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Uber: l'application interdite à Londres, contestée à Casablanca
Publié dans 2M le 22 - 09 - 2017

Uber risque de perdre sa licence d'exploitation à Londres. Les autorités des transports de la ville ont annoncé ce vendredi que l'entreprise de VTC (voiture de transport avec chauffeur) « n'est pas apte à détenir une licence d'exploitation de chauffeurs privés ».
Dans un communiqué relayé par la presse internationale, les autorités des transports de la capitale britannique expliquent que « l'approche et la conduite d'Uber ont démontré un manque de responsabilité en lien avec plusieurs problèmes, avec des conséquences potentielles pour la sûreté et la sécurité du public ». Ils reprochent également à la société de VTC l'utilisation d'un logiciel « permettant aux chauffeurs d'éviter de se faire repérer par les autorités dans les zones où ils n'ont pas le droit d'opérer ». Suite à cette annonce, Uber a annoncé son intention de contester cette décision en justice.
Les taxis sur le qui-vive
Car au-delà son caractère juridique, la start-up américaine s'est rapidement mis à dos les chauffeurs de taxis qui voient en elle une menace de la prospérité de leur activité. Un peu comme chez nous, où plusieurs incidents impliquant les chauffeurs de taxis et ceux d'Uber ont été commis à Casablanca depuis le son lancement il y a 2 ans. En août dernier, une vidéo d'agression a circulé comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. On y voit un véhicule Uber encerclé par plusieurs taxis en vue d'agresser le chauffeur. Un exemple parmi d'autres qui en dit long sur la résistance farouche à laquelle fait face cette application.
Match nul
« Malgré l'adversité des taxis et la léthargie des pouvoirs publics pour l'ouverture du marché du transport vers les solutions collaboratives innovantes, Uber continue de consolider son positionnement sur le marché local. La preuve, après Casablanca et la délocalisation du service client de 25 pays au Maroc avec plus de 450 positions et neufs langues, Uber débarque à Rabat », nous explique Meryem Belqziz, directrice générale d'Uber au Maroc. Un sentiment de rejet, caractérisé notamment par diverses tentatives des chauffeurs de taxi d'éradiquer le business des VTC. Pour ce faire, les syndicats des professionnels du transport ne cessent d'interpeller les pouvoirs publics.
« Nous ne pouvons pas tolérer cette activité qui menace clairement notre gagne-pain ainsi que la sécurité de nos concitoyens. Nous avons à plusieurs reprises envoyés des correspondances aux autorités compétentes pour que des mesures draconiennes soient enfin prises », nous indique Driss Reddah, Secrétaire général du Syndicat des professionnels du secteur des taxis. Uber reste tout de même une entreprise contestée, mais qui « opère légalement sur le marché marocain en tant qu'entreprise technologique et en tant que filiale marocaine de la firme américain », précise sa directrice générale.


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