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UPM : Le Fonds Inframed, une lueur d’espoir…
Publié dans Finances news le 03 - 06 - 2010

* La création d’une zone de libre-échange à l’horizon 2010, projet-phare de l’UPM, relève toujours de l’utopie.
* L’éclatement politique du Sud de la Méditérrannée ne facilite pas la réalisation de projets collectifs.
* Le Fonds inframed axera ses investissements sur le financement des infrastructures au Sud de la Méditérranée.
Le report au mois de novembre prochain du Sommet de Barcelone relatif à l’Union pour la Méditérrannée, qui devrait se tenir le 7 juin, n’a pas pour autant dissuadé les différents corps de la société civile d’initier des conférences et des débats sur un projet qui trouve du mal à se concrétiser et qui manque de visibilité. D’aucuns estiment que ce report est justifié à cause des problèmes politiques qui règnent dans la région (conflit israélo-palestinien, différend algéro-marocain, problème de Chypre…). Beaucoup croient à la vitalité de ce projet, mais craignent encore une fois son échec comme celui de la déclaration de Barcelone.
L’unanimité est de mise sur le fait que la région méditerranéenne est la partie du globe où l’écart de développement est le plus élevé entre le Nord et le Sud. «Cette situation crée un climat préjudiciable à la paix, à la sécurité et à la prospérité de la région», annonce J. Kerdoudi, président de l’IMRI, à l’occasion du forum organisé vendredi dernier en partenariat avec la Fondation Hans Seidel.
Nous sommes en 2010 et la création d’une zone de libre-échange à cet horizon, projet-phare de l’UPM, relève toujours de l’utopie.
A rappeler que l’Europe avait institutionnalisé ce partenariat en 1995 par la Déclaration de Barcelone, qui a tracé le cadre en vue de créer en Méditerranée un espace de paix, de sécurité et de prospérité partagée. Ce partenariat multilatéral devait concerner tous les domaines : politique, économique, financier, social et culturel. Il était également prévu une aide financière au profit des pays du Sud de la Méditerranée. Dix ans plus tard, le processus s’est heurté à des problèmes de nature politique tels que le conflit israélo-palestinien, l’immigration clandestine, les actes de terrorisme.
En vue de donner plus de tonus à ce processus, l’Union européenne a lancé la politique européenne de voisinage (PEV) qui avait pour objectif de compléter et renforcer le processus de Barcelone. Cette nouvelle orientation a remplacé le multilatéralisme par des plans d’actions bilatéraux, convenus entre l’Union européenne et chacun des pays sud-méditérranéens qui ont souscrit à cette politique. A l’instar du Processus de Barcelone, la politique européenne de voisinage a été dotée d’un instrument financier.
Un bilan très contrasté
En ce qui concerne l’UPM, il faut reconnaître qu’il s’agit d’un projet très difficile. Nombre d’États européens regardent plus vers l’Est que vers le Sud. L’éclatement politique du Sud de la Méditérrannée ne facilite pas non plus les projets collectifs. «Sur un tel dossier, la légitimité de la France et le volontarisme de Nicolas Sarkozy auraient pu faire la différence. Malheuresement, l’UPM est partie sur des bases très fragiles qu’elle est d’ores et déjà un échec annoncé», explique un haut responsable. A noter que la méthode déployée par la France a été proprement calamiteuse. La France a lancé l’initiative sans aucune concertation, entraînant la critique des Européens mais aussi la surprise des Méditerranéens. Il est assez contre-intuitif de lancer en solitaire un projet qui prétend réunir 43 pays autour d’objectifs ambitieux. Pire, elle a donné l’impression d’un projet hostile par l’Union.
Cet avis ne semble pas être partagé par J. Borsenberger, chef de projet à la Fondation Hans Seidel. Elle reconnaît que le problème politique se pose avec force dans la région. Mais elle reste optimiste et suggère de le surpasser. «En regardant de près les grands projets, on remarque que, souvent, le politique pose problème. Si on prend l’exemple de l’Union européenne, on remarque qu’elle ne s’est pas créée sur des bases politiques, mais sur des bases économiques. Je reste optimiste et je pense que l’UPM a de grandes chances de se développer, mais nous devons lui donner moins d’importance sur le plan politique et essayer de lui donner d’autres formes de coopération sur les plans économique, culturel, social…» affirme-t-elle.
Aussi, le financement, nerf de la guerre, a été dénié par les partenaires. L’UPM ne bénéficiera d’aucune enveloppe financière européenne nouvelle. Elle devra trouver d’hypothétiques financements auprès d’investisseurs privés, entreprises, ONG, fondations…
Mais il faut admettre, comme l’a répété le président de l’IMRI qu’une lueur d’espoir est née par la signature le 26 mai dernier du Pacte de la création du Fonds InfraMed, doté au départ d’une mise de 385 millions d’euros, avec une cible de 1 milliard d’euros». Il s’agit donc du premier fonds d’investissements Nord-Sud puisque y sont représentées les Caisses de dépôt française et italienne, la BEI et la CDG marocaine avec 20 millions d’euros et le groupe EFG Hermès (Egypte). Ce fonds va être investi dans le financement des infrastructures dans les domaines de l’énergie, du transport et de la gestion urbaine. Et donc l’on peut d’ores et déjà dire que c’est la première prouesse sur le plan économique.
Sur le plan social, il reste beaucoup à faire, notamment dans les secteurs tels que l’éducation, la santé, le logement social. Ce qui laisse déduire que les progrès du partenariat euro-méditerranéen sont nettement insuffisants.
Une chose est sûre cependant : le projet UPM ne pourra être une réalité si les efforts ne sont pas déployés pour éradiquer les problèmes qui se posent et entravent sa concrétisation. Le projet UPM est resté élitiste et donc ignoré par une frange de la population. Preuve en est que même dans les partis politiques, très peu de candidats évoquent le projet UPM. Donc, pour qu’il réussisse, il faudra que l’UPM devienne un véritable projet de société civile. Un autre grand chantier auquel il faut s’atteler : c’est le problème de la migration. Il faut donc réfléchir sérieusement à ce problème qui montre l’échec du programme de développement du Sud.


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