'approche de la Sonasid pour le marché de la ferraille au Maroc ?
N. B. : Nous avons une aciérie qui a démarré il y a une année et demie qui utilise les produits de la ferraille locale. Avant notre projet, toute la ferraille marocaine était exportée vers le marché européen ou turc. Les collecteurs et les exportateurs se sont intéressés à notre offre et ils ont commencé à nous livrer l'essentiel de leur marchandise. Le prix offert est quasiment similaire à celui pratiqué par l'export. Avec un avantage particulier pour ces fournisseurs, à savoir le paiement immédiat en évitant les tracasseries de l'export et de la douane. Pour notre part, nous avons choisi l'achat local au lieu d'importer. Le volume traité par notre aciérie est de 250 à 300.000 tonnes.


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