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Etude: La proportion des enfants incapables de lire va atteindre les 63% à cause de la pandémie
Publié dans Hespress le 23 - 02 - 2021

Les budgets en éducation ont significativement diminué dans les pays à faible et moyen revenu durant la pandémie du coronavirus, exacerbant encore plus les disparités entre les pays riches, selon un rapport conjoint entrer l'UNESCO et la Banque mondiale.
Selon le rapport mondial de suivi sur l'Education, « Education Finance Watch » (EFW) qui a mesuré l'impact à court terme de la pandémie du coronavirus sur les budgets de l'éducation dans le monde, deux tiers des pays à faible et moyen revenu ont réduit les budgets alloués à l'instruction publique depuis le début de la pandémie contre un tiers seulement chez les pays à revenu moyen supérieur et élevé.
Les équipes de recherche ont collecté des information sur un échantillon représentatif constitué de 29 pays de toutes les régions du monde, représentant 54% de la population mondiale d'âge scolaire et universitaire. L'ensemble des données reprend les budgets de ces pays deux ans avant le début de la crise du coronavirus et le premier budget post-crise du coronavirus. Pour les auteurs de l'étude, cette comparaison permet de voir les tendances avant et après crise sanitaire et représente un « premier effort pour donner une vue d'ensemble des tendances des budgets de l'éducation après le début du coronavirus.
Le rapport qui a noté une diminution des budgets alloués à l'éducation pendant la pandémie du coronavirus a estimé que pour le moment ces coups ont été « relativement modestes » mais elles « risquent de s'accentuer à mesure que la pandémie continue de prélever son tribut sur le plan économique et que les rentrées fiscales se détériorent ».
Les budgets en éducation on été réduits
Si la majorité des pays à revenu à faible et moyen revenu ont réduit leur budget en éducation, les chercheurs ont également noté que ces pays, dépensent déjà beaucoup moins dans ce domaine. « Ces différentes tendances creusent sensiblement les disparités déjà importantes en matière de dépenses entre les pays à faible revenu et les pays à revenu élevé » note le rapport.
En effet, les données relevées en 2018-2019, soit avant la pandémie, montrent que les pays à revenu élevé dépensaient annuellement l'équivalent de 8 501 dollars pour l'éducation de chaque enfant ou jeune, contre 48 dollars dans les pays à faible revenu et à cause de la pandémie du coronavirus, cet écart devient encore plus important.
En outre, ces dernières années, les dépenses mondiales d'éducation ont augmenté régulièrement notamment chez les pays à revenu faible et intermédiaire qui ont pu enregistrer la croissance la plus rapide, indique la publication qui cite une augmentation en termes réels de 2,6% par an entre 2009 et 2019.
Néanmoins « ce taux d'augmentation est plus lent que les taux de croissance économique mondiale et masque deux tendances divergentes », la première étant que les pays à revenu élevé, qui représentent environ les deux tiers des dépenses mondiales d'éducation, n'ont augmenté que légèrement leurs dépenses au cours de la période de 10 ans et le taux de croissance des pays les plus défavorisés a augmenté 5,9% par an, de sorte qu'à la fin de la période, elles étaient plus de 77% plus élevées en termes réels qu'au début.
Concernant la distribution des contributions au budget alloué à l'éducation, ce sont les gouvernements qui y contribuent en majeure partie, à environ 82%, les ménages suivent avec 17% et l'aide au développement qui constitue moins de 1% avec des propositions stables ces dernières années.
Et malgré une hausse des contributions en éducation et une amélioration de l'accès à l'éducation, les disparités en termes d'apprentissage restent toujours présentes. Ainsi la proportion de jeunes de 10 ans incapables de lire un texte court et adapté à leur âge – était de 53% dans les pays à faible et moyen revenu avant le Covid-19, contre 9% seulement pour les pays à revenu élevé. Et, les fermetures d'écoles liées à la pandémie pourraient faire passer ce pourcentage de 53% à 63%, souligne le rapport.
« Il s'agit d'un moment critique où les pays doivent rattraper les pertes d'apprentissage provoquées par la pandémie, investir dans la remise à niveau et utiliser cette fenêtre d'opportunité pour construire des systèmes plus efficaces, équitables et résilients », a déclaré Mamta Murthi, a vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement humain.
« La crise de pauvreté des apprentissages, qui existait avant le COVID-19, va en s'aggravant et nous sommes également préoccupés par l'inégalité de cet impact. Les Etats et la communauté internationale du développement doivent investir davantage et mieux dans les systèmes éducatifs, renforcer le lien entre les dépenses, l'apprentissage et les autres résultats en matière de capital humain », a-t-elle ajouté dans un communiqué conjoint entre la Banque Mondiale et l'UNESCO.
Les aides extérieures, essentielles pour les pays pauvres
Le rapport souligne également la nécessité d'augmenter les dépenses en éducation des suites de la crise du coronavirus afin de compenser les pertes en apprentissage et en perte d'élèves, en affirmant que ces aides doivent être nécessairement extérieures et alertant sur la difficulté pour les Etats à couvrir les coûts notamment en raison de la probabilité de détérioration des conditions macroéconomiques.
« Répondre à la crise Covid nécessite des dépenses supplémentaires pour adapter les écoles au respect des mesures nécessaires pour contrôler la contagion et pour financer des programmes visant à compenser les pertes d'élèves en apprentissage subies pendant la fermeture des écoles. Il n'est pas certain que les pays qui ont connu une baisse de leur budget d'éducation seront en mesure de couvrir ces coûts parallèlement aux augmentations régulières du financement nécessaire pour soutenir la croissance de la population d'âge scolaire », indique la publication.
D'après le rapport, les aides à l'éducation ont augmenté de 21% au cours des dix dernières années atteignant son plus haut niveau jamais enregistré à 15,9 milliards de dollars en 2019. Toutefois, « les contraintes budgétaires, les autres besoins sectoriels et les changements dans les schémas de mobilité des élèves et étudiants laissent penser que l'aide extérieure en faveur de l'éducation pourrait diminuer au moment où elle est le plus nécessaire ».
Pour Stefania Giannini, sous-directrice générale de l'UNESCO pour l'éducation, « le financement extérieur est essentiel pour soutenir les possibilités d'éducation des plus pauvres dans le monde ». Et d'ajouter que les pays donateurs « sont susceptibles – et certains ont déjà commencé – de réaffecter leur budget consacré à l'aide vers des priorités nationales », indiquant par ailleurs que les d'autres secteurs sont en concurrence pour obtenir des fonds, notamment pour faire face à l'urgence sanitaire.
« Nous prévoyons un environnement difficile pour les pays qui dépendent de l'aide à l'éducation. L'UNESCO estime qu'elle pourrait diminuer de deux milliards de dollars par rapport à son pic de 2020 et ne pas revenir aux niveaux de 2018 avant six ans », a ajouté Stefania Giannini.


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