La province de Meurthe-et-Moselle, à proximité de la ville française de Nancy, a récemment signalé la découverte d'un chiot importé illégalement du Maroc porteur du virus de la rage. Cet incident met en lumière une fois de plus les risques associés aux chiens errants au Maroc. La plupart des chiens au Maroc vivent dans les rues, porteurs de diverses maladies, représentant ainsi une menace pour la santé des citoyens. La province française a souligné les conditions d'entrée des animaux dans l'Union européenne, notamment en France, où la principale exigence est une vaccination régulière par un vétérinaire. Selon un communiqué de la province, le chiot en question est malheureusement décédé trois mois après son arrivée du Maroc, avant que l'infection par la rage ne soit confirmée par le laboratoire national de Nancy. En novembre dernier, le ministère de l'Intérieur marocain a révélé qu'un budget considérable, atteignant 12 milliards de centimes, avait été alloué pour lutter contre la prolifération des chats et des chiens errants dans les rues des villes du royaume. Cet événement a engendré des appels de la part de militants et d'associations en faveur de la protection des animaux, exhortant à renforcer la surveillance et à soumettre les chiens errants à des campagnes régulières de vaccination au Maroc. Dans ce contexte, Hicham Ayoub, un activiste de Salé, a souligné que la propagation des chiens errants est une question extrêmement sérieuse, critiquant la décision de les tuer plutôt que de les vacciner. Dans une déclaration à Hespress, Ayoub a estimé que le respect des droits humains exige d'éviter l'option de l'euthanasie, insistant sur la nécessité pour les autorités de mener des campagnes de vaccination et de fournir des centres d'accueil. Concernant la ville de Salé, le même activiste a noté qu'il y avait eu des discussions sur l'établissement d'un centre pour abriter les chiens errants, mais aucune concrétisation n'a été observée jusqu'à présent. Il a appelé les autorités à accélérer l'ouverture de ces centres, non seulement à Salé, mais dans la plupart des villes marocaines. Le militant a souligné que les opérations de surveillance devraient également être renforcées dans les aéroports marocains pour prévenir les tentatives de voyage avec des animaux non vaccinés, afin d'éviter la répétition d'incidents similaires à celui survenu dans la province française. Ayoub a estimé que la création de centres d'accueil pour les chiens errants constituait actuellement la demande principale, avec une allocation régulière de doses de vaccination pour ces animaux, contribuant ainsi à la santé générale des citoyens.