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La gestion des risques s’organise
Publié dans Finances news le 24 - 05 - 2007

* La couverture des risques liés aux marchés financiers constitue un enjeu stratégique pour l'entreprise marocaine.
* Le marché de la gestion des risques se développe, les produits de couverture abondent et la réglementation est appelée à s'adapter aux nouveaux besoins du marché.
* Tour d'horizon avec Chakib Erquizi, Directeur d'Attijari Capital Market.
Finances News Hebdo : Quelle est votre appréciation de l'état actuel et du degré de développement de la pratique de la gestion des risques (sur le marché des changes ou celui des matières premières) au Maroc ?
Chakib Erquizi : La gestion des risques est un processus cognitif permettant à travers le temps aux opérateurs de mesurer la pertinence et l'efficacité des produits de couverture disponibles sur le marché marocain.
Il y a une dizaine d'années, la plupart des entreprises marocaines achetaient ou vendaient au comptant les devises sur le marché des changes au gré des flux à payer ou à recevoir sans se soucier d'un quelconque risque des changes. Il s'agissait alors d'une gestion passive.
En effectuant un nouveau constat a posteriori, il est très encourageant de voir à quelle vitesse les opérateurs économiques marocains ont pu en quelques années (seulement trois ans) modifier leur comportement. Par exemple, ils ont d'une manière très rapide assimilé et commencé à utiliser les produits dérivés de couverture, dont l'évolution des encours a été spectaculaire. À titre illustratif, Attijari Capital Market a traité avec sa clientèle un volume de près de 10 milliards de dirhams en 2006, et ce uniquement sur les dérivés de change !
Néanmoins, on peut observer que du côté des entreprises, il y a des disparités importantes dans la manière d'appréhender les risques de marché. Si certaines d'entre elles ont fait le pas, d'autres sont plus réticentes en raison de lourdeurs organisationnelles ou pour des raisons culturelles.
Dans ce contexte, les banques et les entreprises doivent assumer leurs rôles respectifs en terme de formation sur les mécanismes de marché et la gestion des risques inhérents.
A ce propos, Attijariwafa bank vient tout juste de boucler la deuxième édition de son Market Challenge organisé à Agadir et qui a réuni près de 150 trésoriers ou directeurs financiers des principales entreprises du Royaume avec deux objectifs principaux : approfondir les compétences des participants en gestion des risques de marché ; et établir une communication entre les participants afin que ces derniers partagent leurs expériences respectives.
FNH : Qu'en est-il de la réglementation ?
C.E : Les expériences des marchés matures montrent que l'aspect réglementaire a été une composante nécessaire, mais non suffisante, à leur développement. L'Algérie en est un exemple flagrant. Malgré l'existence d'un cadre réglementaire précis, les marchés financiers algériens restent embryonnaires compte tenu du degré de concentration du marché des changes et des difficultés que rencontrent les banques à développer les expertises nécessaires.
Aussi, l'évolution de la réglementation doit se faire en phase avec la maturité de la demande (les opérateurs souhaitant se couvrir), la maturité de l'offre (la capacité des banques à concevoir et à commercialiser) et un degré suffisant de concertation avec les autorités de tutelle.
Cette évolution parallèle a permis au Maroc d'accélérer dernièrement son processus de libéralisation (dérivés de change, dérivés de taux, matières premières, acquisition de titres de créances en devises, ...) et de dépasser la Tunisie sur ce volet-là.
Il reste encore des chantiers importants (commission de 0.2% sur les opérations de change, possibilité pour les opérateurs de se couvrir à plus d'un an, options exotiques, ...). Ces chantiers devraient connaître assez rapidement des évolutions importantes de manière à rester en phase avec l'objectif de libéralisation progressive du Dirham et les besoins des opérateurs économiques.
F.N.H : Quelle position occupe Attijari Capital Market parmi les différents intervenants du marché ?
C.E : Il est à noter que l'expertise reconnue des équipes de Attijari Capital Market a pris une nouvelle dimension en 2007 avec la certification aux normes internationales des traders (ACI).
Attijari Capital Market occupe une place prépondérante dans son périmètre d'activité. Sur le marché des changes, elle dispose d'une part de marché estimée aux alentours de 37% avec un taux de satisfaction clients très élevé; sur le marché des matières premières, elle dispose d'une part de marché estimée à 90% avec un volume traité de 56 milliards de dirhams ; enfin, sur le marché des taux, Attijariwafa Bank, selon le Trésor, est le premier Intermédiaire en Valeurs du Trésor de la place avec 24% de part de marché, loin devant le second qui dispose quant à lui de 13%.
FNH : Un risque mal géré peut devenir une menace. Les entreprises en sont de plus en plus conscientes. Quel type de solutions leur proposez-vous?
C.E : Nous nous efforçons de développer deux axes essentiels. Le premier consiste à proposer une offre en permanence étoffée de structures de couvertures innovantes. Notre clientèle bénéficie d'une large panoplie de solutions permettant de couvrir les risques de change, de taux ou de matières premières. Notre deuxième axe consiste à développer des expertises aptes à comprendre, analyser, identifier le besoin, puis structurer et proposer des solutions sur-mesure. Globalement, les structures de couverture proposées utilisent des Termes, Futures, Options, Swaps ... En d'autres mots, l'ensemble des instruments financiers disponibles.


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