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Investissements publics : L’Etat prend l’initiative
Publié dans Finances news le 24 - 07 - 2008

* En enregistrant une croissance de 57% en l’espace de deux ans, les investissements publics atteindront presque 110 Mds de DH en 2008.
* Les établissements publics sont appelés à investir plus de 93, 5 Mds de DH en 2012, soit une hausse de plus de 40% par rapport à 2007.
Les investissements publics constituent ces dernières années un véritable moteur de croissance. Pour preuve, ils seront presque de 110 Mds de DH en 2008, contre seulement 69 Mds en 2006, soit une hausse de 57% sur 2 ans. Ainsi, l’Etat est susceptible de jouer un rôle crucial en terme de promotion de l’emploi tout en assurant un taux de croissance important.
Vu la conjoncture économique internationale défavorable, chose qui se manifeste d’une manière exacerbé au niveau de la stagnation des grandes économies mondiales, d’une part, et de la hausse des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires de base, d’autre part, l’Etat a choisi de prendre le taureau par les cornes et de promouvoir la demande interne. À cet égard, l’investissement public jouera un rôle crucial dans cette stratégie de croissance. En analysant les sources des investissements publics, on constate une véritable montée en puissance de la part du Budget public, représentant 31% de l’ensemble de ces investissements au lieu de 20% en 2007. Et si la part des établissements publics se situe pour cette année à 61%, contre 70% en 2007, force est de constater que les investissements des établissements publics poursuivent leur croissance puisque la totalité des investissements augmente.
Par ailleurs, les parts des collectivités locales et du Fonds Hassan II sont restées stagnantes, soit respectivement 5% et 3%. L’ensemble des investissements est consacré au perfectionnement de l’infrastructure et au lancement des projets structurants (ports, chemins de fer…). Cette stratégie constitue le noyau dur des politiques de développement pour les années à venir.
Un taux de croissance élevé et stable
L’évolution de la part des dépenses publiques par rapport au produit intérieur brut consacre cette volonté de promouvoir la croissance. Outre l’agriculture, les secteurs des services et de l’industrie constituent les principales cibles des investissements entamés. De ce fait, les réseaux des autoroutes et des chemins de fer, fortement concentrés dans le Nord du Royaume, s’étendent davantage pour couvrir les provinces du Sud et de l’Oriental.
En outre, l’Etat a aménagé au cours des deux dernières années plus de 2.000 hectares sous forme de parcs industriels, zones franches, zones économiques… sur l’ensemble du territoire national. À titre indicatif, le parc industriel de Jorf Lasfar accapare, à lui seul, 500 Ha. Ces initiatives ont créé une véritable dynamique dans les milieux des affaires nationaux. De plus, cette effervescence économique s’est reflétée d’une manière considérable sur les taux d’évolution de différents facteurs économiques, notamment la hausse de taux de formation brute de capital fixe, l’importation des biens d’équipement, la croissance de la masse des crédits d’équipement.
De plus, le lancement de projets structurants, soit en terme d’extension des aéroports, en matière de mise en place de nouveaux ports ou via de nouveaux accords d’ouverture économique, se sont traduits par une affluence massive des touristes et des investissements étrangers. Signalons, par ailleurs, que l’accroissement des investissements publics aura un impact considérable sur la demande interne, d’une part, et l’ensemble du circuit économique, d’autre part, en impliquant l’évolution du PIB en 2008 après le faible taux de croissance enregistré l’année dernière.
L’augmentation des investissements a concerné toutes les provinces, notamment celles qui connaissent un besoin croissant des services publics, telles que les provinces du Sud (2,7 Mds DH), Gharb-Chrarda (2 Mds de DH), Tadla (1,8 Md DH), Taza-Al Hoceima (2 Mds DH)…
l’Etat jouera désormais un rôle de premier ordre
En étudiant le rapport exposé récemment par Salaheddine Mezouar, ministre des Finances et de la Privatisation, concernant les perspectives de l’économie nationale à l’horizon 2012, la première chose qui saute aux yeux est le poids de plus en plus important des investissements publics. En fait, les établissements publics sont appelés à investir plus de 93,5 Mds de DH en 2012, soit une hausse de plus de 40% par rapport à 2007.
En terme de prévisions, c’est le secteur du transport qui occupera le haut du podium avec plus de 104 Mds de DH en 2012, soit une hausse de 90%. Mais les hausses les plus importantes seront effectuées par les établissements opérant dans le secteur de l’habitat et de l’aménagement (347%), l’électricité (205%) et les phosphates (112%). L’accélération fulgurante des investissements est le résultat du lacement des plans de développement correspondant à des stratégies sectorielles. En effet, la période 2008 -2012 connaîtra la concrétisation de plusieurs plans lancés et le début de nouveaux plans. C’est le cas du Plan Azur, du Plan Maroc Vert, du Plan industriel et du Plan Emergence du secteur des phosphates. A eux seuls, les trois derniers plans de développement cités totalisent un budget de plus de 80 Milliards de DH. Dans le même sens, le Maroc a entamé ces dernières années des programmes et des visions soutenues par des budgets importants : Vision 2015 du secteur de l’artisanat (2,8 Mds de DH), Programme Ibhar pour la pêche (1 Md de DH)…
Dans ce contexte, la demande publique constituera pendant les années à venir l’un des principaux piliers de la demande interne au moment où la conjoncture internationale ne favorise pas la demande externe. Dans le même sillage, l’économie nationale deviendra plus compétitive par rapport aux pays de la région. En revanche, la hausse des importations de biens d’équipement a eu comme conséquence le creusement du déficit commercial. Sur un autre axe, celui relatif au financement, le recours croissant aux établissements financiers étrangers pose de nouveau le problème de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Et si certains analystes tirent la sonnette d’alarme suite à l’alourdissement du budget de compensation, le gouvernement affirme que cela permet de soutenir la demande interne. Finalement, si la promotion des investissements publics favorise la croissance, il faut que cette augmentation évolue en même temps avec les investissements privés et la demande des marchés interne et externe.


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