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Entretien : «La compétition politique n’a pas encore ses titres de noblesse»
Publié dans Finances news le 12 - 02 - 2009

l La multiplicité des intervenants dans la gestion de la ville dilue la responsabilité. Mais in fine, c’est le maire qui assume.
l Il est urgent de transférer plus de compétences aux élus pour qu’ils puissent mobiliser davantage de moyens au profit de leurs cités.
* La gestion locale est toujours empruntée par une tutelle trop lourde de l’intérieur.
* Malheureusement, les lois qui ont été promulguées pour les communales 2009 consacrent la balkanisation et ouvrent la porte à la corruption.
* Point de vue de Lahcen Daoudi, membre du Bureau politique du PJD.
w Finances News Hebdo : Jusqu’à quel degré les objectifs de transparence et d’éthique, condition sine qua non dans toute compétition politique, ont été respectés dans la gestion des communes lors des précédentes communales ?
w Lahcen Daoudi : Il est difficile, à de rares exceptions, de parler d’éthique et de transparence par le passé. La compétition politique n’a pas encore ses titres de noblesse. Le recours massif à la corruption et aux pratiques mafieuses lors des élections et l’intervention directe ou indirecte de l’Administration, faussent encore le jeu. À cela s’ajoute une balkanisation voulue et entretenue.
w F. N. H. : Comment, à votre avis, peut-on concilier développement urbanistique, économique et politique des villes pour en faire des locomotives de développement ?
w L. D. : Les villes marocaines sont administrées, du point de vue des prérogatives, avec les mêmes textes sans distinction entre grandes et petites en n’offrant aucune possibilité de compétition entre les unes et les autres. Il est urgent de transférer plus de compétences aux élus pour qu’ils puissent mobiliser davantage de moyens au profit de leurs cités et de dégager la gestion locale d’une tutelle trop lourde de l’Intérieur. Ceci sous condition d’élections transparentes, car il ne faudrait pas non plus mettre le sort de nos villes entre les mains d’Escobar, de plus en plus nombreux.
La ville doit disposer, certes, de moyens humains et matériels adéquats mais aussi avec des maires à la hauteur des missions qui leur incombent. Le maire d’une grande ville doit avoir au moins un bac+3 et une formation en matière de management. Il faut noter que cette condition n’est même pas exigée au niveau d’un poste ministériel !
w F. N. H. : Comment évaluez-vous la gestion d’une ville dans un contexte marqué par l’interventionnisme du ministère de l’Intérieur et la multiplicité des acteurs ?
w L. D. : La multiplicité des intervenants dans la gestion de la ville (ministère de l’Intérieur, agence urbaine, maire…) dilue la responsabilité. Mais, in fine, c’est le maire qui assume. Or, un gouverneur ou un wali qui ne s’entend pas avec un responsable élu peut conduire au blocage total d’une ville. Il faudrait des élus aux ordres pour pouvoir avancer.
La solution, actuellement, serait la création d’un ministère des Collectivités locales distinct du ministère de l’Intérieur.
w F. N. H. : Quelles sont les valeurs de progrès sur lesquelles les candidats devront se positionner pour être au diapason avec la volonté de faire des villes des locomotives économiques ?
w L. D. : Il s’agit de valeurs universelles valables pour tous, comme l’intégrité, la transparence, la bonne gouvernance. Cela nécessite, certes, un changement des comportements mais on aurait pu franchir une étape supérieure si on avait promulgué des textes facilitateurs dans ce sens.
w F. N. H. : Quels repères crédibles donner aux citoyens pour leur permettre de faire un choix réfléchi de leurs représentants politiques ?
w L. D. : Le citoyen marocain est mûr pour des élections transparentes et pour des choix rationnels pourvu que l’Administration fasse son travail, garde sa neutralité et lutte efficacement contre l’achat des voix. Le citoyen veut des élus compétents ayant une culture militantiste et animés de la volonté de servir et non de se servir.
w F. N. H. : Comment créer un sursaut positif et faire des élections de 2009 un épisode qui fasse avancer le processus économique au Maroc ?
w L. D. : Ce n’est pas avec la politique de deux poids deux mesures, constatée au niveau de la révocation du maire de Meknès, qu’on va créer ce sursaut. Le climat de suspicion créé par ce genre de pratiques gauches, décourage même les militants ; que dire du commun des mortels ? Le gouvernement doit chercher à créer un climat serein où le maître-mot serait l’objectivité. Les lois qui ont été promulguées à l’occasion de la préparation des élections de 2009 consacrent la balkanisation et ouvrent la porte à la corruption. Les militants des différents bords sont aguerris à de telles pratiques, mais le citoyen lambda sera plus tenté par l’abstention que par la participation. Les partis doivent se mobiliser pour mieux encadrer la population et surtout ne pas accréditer les corrompus et les incompétents. Or, malheureusement, les accréditations sont attribuées dans beaucoup de cas aux plus offrants. La responsabilité est donc partagée entre l’Administration et les partis politiques.


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